Laryngites à répétition chez enfant de 4 ans

Résolu/Fermé
tchapai - Modifié par Jeff le 29/08/2014 à 11:27
 kiki - 1 déc. 2011 à 14:33
Bonjour,
Mon petit gars a un souci de toux chronique, et je voudrais votre avis.
Corentin est né à 34 semaines, 2,8 kg, sans problème particulier, et je suis rentrée avec lui comme avec un bébé à terme. Il a eu un reflux externe assez prononcé soigné au Nutrilon AR et à la Polysilane. Avec la diversification, ça s'est estompé. C'est toujours un enfant qui, quand il pleure ou tousse fort, vomit un peu, mais à part cette fragilité, pas de souci particulier. C'est un gamin grand pour son âge (1m10 à 4 ans et demi), très vif et rigolo, avec une précocité qui a motivé un passage anticipé en Grande section de maternelle. Il va donc rentrer en CP à 5 ans à peine, contre 6 ou 6ans et demi pour les autres. Il a toujours été assez douillet, chaque bobo prend une importance vitale (mais j'ai lu que les gamins dotés d'un reflux ont souvent un seuil de tolérance à la douleur assez bas), et si on sent, son père et moi, un môme qui s'interroge beaucoup sur lui, le monde, les autres etc, on ne le sent pas « négativement » angoissé : il n'est pas du tout en repli, mais très extraverti, il parle depuis très tôt avec un vocabulaire très riche, il est très porté vers les autres. Nous tentons de juguler à un niveau « raisonnable » ce que nous interprétons (peut-être à tort) comme un besoin de plaire et d'exister lié à une petite anxiété.

Il s'est mis assez tôt à nous faire des bronchites, rhino, otites, et donc à prendre des antibiotiques, mais à chaque fois nous nous entendions dire que c'était normal, à son âge, de cumuler les petites maladies ORL. A notre arrivée en Finistère nord, Corentin a continué ses petites maladies avec une fréquence régulière et assez courte. Un jour, il y a quasiment deux ans et demi, il s'est réveillé en pleine nuit en toussant comme un perdu, la respiration sifflante, la voix rauque. Il a vomi, peinait à reprendre son souffle. Fièvre modéré. Avis du médecin de garde à minuit et demi : laryngite virale (« en ce moment, les gamins se la refilent, le mien d'ailleurs en a eu une aussi, c'est pour ça que je suis venu avec mon propre flacon de Celestène ».... Et heureusement !!!) Le médecin de garde lui a donc donné du Célestène, ça s'est tassé en deux heures. Traitement de deux-trois jours, puis petite bronchite (il paraît que c'est normal qu'un traitement à la cortisone dégénère souvent en petite bronchite.... ?) soignée aux antibios, puis plus rien. Ouf.
Puis le cortège de otites-rhino a continué. Petite rémission en été, puis rebelote début novembre. Grosse crise de « laryngite », même si je répugne à utiliser ce terme. (Les symptômes ressemblent à ceux d'une laryngite, mais depuis cette « première fois », il n'y a plus ni fièvre, ni respiration sifflante, juste toux aboyante et incessante). Célestène, puis antibios. Puis encore une mi-décembre. Puis en janvier, puis deux en février et une en avril. Avec au moins trois passages de nuit aux urgences de l'hosto car le Célestène n'y fait rien, et il reçoit là des masques de Pulmicort et d'adrénaline.
Puis maman épuisée et désespérée a emmené son petit bout chez un ORL. Bilan des courses : ablation des végétations début mai. Traitement Bécotide + Aérius + Celestène si nécessaire. Au secours.
La petite soeur arrive. Période difficile au cours de laquelle Corentin refait une crise. Retour aux urgences, masque d'adré, renvoi chez nous, débrouillez-vous avec la laryngite de votre fils.
Eté plutôt cool, quelques bouffées de Bécotide quand je sens qu'il s'irrite la gorge en toussotant le soir, ça se calme. Mais son humeur s'en ressent pas mal (il est très sensible au Bécotide, mon fils).
L'hiver commence comme l'an dernier : « laryngite » fin novembre, fin décembre, en janvier, en février, puis mi-mars. Là, exténués, son père et moi décidons les grandes manoeuvres : je l'emmène voir un pneumo, qui lui fait les tests en cabine pour l'asthme. Rien de concluant du tout (alors que Corentin commençait un rhume carabiné), mise à part une petite hyperréactivité bronchique. Le pneumo adorable nous garde une heure et me dit pour finir que pour lui, y'a pas d'asthme. Là, je précise que, à chaque fois que nous sommes allés à l'hosto en pleine crise, la saturation de Corentin était nickel. Aucune trace de difficulté respiratoire mises à part celles liées à la problématique de la toux et à la reprise d'inspiration !
Je file en rdv chez le pneumo-pédiatre de l'hosto. Là, elle examine Corentin sous toute sles coutures. Après lui avoir exposé les choses, je lui précise bien que jamais les médecins n'ont entendu de sifflement, et que à mon sens, le problème n'est pas bronchique, mais se situe plus haut, au niveau de la gorge/larynx.
Bilan des courses : pour elle, c'est le reflux de mon fiston qui, irritant la paroi de la gorge et le larynx, créerait sur les muqueuses une irritation qui se propagerait à la muqueuse des bronches. Du coup, à chaque rhume, l'écoulement dans sa gorge et son arrière-nez réveillerait l'irritation sur ce terrain « fertile », et le ferait tousser de manière chronique.
OK. Traitement au Sérétide 125 + Mopral 20. Elle me prescrit aussi de la ventoline et me dit d'essayer ( !) des fois que ça l'aide. J'ai aussi du Solupred en cas de crise.
Je continue aussi l'homéopathie (staphysagria, sambucus, spongia, arum tryph, nux vomica et ipeca), on ne sait jamais.
On est à la mi-mars. Une semaine après ce rdv et le début du traitement, Corentin m'en refait une maous costo. J'essaye la Ventoline, catastrophe, c'est pire (10 à 15 bouffées, mais de toute façon, il est incapable de les respirer tellement il tousse). J'essaye le Solupred. Rien. Il tousse tellement et a tellement de mal à reprendre son souffle que je suis obligée d'appeler les pompiers pour qu'ils l'emmènent à l'hosto. La toux résiste à l'adrénaline, au Pulmicort, et nous voilà hospitalisés deux jours pour en venir à bout ! Evidemment, on me ressort le bon vieux refrain « mais prenez patience, le traitement est long à faire effet ». Et puis évidemment « attendez qu'il grandisse un peu, ça va disparaître tout seul ».
A l'hosto, on ne veut pas
- parler d'asthme, ni faire les examens afférents, en nous disant qu'il est trop jeune pour qu'on parle d'asthme, qu'il faut attendre. (Attendre quoi ? Deux-trois ans d'enfer avant de vouloir mettre les mots ?)
- parler d'allergies (« on fera les tests plus tard si cela ne se calme pas, mais bon, ça n'y ressemble pas »).

