Paradis/enfer avec un borderline

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 zab -
Bonjour,
ça fait 2 ans que je suis avec mon ami, a lire les commentaires des uns et des autres je peux voir que la relation ouleuse que nous vivons n'a rien d'une situation isolée..
je le pense borderline, mais rien n'est diagnostiqué, il ne cherche pas vraiment a le savoir, je lui en ai un peu parlé, ça l'interpelle un petit peu mais ne creuse pas la question.
comme tant d'autres les premiers mois ont été parfait ou presque, puis assez vite des comportements a mon sens exesifs, des colères soudaines et demesurées, des actes complettement irreflechis et blessants, a retourner sans cesse la situation ou l'accusation sur moi, me faisant carrement douter au bout d'un certain temps de moi meme à me demander si j'etais vraiment la personne qu'il me decrivait et si vraiment mes réactions ou mes demandes etaient en definitives complettement a coté de la plaque comme il le sous entendait.
hyper activif, ne tiens pas en place, en demande sans cesse d'attention, de preuves d'amour, persuadé que ses desirs ou envies ( dans certains exes) vont combler ses besoins réels et profonds, et a la fois submergé sans cesse par ses peurs ses doutes, qu'il retourne contre moi dans l'accusation avec en meme temps la lucidité de reconnaitre qu'il debloque parfois, va trop loin, mais dès qu'il plonge dans cette réalité la, s'en defand pratiquement dans l'heure qui sui et repart dans l'accusation, bref j' en passe.
a force de me triturer l'esprit a me demander si vraiment tout les problemes que nous avions venaient de moi et a essayer diverses varientes dans mes comportements pour tenter de repondre a ses souhaits (sans resultats) j'ai fini par le renvoyer a ses actes et comportements en posant le cadre que je souhaitais et pensait etre juste.
il n'a plu su quoi faire, et a choisi la fuite en quittant la maison.. du jour au lendemain c'est comme si un jour je n'existait plu pour lui, puis 3 jours apres j'etais de nouveau quelqu'un a qui il tenait mais la minute suivante il en doutait et ainsi dessuite..
ça fait un an que nous ne vivons plu sous le meme toit, 1 an qu'environ tous les 2-3 mois il refait une crise de doute et du jour au lendemain plu rien, silence, a se perdre dans des exes pendant une semaine, 15j, 1 mois, incapable de me dire quelque chose et de se situer vraiment a savoir s'il choisi de rompre ou de rester puis fini par revenir a la charge et souhaite que nous essayions de repartir du bon pied, s'investi, se frène, se cadre quelques temps puis hop repart dans une autre crise ... le tout depuis 2 ans, soupoudré cotidiennement de prises de tetes, d'engueulades, de moments forts et genials, de mots tendre, d'eloignements, de rapprochements, bref l'enfer et le paradis réuni en une seule personne que j'aime vraiment mais je doute souvant moi aussi du possible d'une telle relation dans la durée car comme lui et tout un chaqu'un j'ai moi aussi besoin d'etre entendu, soutenu, me sentir aimée et securisée par mon partenaire, et surtout pouvoir avoir confiance en lui.
donc au bout de se long monologue ma question est :
y a t-il des couples dont l'un des deux est borderline , qui sont encore ensembles apres des années de vie commune et qui ont réussit a trouver compromis et équilibre ensembles?
courrage a tous.
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6 réponses

