Crise d'angoisse, peur de sortir

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aurelie - 13 mars 2010 à 19:35
Andy31200
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- 10 juil. 2020 à 12:55
Bonjour,
je m'appelle aurelie j'ai 21ans depuis un ans je souffre de crise d'angoisse de stress et je n'arrive plus a sortir des que je me met a stressé jai mal au ventre et je doit aller au toilette plus des bouffé de chaleur la tete qui tourne ... c'est un cauchemard des que je vais a quelque part j'ai peur meme pour allé boire un verre avec une amie c'est un enfer je sais plus quoi faire je vie plus je pleure trés souvent parce que j'en ai marre d'etre malade et que j'ai peur de perdre une certaine personne a cause de sa. Que doit je faire pour m'en sortir et vivre comme tout le monde ??
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25 réponses

Bonjour à toutes et tous,

J'espère redonner espoir à certain en annonçant fièrement que je suis guéri de mes crises d'angoisses !

Etudiant, j'ai 25 ans j'ai moi-même pendant de nombreuses années compté parmi la communauté des angoissés chroniques avec des crises d'angoisses parfois spectaculaires.
Gorge nouée, difficultés à respirer, troubles digestifs, envies de vomir, sensations de mort imminente, impressions de devenir fou, agoraphobie, hypersensibilité, sueurs, hypocondrie, troubles du sommeil, troubles de la vue, vertiges..., ont fait partie de mon triste quotidien au point que j'ai cru bien faire pour y remédier en évitant toute situation stressante, allant jusqu'à sacrifier ma vie sociale et universitaire (rien que çà !).

A l'époque, j'ai naturellement consulté un généraliste pour lui exposer ceci mais bien entendu, même après des examens poussés, aucun problème somatique n'était à déplorer.
Je me suis alors rapproché d'un psy qui m'a diagnostiqué anxieux avec symptômes dépressifs...

Quelle joie de pouvoir enfin mettre des mots sur mes symptômes et grande fut ma désillusion de ne pas être mieux avancé...
Bref, je ne vais pas étaler ici tout mon curriculum mais je vous laisse imaginer combien cette longue période de ma vie a été difficile.
Aujourd'hui je peux dire avec le sourire que tout ceci fait partie du passé et que je revis à nouveau pleinement.

Comment ai-je fais pour en sortir ? Si vous vous attendez à une réponse définitive et universelle du style : « j'ai mis 2 gouttes de Lexomil dans ma soupe avant d'aller au dodo» ou « j'ai consulté un marabou », vous allez être déçu...

J'ai bien mieux que ça : vous aider à appréhender vos crises d'angoisses sous un autre angle pour (je l'espère) vous mener à la solution que vous détenez sans le savoir.

Tout d'abord, je me dois de dissiper tous malentendus et idées reçues concernant les crises d'angoisses :
1. Chaque individu est soumis à des situations de stress (changements, peur de l'échec, conflits...) et chacun à une réponse différente à toutes ces situations (et c'est bien là en partie ce qui fait la richesse des personnalités).
2. La crise d'angoisse est un phénomène tout à fait naturel engendré par un « dérèglement » du cerveau émotionnel.
3. On NE meurt pas de crises d'angoisses et à fortiori il NE PEUT en résulter la folie (malgré mes recherches sur le sujet, aucun cas dans toute l'histoire de la psychiatrie moderne n'a démontré le contraire).
4. Il est tout à fait possible d'en guérir (ouf !) et de (re)trouver une vie intérieure parfaitement paisible.
5. Aucune solution miracle universelle n'existe (malheureusement) mais même si votre cas vous semble désespéré, il existe forcément une solution POUR VOUS.

Considérant ces affirmations, entrons un peu plus dans le détail du mécanisme de l'angoisse :
Comme je l'ai dit plus haut, chaque individu, notamment en fonction de sa constitution, de son état psychologique et physique, réagit plus ou moins différemment aux réactions stressantes.
Or, en cas de danger, notre cerveau reptilien s'active, en sécrétant certaines hormones et en déclenchant des mécanismes nerveux pour se préparer à la fuite ou à l'affrontement, et ces déclanchement cesseront lorsque le danger prendra fin.

