Je ne vois aucune autre issue ...

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Bonjour,

Je n'ai plus le goût de vivre depuis longtemps déjà mais je n'avais jamais trouvé ma vie aussi insipide jusqu'à ce que je me rende compte que je n'avais sur Terre aucun ami ou copain. Brisé depuis ma naissance par l'absence de mon père, je ne peux plus me reconstruire, cette douleur m'accompagne à chaque seconde et me pousse vers le gouffre.

Mon plus grand rêve était d'avoir une vie normale, de grandir et de fonder une famille avec une femme que j'aimerais. Cette utopie m'a maintenue en vie jusque là mais ce n'est qu'une question de mois voire de semaines désormais.

Actuellement, je n'ai plus la moindre once de force pour me battre et suis totalement démissionnaire. Inutile de me dire donc de relever la tête et de faire un effort, ce sera vain. Bien entendu, hors de question qu'une personne extérieure puisse entendre mon mal-être pour venir m'aider d'elle même : on ne voit ça que dans les films.

Je sais bien que personne ne viendra pour moi, ne m'empêchera de faire une bêtise.

Vous pouvez vous demander alors pourquoi j'écris ici ... pour me plaindre, comme beaucoup. Certains me feront remarquer qu'il y a plus malheureux que moi et c'est vrai mais je n'ai jamais demandé à naitre et comme on m'a souvent répété, je suis une erreur qui n'a jamais été désirée.

Jour après jour, la mort semble la seule échappatoire mais je suis bien trop poltron pour la regarder dans les yeux alors je pleure et je souffre en silence, pendant que dehors, des couples sont heureux et ont une vie, une famille. Toutes les heures et ce depuis des mois, je fonds en larmes en me recroquevillant dans un coin de ma chambre. Personne ne peut voir mon désespoir et personne ne pleurera non plus sur moi.

Bref, je ne vois aucune autre issue ...

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Re-bonjour.

Dans ta situation ce sera utile, voir important, d'accepter de l'aide par un professionnel de la santé spécialisé dans ce domaine des traumatismes et des blessures anciennes.
Tu as quelque chose à réparer, à comprendre pour prendre ou reprendre ta vie en mains.
Ton histoire de vie démontre que c'est vraiment le moment de faire ce pas.
Tu es resté assez longtemps avec ces émotions et maintenant il faut que tu trouves plutôt un autre chemin, celui de la résilience.

Tu peux prendre contact avec un CMP (Centre Médico Psychologique) pour y trouver aide et écoute en direct,
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Bonjour.

Qu'est-ce qui t'es arrivé ce dernier temps pour te sentir comme démissionnaire aujourd'hui ?

Il y a du y avoir une expérience que tu n'as pas supporté en particulier, c'était quoi plus précisément ?



Bonne journée, bonne soirée ou bonne nuit !
begonie
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C'est une des raisons qui m'ont mené à la démission mais il n'y a pas que ça.

A vrai dire, c'est plus profond et ancien, une blessure que je traine depuis toujours. Je n'ai jamais été désiré en tant qu'enfant, mon père était marié quand il a couché avec sa maitresse, ma mère. Quand il a appris qu'elle était enceinte, il a totalement renié l'enfant qu'elle portait et est retourné dans sa famille en laissant ma mère seule face à ce qui allait arriver (elle ne travaillait pas, était alcoolique et n'avait aucun amour à donner).

De nombreuses fois, elle a voulu avorter mais finalement, des allocations étaient bienvenues. Le fait que je sois une erreur m'a enlevé toute force de me battre et tout espoir d'avoir une vie normale.

Toute ma courte scolarité, je l'ai passé à être moqué, humilié et mis à l'écart à cause de ça mais aussi parce que je n'étais pas comme les autres (et ne l'ai jamais été). Ça continuait jusqu'au collège où j'ai du arrêter totalement après la troisième parce que je ne pouvais plus supporter ça, la violence, la méchanceté et l'humiliation. Aussi, il fallait "faire comme les autres" pour être accepté, comme fumer et boire de l'alcool, sortir en boite. J'ai totalement refusé d'être asservi de la sorte et suis resté moi-même en m'excluant de cette mascarade.

Je ne parlerais pas des mauvaises expériences plus intimes dont j'ai été victime car ce serait trop long à dérouler ici mais désormais, j'ai du mal à distinguer les stigmates de mes expériences passées.

C'est ce fait, que je n'ai jamais été accepté par quiconque, qui me donne envie d'en finir. Même aujourd'hui, impossible de m'intégrer dans un groupe de mon âge, 23 ans, un troupeau de vaches qui font beaucoup de bruit et qui tournent en rond, aussi intéressant que du papier peint uniforme.

Le fait que je me sois isolé complètement depuis 2004 pourrait expliquer la totale différence que je constate entre les autres de mon âge et moi. Le plus beau, c'est qu'il ne me reste plus que le rêve. Le rêve qu'une personne vienne sonner chez moi pour me tendre la main, me donner la force d'aller au delà de mon mal-être et de mon isolement, bref, une personne qui vienne me sortir de là.

Mais aussi triste que ce soit, ça n'arrive que dans les films ...
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Domos47 est un sujet très intéressant.

Il écrit beaucoup - Il a beaucoup à dire, et son coeur est chargé, mais d'autre part, le forum est un lieu de dialogue où il peut déverser cette lourdeur qu'il a sur le coeur,

il s'exprime très clairement - preuve qu'il lit beaucoup,et est recroquevillé dans les bouquins

Il sait parfaitement les origines de son mal - c'est encore plus bien.

Quand je te lis, j'ai tellement à te dire au point où je sais pas par où commencer (c'est vrai que je suis tombé sur le sujet, et j'ai un peu sommeil là)

DOmos47, est ce que tu es prêt à accepter que tu as un problème "psychologique" plus qu'autre chose? est ce que tu es prêt à accepter que ton cas est trèèèèèèèèès loin d'être désespéré et qu'une solution est envisageable pour toi?