Paradis/enfer avec un borderline

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eteincelle
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3 juin 2011
- 31 mai 2011 à 20:23
 zab - 29 avril 2012 à 13:42
Bonjour,
ça fait 2 ans que je suis avec mon ami, a lire les commentaires des uns et des autres je peux voir que la relation ouleuse que nous vivons n'a rien d'une situation isolée..
je le pense borderline, mais rien n'est diagnostiqué, il ne cherche pas vraiment a le savoir, je lui en ai un peu parlé, ça l'interpelle un petit peu mais ne creuse pas la question.
comme tant d'autres les premiers mois ont été parfait ou presque, puis assez vite des comportements a mon sens exesifs, des colères soudaines et demesurées, des actes complettement irreflechis et blessants, a retourner sans cesse la situation ou l'accusation sur moi, me faisant carrement douter au bout d'un certain temps de moi meme à me demander si j'etais vraiment la personne qu'il me decrivait et si vraiment mes réactions ou mes demandes etaient en definitives complettement a coté de la plaque comme il le sous entendait.
hyper activif, ne tiens pas en place, en demande sans cesse d'attention, de preuves d'amour, persuadé que ses desirs ou envies ( dans certains exes) vont combler ses besoins réels et profonds, et a la fois submergé sans cesse par ses peurs ses doutes, qu'il retourne contre moi dans l'accusation avec en meme temps la lucidité de reconnaitre qu'il debloque parfois, va trop loin, mais dès qu'il plonge dans cette réalité la, s'en defand pratiquement dans l'heure qui sui et repart dans l'accusation, bref j' en passe.
a force de me triturer l'esprit a me demander si vraiment tout les problemes que nous avions venaient de moi et a essayer diverses varientes dans mes comportements pour tenter de repondre a ses souhaits (sans resultats) j'ai fini par le renvoyer a ses actes et comportements en posant le cadre que je souhaitais et pensait etre juste.
il n'a plu su quoi faire, et a choisi la fuite en quittant la maison.. du jour au lendemain c'est comme si un jour je n'existait plu pour lui, puis 3 jours apres j'etais de nouveau quelqu'un a qui il tenait mais la minute suivante il en doutait et ainsi dessuite..
ça fait un an que nous ne vivons plu sous le meme toit, 1 an qu'environ tous les 2-3 mois il refait une crise de doute et du jour au lendemain plu rien, silence, a se perdre dans des exes pendant une semaine, 15j, 1 mois, incapable de me dire quelque chose et de se situer vraiment a savoir s'il choisi de rompre ou de rester puis fini par revenir a la charge et souhaite que nous essayions de repartir du bon pied, s'investi, se frène, se cadre quelques temps puis hop repart dans une autre crise ... le tout depuis 2 ans, soupoudré cotidiennement de prises de tetes, d'engueulades, de moments forts et genials, de mots tendre, d'eloignements, de rapprochements, bref l'enfer et le paradis réuni en une seule personne que j'aime vraiment mais je doute souvant moi aussi du possible d'une telle relation dans la durée car comme lui et tout un chaqu'un j'ai moi aussi besoin d'etre entendu, soutenu, me sentir aimée et securisée par mon partenaire, et surtout pouvoir avoir confiance en lui.
donc au bout de se long monologue ma question est :
y a t-il des couples dont l'un des deux est borderline , qui sont encore ensembles apres des années de vie commune et qui ont réussit a trouver compromis et équilibre ensembles?
courrage a tous.
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6 réponses

Bonjour,
Au début, mon borderline était un vrai prince charmant: émotif, sensible, intéressant, intelligent... Mais les comportements bizarres ne se sont pas laissés attendre. Tout d'abord les crises de mutisme, il pouvait passer jusqu'à deux semaines à rester enfermé chez lui sans donner de ses nouvelles. Par la suite, les explosions de colère enfantine pour des sujets futiles, suivies de longues moments de "bouderie"... Impossible de le contredire par peur de provoquer une décharge d'agressivité. Impossible de montrer n'est-ce qu'une légère irritation, de s'exprimer par rapport aux choses qui n'allaient pas. Pour supporter un "border" qui ne se soigne pas, il faut vivre dans le déni absolu de soi-même, ce que nombreux conjoints n'assument pas. Même avec une tolérance et une patiente angélique, il n'est pas possible de gérer une relation pareille - parce que le borderline a toujours besoin de vous mettre à l'épreuve et peu importe où vous avez fixé vos limites, il essayera toujours de les dépasser pour voir si vous l'aimez vraiment. Et sans même se rendre compte... Au fond de lui, il reste une parcelle de réflexion saine, alors il s'observe agir de la sorte et il en ressent une honte cuisante. De ce fait, les crises se rallongent et s'aggravent car il aura toujours plus de mal à revenir vers vous et à vous regarder dans les yeux après ce qu'il vous a fait subir. En conséquence, son agressivité envers vous va croître - vous devenez LA PERSONNE qui se souvient de tous ses excès, un symbole de son échec. Si vous ne poses pas des limites, il va vous détruire et si vous les poses, il risque de vous détester. Personnellement, j'ai tenté plusieurs fois une discussion sérieuse, mais un "border" n'arrive pas à s'exprimer raisonnablement quand il va mal (c'est comme s'il retombait dans sa petite enfance) et quand il va bien, il désire plutôt oublier au plus vite ses débordements, espérant sans doute que son entourage en fera de même. Il se met en colère noire si vous le traitez de malade, cependant, vous devez le laisser agir comme tel. Il refuse souvent tout engagement sérieux (parce qu'il pense, non sans raison, qu'il ne pourrait jamais l'assumer), mais il refuse de se faire "larguer", détestant l'idée qu'on puisse l'abandonner. Si un borderline est très atteint par son mal (la maladie peut se manifester à plusieurs degrés, à ce que j'ai compris) et non-suivi, sa vie de couple deviendra infernale, peut importe combien de fois il changera de partenaire. La seule solution que j'aperçois serait une psychothérapie poussée appuyée par une médication appropriée. Il y a juste un hic : beaucoup de psychiatres ne prennent pas aux sérieux des patients qui ne bavent pas et ne se roulent pas par terre, considérant sans doute leur cas comme moins grave...
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begonie
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12 juil. 2011 à 13:04
Bonjour urmuz.

" Il y a juste un hic : beaucoup de psychiatres ne prennent pas aux sérieux des patients qui ne bavent pas et ne se roulent pas par terre, considérant sans doute leur cas comme moins grave..."

Merci de rester polie aussi bien vis-à-vis de personnes malades que vis-à-vis de la profession médicale.
Tu ne connais pas ce domaine, ni de la psychiatrie, ni vraiment de la problématique d'une personne qui présente un trouble de la personnalité.
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Quelle précision... je viens de sortir d'une relation avec un Borderline et on texte raconte exactement ce que j'ai entendu récemment par des amis thérapeutes à ce sujet.
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