Dépresion et suicide : vie raté pour cause de mauvais choix

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fidicinae
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- 25 oct. 2013 à 08:09
polisst
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- 31 déc. 2014 à 11:13
Bonjour, j'ai 40 ans, sans enfants. Je ne dors plus à cause d'idées suicidaires. Une mère paranoïaque qui ne m'a jamais voulue et qui maintenant dans sa vieillesse se raccroche à moi et un père gentil mais qui n'a jamais été pour moi un père mais un enfant. La vie à la maison était très dure, ma mère passait son temps à me hurler dessus. Heureusement j'avais un amoureux merveilleux avec qui je compatis finir mes jours, ce que j'aurais dû faire. Mais sexuellement, et affectivement, je sentais toujours avec lui un manque. Et un jour j'ai rencontré un autre homme qui m'a apporté tout ce qui me manquait. J'étais chouchoutée, dorlotée. Mais je ne l'aimais pas et je lui ai menti à ce sujet. Durant 10 années. C'est là que la tragédie de ma vie a commencé. Peu après notre rencontre, j'avais 28 ans, il m'a dit "qui aimes-tu, moi ou l'autre" Et là le mensonge. L'autre homme était dévasté. Il m'offrit une bague qu'orgueilleusement je refusais et nos anneaux finirent dans la Seine, près de Notre-Dame sous mes yeux effarés. Alors que j'écris ce message mes yeux pleurent encore. Pourquoi , mais pourquoi ne les ai-je pas acceptés? L'habitude de la souffrance à la maison, que sais-je. Je voulais un enfant avec cet homme. Je restais avec le second sans l'aimer mais parce qu'il était tellement parfait que je me disais que je ne trouverais jamais quelqu'un de mieux. Je tombais enceinte. J'avortai. Et puis l'année dernière il y eu F. Je l'aimais à l'instant. Je quittais J. Mais je devais partir à l'étranger. Nous avions parlé enfant dès le lendemain de nos 'noces'. Je rêvais à lui à chaque instant de la froide Russie où je travaillais. Je l'ai retrouvé, vu très peu ensuite car il s'occupait de son fils. Et petit à petit je m'en sentis abandonnée. Jusqu'à ce qu'en août je prenne une demi boîte de lexomil qui n'eut l'effet que de me laisser complètement groggy trois jours. En octobre, il me sembla qu'il avait fini de m'aimer. A nouveau je sombrait. Cette fois j'élabore des suicide plus radicaux. Je veux me pendre. Je n'ai plus rien au monde, rien ne me rattache à la vie, à quoi bon vivre si c'est pour souffrir comme je le fais avec tous mes regrets. Je suis pleine d'amour mais ne sait à qui le donner car je n'ai pas d'enfant, bien sûr mon grand regret. J'aurais dû avoir cet enfant avec le premier homme, l'homme de ma vie. La vie m'avait donné tout pour être heureuse et j'ai tout gâché. Ma vie est engagée sur des rails qui ne mènent nulle part.

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polisst
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31 déc. 2014 à 11:13
J'ai moi aussi ce genre de mauvaise blague ( à 32 ans,passé pourri malgré moi...)
Enfance : trouble de l'apprentissage à l'école et troubles de l'attention non soignés, pas correctement détectés (on était dans les 80'et 90') Résultats scolaires ok, mais école = ambiance, ambiance...Ces troubles sont, d'après un test que m'a fait passer psy, dû à ce qu'on appelle le syndrome d'asperger(mais en psy, on sait être à 100ù sûr de rien...)

Famille: Issus d'un second mariage de mon père (mes parents se sont rencontrés dans un établissement de cure pour alcoolique.( L'état psychologique de ma mère était resté un peu foireux (capable de passer de la gentillesse à de la violence extrême...) pour l'anecdote, mon père avait une formation universitaire de psy/conseiller d'orientation scolaire. Il a bien tenté de me "gére", mais manquait du recul. Il ne voulait pas que je consulte de psychiatre. A 21 ans, en semi-dépression, il n'a rien compris et m'a sommé d'arrêter mes études pour aller sur le marché de l'emploi "tu vas apprendre que chaque euros se gagne, paresseux!" a sa décharge, il était déjà âgé de 63 ans. Au travail, vu ma santé, ça a évidemment foiré. j'ai dévellopé à mon tour un problème d'alcool (abstinent total depuis 11 mois, heureusement.)

N'étant plus dépendant de mes parents, j'ai pu entamer des soins depuis 4 ans. je fréquente 3 fois par semaine un centre de revalidation de jour (suivis et activités organisés par des psys, kiné, ergothérapeutes...) Actuellement, j'y travaille l'insertion socio-professionnelle. Ce sera difficile, car j'ai passé avec l'ergothérapeuthe des simulations de postes de travail, et le résultat est loin d'être ok (difficulté à gérer le stress.) J'ai voulu effectuer un bénévolat l'année dernière, et ai été viré car trop stressant pour moi.

Ai-je raté ma vie? Il m'arrive de me dire que oui, mais bon, je n'ai quand même que 33 ans au compteur. Ce qui est sûr, c'est que les circonstances dans lesquelles je dois évoluer sont hard! Qui vivra verra...
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