Le problème chez l'angoissé(e), et donc le vôtre, est que votre cerveau déclenche ces mécanismes sans qu'il y est lieu de le faire (aucune agression imminente réelle si ce n'est la simple peur de l'angoisse elle-même). Ainsi, votre cerveau ne sait ni ce qu'il doit affronter, ni ce qu'il doit fuir, l'angoisse entretenant l'angoisse (un comble !).

Mais alors pourquoi ce dérèglement ?

Il se produit chez des personnes hypersensibles dont le cerveau émotionnel s'est en quelque sorte « déréglé ».

Comment ?

En plus d'un terrain anxieux certain, il trouve sa source dans une ou plusieurs phase(s) de votre vie où vous avez eu à faire face à une adaptation difficile (un changement de situation, un conflit familial, de nouvelles responsabilités à assumer, etc.), le tout entretenu par un sentiment de dévalorisation de vous-même, de remise en question de vos capacités à y faire face, de votre potentiel de réussite. Pour ne pas faciliter les choses, le problème est que même en cas de rémission, la simple peur de la rechute peut faire réapparaitre les symptômes (mémoire du cerveau émotionnel oblige).

« T'es bien gentil coco mais quelles solutions nous apportes tu ? » me direz-vous. J'y viens.
Alors que j'étais au fond du trou et que mes crises atteignaient leur paroxysme, j'ai eu l'occasion de rencontrer dans un centre psycho, des professionnels et de nombreuses personnes angoissées. J'ai été effaré de voir combien nombre de nos concitoyens sont sujets aux angoisses.

A force d'échanges avec ce sympathique petit monde voici les enseignements que j'en ai tirés et qui m'ont permis de sortir la tête hors de l'eau :
Avant toute chose, il est nécessaire de prendre conscience de votre état et de l'accepter.
La clé de la réussite ne se trouve pas dans la politique de l'autruche mais dans l'affrontement de vos angoisses. Sortez de ce cercle vicieux ! Réapprenez à votre cerveau qu'il n'est pas le seul maître à bord et que vous avez les choses en main.
Réapprenez à vous aimer et ne faites pas de l'angoisse un ennemi à combattre mais un allié qui vous alerte lors de situations délicates.
Gardez toujours à l'esprit que les crises ne trouvent pas leur source dans une agression extérieure mais qu'elles résultent d'une mauvaise interprétation par votre cerveau du monde qui vous entoure.

Changez vos habitudes de sorte d'avoir une hygiène de vie améliorée (par exemple le sport est un excellent canalisateur de l'anxiété).
Parlez-en à vos proches et dédramatisez.
Consultez si nécessaire un thérapeute et s'il ne vous apporte rien, changez-en.

Ne perdez jamais à l'esprit ceci : VOUS ALLEZ VOUS EN SORTIR ! Croyez-moi, c'est possible.

Il relève de l'impossible de fournir une liste de solutions efficaces universelles et chacun y va de son expérience personnelle pour communiquer sur les forums ses petits trucs et astuces.

Pour ne pas alourdir mon propos, je mets à disposition mon mail si vous souhaitez me contacter en privé pour trouver ensemble une solution(en parler ouvertement est le premier pas vers la guérison).

Un échange avec un « ancien » angoissé sera plus efficace que des conseils impersonnels.


Merci d'avoir lu ce post jusqu'au bout ^^.

Gardez espoir,

Adrien.

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begonie, modératrice
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24 janv. 2012 à 11:59
Merci adrien pour ton échange, Pour donner ton adresse mail, il faut en faite t'inscrire sur ce site pour avoir un vrai pseudo et envoyer des messages privées au gens qui souhaite ton adresse e-mail !! J'aimerais bien parler avec toi de tout ça, si possible :D Merci !
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Je tiens a vous remercier pr votre message qui etait instructif.
Selon vous peut il y avoir des liens entre la dyspraxie et ce genre dangoisse ?
Cette question doit vous sembler etrange.J essaye de comprende la raison de mon probleme (dangoisse ).
Merci
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Merci
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Chez Adrien mon problème c'est la peur depuis 2015 depuis que mon médecin m'a signalé que j avais un epanchement intra articulaires depuis je me suis renfermer sur moi même marche difficilement bientôt vais voir spécialiste rhumatologue on verra bien mais la peur de sortir woah très dur pour moi angoisse dès que j ouvre la porte
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ca c'est de la réponse
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