Bonjour,
Au début, mon borderline était un vrai prince charmant: émotif, sensible, intéressant, intelligent... Mais les comportements bizarres ne se sont pas laissés attendre. Tout d'abord les crises de mutisme, il pouvait passer jusqu'à deux semaines à rester enfermé chez lui sans donner de ses nouvelles. Par la suite, les explosions de colère enfantine pour des sujets futiles, suivies de longues moments de "bouderie"... Impossible de le contredire par peur de provoquer une décharge d'agressivité. Impossible de montrer n'est-ce qu'une légère irritation, de s'exprimer par rapport aux choses qui n'allaient pas. Pour supporter un "border" qui ne se soigne pas, il faut vivre dans le déni absolu de soi-même, ce que nombreux conjoints n'assument pas. Même avec une tolérance et une patiente angélique, il n'est pas possible de gérer une relation pareille - parce que le borderline a toujours besoin de vous mettre à l'épreuve et peu importe où vous avez fixé vos limites, il essayera toujours de les dépasser pour voir si vous l'aimez vraiment. Et sans même se rendre compte... Au fond de lui, il reste une parcelle de réflexion saine, alors il s'observe agir de la sorte et il en ressent une honte cuisante. De ce fait, les crises se rallongent et s'aggravent car il aura toujours plus de mal à revenir vers vous et à vous regarder dans les yeux après ce qu'il vous a fait subir. En conséquence, son agressivité envers vous va croître - vous devenez LA PERSONNE qui se souvient de tous ses excès, un symbole de son échec. Si vous ne poses pas des limites, il va vous détruire et si vous les poses, il risque de vous détester. Personnellement, j'ai tenté plusieurs fois une discussion sérieuse, mais un "border" n'arrive pas à s'exprimer raisonnablement quand il va mal (c'est comme s'il retombait dans sa petite enfance) et quand il va bien, il désire plutôt oublier au plus vite ses débordements, espérant sans doute que son entourage en fera de même. Il se met en colère noire si vous le traitez de malade, cependant, vous devez le laisser agir comme tel. Il refuse souvent tout engagement sérieux (parce qu'il pense, non sans raison, qu'il ne pourrait jamais l'assumer), mais il refuse de se faire "larguer", détestant l'idée qu'on puisse l'abandonner. Si un borderline est très atteint par son mal (la maladie peut se manifester à plusieurs degrés, à ce que j'ai compris) et non-suivi, sa vie de couple deviendra infernale, peut importe combien de fois il changera de partenaire. La seule solution que j'aperçois serait une psychothérapie poussée appuyée par une médication appropriée. Il y a juste un hic : beaucoup de psychiatres ne prennent pas aux sérieux des patients qui ne bavent pas et ne se roulent pas par terre, considérant sans doute leur cas comme moins grave...
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Bonjour urmuz.

" Il y a juste un hic : beaucoup de psychiatres ne prennent pas aux sérieux des patients qui ne bavent pas et ne se roulent pas par terre, considérant sans doute leur cas comme moins grave..."

Merci de rester polie aussi bien vis-à-vis de personnes malades que vis-à-vis de la profession médicale.
Tu ne connais pas ce domaine, ni de la psychiatrie, ni vraiment de la problématique d'une personne qui présente un trouble de la personnalité.
Quelle précision... je viens de sortir d'une relation avec un Borderline et on texte raconte exactement ce que j'ai entendu récemment par des amis thérapeutes à ce sujet.
bonjour
cela fait 4 mois que j'ai quitté mon conjoint borderline. Cela faisait 4 ans que nous vivions ensemble. dés le debut il avait des reactions disproportionnées tentative de suicide, pleure, crise de démence. Resultat 4 ans ou j etais malheureuse mais j'ai tenu bon pour lui et pour nous et maintenant lui a refais sa vie depuis un mois comme il n arrivais pas a me recuperer et moi je pense qu alui et je suis detruite. J aurai su cela avant je serai parti dés le debut
begonie,
si mon homme était allé chez son psychiatre en disant : faites quelque chose où je me suicide dans les heures qui suivent, il aurait sûrement obtenu de l'aide immédiatement, sans passer des années à se morfondre et sans avoir servi de cobaye pour essayer toute sorte de médicaments (y compris la Ritaline!!! que le bon docteur lui a prescrit pour ses troubles afin d'améliorer sa vie professionnelle...). Par ma phrase, je voulais seulement exprimer l'idée que les médecins passent peut-être plus de temps à réfléchir sur des cas urgents. Tu ne me connais pas et tu ne peux pas savoir quelles sont mes expériences dans le domaine. Il n'y a rien de malpoli ni de vulgaire dans les mots "baver" ou "se rouler par terre". Il y a des personnes qui s'expriment d'une manière plus crue que d'autres, peut-être parce que la vie les a rendu un peu plus cyniques. Ce n'est pas à toi de les juger et d'émettre des commentaires sur leur prétendu ignorance, uniquement parce que ce genre d'expression te déplaît.
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Si si, ces deux phrases partent de ton expérience émotionnelle personnelle importante mais elle ne permet pas de la généraliser de cette façon.