Moi je veux bien, mais vous trouvez ça normal qu'un petit bonhomme de pas encore 5 ans se balade avec une écharpe dès qu'il met le nez dehors ? Qu'on répugne à l'envoyer à la piscine ? Au parc ? Dans le jardin ? Il est claqué par ses crises, par le traitement, par notre angoisse aussi, certainement. Et nous on n'en peut plus des nuits blanches, des appels au Samu et des visites aux urgences...

Donc pour résumer :
- antécédents ORL réguliers dus, ou pas, à un reflux.
- aucune allergie alimentaire révélée. Il mange de tout depuis sa diversification (6 mois d'âge) et n'a jamais eu ni gonflement ni boutons suspects.
- nous avons un chat à la maison depuis qu'il est né. Il a un tapis dans sa chambre et des peluches dans son lit (en nombre raisonnable). Nous nettoyons les tapis au vaporetto et aérons sa chambre tous les jours.
- nous sommes allés voir un allergo qui a fait des tests cutanés sans résultat. Mais comme Corentin avait subi un traitement un peu avant, peut-être cela a-t-il faussé les résultats. Avant son ablation des végétations, l'ORL avait commandé des tests sanguins : résultat, aucune allergie de quel type que ce soit. Mais encore une fois, est-ce « trompé » par un traitement aux corticoïdes ?
Les crises sont régulières, une par mois en moyenne pendant l'hiver. Elles sont TOUJOURS précédées d'un rhume, infecté ou non, que l'on soigne par lavements de nez et Pivalone, et ne se déclarent bien souvent qu'une fois que l'écoulement nasal est redevenu ABONDANT ET CLAIR. Il commence à tousser en fin de journée, cela s'aggrave la nuit, entre 22 h et minuit. Jamais, au cours des examens médicaux, les médecins n'ont noté de respiration sifflante ni de mauvaise saturation. Il n'a pas non plus d'extinction de voix ni de dysphonie. Parfois juste la voix un peu enrouée, mais pas « cassée ».

Du coup, je me pose des questions :
- si c'était le asthme, n'aurait il pas une saturation mauvaise ? Des sifflements ? Les crises d'asthmes s'annoncent-elles par un rhume ?
- si c'était une allergie respi ? Après tout, ça y ressemble bien. Il a fait un peu d'eczéma sous les joues étant bébé, il a un terrain propice, son père étant client des allergies étant petit.
Souvent j'entends : yeux irrités (il me dit que il a un « truc dedans »), écoulement nasal abondant et clair (mais en arrière-nez, je n'arrive pas à le dégager en le mouchant), éternuements (jusqu'à dix en une heure) + toux égal allergie.... Du coup, là, il m'a refait une crise il y a une semaine, Solupred trois jours, il continue à tousser (un peu plus gras) à éternuer et les yeux rouges, je le gave de Rhinallergy, j'ai la sensation qu'il « mouche moins ».
Sachant qu'on a un chat, qu'il a un tapis et des peluches dans sa chambre.....

Moi j'aimerai avoir un avis. Et une solution, parce que, lui comme nous, avons vraiment besoin que cela s'arrête...

Merci d'avance de bien vouloir me lire (je suis un peu longue, hein?)
Cordialement
Marine, maman inquiète et fatiguée
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24 réponses

une urgentiste m'a même prise à part un jour pour me dire que "je déconnais sérieusement, d'ammener mon fils à chaque fois qu'il toussait" (au point d'en avoir les lèvres bleues car il n'arrivait plus à reprendre sa respiration)
et que c'était "moi qu'il fallait soigner, aller chez un psy", que c'était chez lui du stress, ou un rhume, qu'il fallait le laisser tousser et que ça passerait!!!
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