Moi je pense qu'un borderline doit absolument voir un spécialiste car la pathologie est encore assez méconnue en france. Bégonie, Urmuz est également dans la souffrance, on sait tous ce que c'est. Mon homme est revenu tient, mais il est encore partit après m'avoir violentée sous les yeux de ma fille. On ne veut pas juger les borderlines, mais pitié, ne jugeons pas non plus les mots d'une personne qui souffre de la pathologie de son conjoint....
Ah et puis, j'en profite pour dire, cette fois, il me fait raler en se tapant une pouffe. Quelle misère et déchéance humaine....
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j'espere que tu trouveras de l'aide pour t'aider a te reconstruire, en ce qui me concerne j'ai réagis assez vite aux premiers exes (meme si au debut je ne pensais pas du tout a associer tout ça à un éventuel comportement borderline), mais une chose etait sure c'est que je ne pouvais pas l'accepter dans ma vision d'une vie a deux, ce qui a constamment créer des conflits, meme une fois nos domiciles separés.
et c'est vrai qu'ils/elles sont tres forts pour faire des retournements de situations jusqu'a essayer de faire croire a l'autre que c'est l'autre qui est en faute ou a coté de la plaque... et parfois ça fini par réellement semer le doute en nous.
mais ce qui me preserve je croi c'est que je ne suis pas de nature influençable, ai des convictions bien trempées, et sais vers qui me tourner pour avoir de l'aide si besoin.
mais quand les sentiments s'en mellent, ça brouille un peu les pistes et il faut etre vigilants.
et c'est pas toujours facile de voir qu'au milieu de l'amour il y a parfois une vrai relation dominé-dominant qui s'installe et un pouvoir vicieux ( mais bien souvant inconscient ou incontrolé) de la part de l'un sur l'autre.
alors si tu ne le fais pas deja, ne t'enferme pas dans ta souffrance, va vers qui peut t'aider.
ne reste pas à terre, comme dit bégonie plus haut, meme si c'est tres dur de faire son choix, décide pour toi meme de te liberer .
courrage

Hyris,

Je suis moi-même avec un borderline depuis deux ans. Enfin deux ans entrecoupés de séparations de plusieurs mois. Il est encore parti il y a un mois et j'avais peur qu'il ne se mette avec quelqu'un, je te comprends, cela m'aurait achevée..... Pourtant aujourd'hui et avec la découverte de son trouble, je doute qu'une autre femme arrivera à le rendre serein. J'ai mis deux ans avant d'envisager l'éventualité sérieuse de son trouble mental et je l'aimais à la folie. Donc si ça peut te rassurer, soit égoiste, dis-toi que tu es détruite mais lui l'ai tout autant et il ne trouvera pas le bonheur avec une autre, elle s'enfuira tôt ou tard(c'est horrible hein, mais ça nous fait moins de mal). Trouves de l'aide là où tu peux, ne te replie surtout pas sur toi-même, poses toi les bonnes questions. Je pars du principe que je suis moi aussi une écorchée vive, c'est pour ça qu'il me faisait autant triper. Je me fais donc suivre. Je l'ai tenu tant bien que mal au courant de son trouble, (en pesant mes mots), je ne sais pas si il a lu mon texto (notre dernier échange a été une pluie d'insultes, et une énième demande que je l'oublie, implicitement jusque bien-sûr il ait décidé de revenir). Ne regrettes pas d'avoir tenu pendant quatre ans, tu l'aimais, et la vie te rendra un jour ou l'autre ta bonté. Enfin c'est ce que je me dis tant que je ne me dissimule pas à moi-m^me les vraies raisons pour lesquelles j'ai tendance à aller vers des personnes qui me détruisent...
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Bonjour.

Tu trouveras sur le site de nombreux récits et témoignages autour de tes questions et de tes interrogations. Il suffit de chercher autour de : l'état limite ou borderline.

Le problème pour toi c'est que toi-même tu souffre. Et face à cette souffrance, tu as la possibilité de faire une démarche dans le but de te donner la permission de vivre d'une façon plus satisfaisante et d'apprendre ainsi à te situer dans ta propre vie et vers ton avenir.


Bonne journée, bonne soirée ou bonne nuit !
begonie
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bonjour,

merci pour la reponse, je suis depuis un bon bout de temps dans cette reflection et j'en ai bien conscience, mais ça fait pas de mal de se le ré-entendre dire.



le tout est de murir la decision et de faire un choix qui forcement d'une façon ou d'une autre impliquera un renoncement... bien qu'au final se soit pour tendre vers un bien ou un mieux, c'est justement de dicerner et d'accepter ce a quoi on doit renoncer qui rend le choix difficile... et douloureux.... mais aparament... il semble qu'il ne soit pas trop possible d'en faire l'econnomie si on veut avancer.

en attendant je m'autorisais juste un peu a réver a des solutions miracles peut etre possibles... qui sait... :)
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" en attendant je m'autorisais un peu a réver a des solutions miracles "

Il n'y a pas " des solutions miracles ".
La solution, elle est en toi et en toi uniquement au moyen de ta décision de choisir.
Tu as d'ailleurs bien compris le sens.