Troubles panique et emetophobie

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Bonsoir,

Je m'excuse d'avance pour ce pavé mais je suis aujourd'hui en grosse souffrance psychologique et aimerais beaucoup pouvoir en discuter avec vous...

Je souffre depuis mes 8 ans d'emetophobie (peur panique de vomir) suite à une très mauvaise expérience en colonie de vacance où une épidémie de gastro a sévi, rendant absolument tout le monde malade à longueur de nuits et de journées, enfants comme moniteurs... Un véritable cauchemar.

Depuis, j'ai très vite été sujette à des crises d'angoisses à l'école, liées ou non à cette phobie et ces dernières se sont fortement accentuées après mon bac. Etant suivie par un psychiatre, celui-ci m'a mise sous Seroplex (un antidépresseur) que j'ai continué à prendre pendant environ 7 ans en changeant régulièrement de psychiatre au gré de mes différents déplacements à travers la France dans le cadre de mes études (de ce fait mon suivi psy a toujours été assez superficiel et fragmenté).
Etant heureuse et complètement libérée de mes crises ces dernières années, j'ai décidé d'arrêter très progressivement mon traitement (sous contrôle médical au début puis finalement seule du fait d'un nouveau déménagement). L'arrêt complet de mon traitement aura finalement mis 3 ans (je suis vraiment descendue Mg par Mg et ne diminuait que lorsque je n'avais aucun stress dans ma vie).

Aujourd'hui, je vis (ou plutôt vivais) ma petite vie tranquillement avec mon copain et nos animaux. Tout va très bien entre nous et nous avons tous deux un travail qui nous plaît beaucoup. Seulement depuis maintenant 7 mois (soit quelques mois après mon arrêt définitif d'antidépresseurs) j'ai commencé à refaire des crises d'angoisse ponctuellement. J'ai donc aussitôt consulté un psychologue afin de cette fois-ci régler le problème sans médicaments.

Seulement voilà, lors de la rentrée de septembre, tout s'est accéléré sans prévenir et je me suis retrouvée à faire des crises de plus en plus violentes et de plus en plus fréquentes. Ces dernières étaient majoritairement liées aux repas et sont d'abord apparus lors de repas au restaurant dans le cadre de déplacements professionnels, puis dans le cadre de n'importe quel repas (même seule à la maison) et finalement même en dehors des repas. Ces crises tournent toutes autour de la même chose : une véritable terreur panique et surréaliste à l'idée que je me mette à vomir.
Apres avoir un soir réalisé une crise d'une extrême violence dans laquelle je me suis retrouvée coincée pendant 3 jours tétanisée, incapable de manger ni de dormir tant j'étais terrifiée, je suis désormais également suivie par une infirmière psychiatre dans un CMP. Le psychiatre du centre m'a prescrit du Temesta (anxiolytique) mais a refusé ma demande de reprise de Seroplex jugeant ce médicament comme bourré d'effets secondaires, soit.

Je suis donc aujourd'hui suivie à la fois par un psychologue et une infirmière psychiatre et ne vois absolument aucune amélioration. J'ai même au contraire l'impression que mon état s'empire jour après jour.
- Je n'ai pas l'impression que les anxiolytiques m'aident en quoi que ce soit.
- Je fais aujourd'hui à minima une crise par jour, ce qui handicape fortement ma vie personnelle et professionnelle (personne n'est au courant au travail, je cache mes crises du mieux que je peux).
- J'ai développé des troubles alimentaires et suis désormais incapable d'avaler un repas complet, seules de toutes petites portions arrivent à passer. Ou sinon je saute beaucoup de repas en anticipation d'une potentielle crise. Je suis passée de 52 à 47 kg.
- Et depuis maintenant plus de 3 semaines, je commence à développer de très fortes envies suicidaires, que ce soit pendant, après ou en dehors de mes crises. Je veux juste que toute cette souffrance cesse, je suis véritablement épuisée d'être constamment terrorisée...

Bref, je suis au bout du rouleau et aimerais savoir si certains parmi vous seraient éventuellement déjà passés par ce genre de situation ou bien si vous auriez quelques conseils à me partager pour me sortir de là ?

En vous remerciant par avance d'avoir lu jusqu'ici, je vous souhaite une très bonne soirée.

1 réponse

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Bonjour

Tu as quel âge maintenant ?

Il faut reprendre contact avec un(e) Médecin Psychiatre et ceci de suite.
Prend contact avec le CMP (Centre Médico Psychologique) proche de ton domicile actuel où tu pourras consulter un ou une Médecin Psychiatre déjà pour un bilan de ta situation et la médication.

Voilà un lien vers l'information au sujet des CMP et où tu trouveras des adresses selon les régions en France : https://www.annuaire-inverse-france.com/e635-centre-medico-psychologique

En parler aussi avec ton copain.

D'autres moyens où trouver des informations, de l'écoute et de l'aide en France :

Le SAMU : Le 15
N'hésite pas d'appeler car ils ont aussi comme compétences de t'aider vers qui t'orienter.

Urgences psychiatriques : 01 43 87 97 97
Suicide écoute : 01 45 39 4000
Sos Suicide : 01 40 44 46 45

Tu vois qu'il y a pas mal de moyens aidant en France. N'attend plus à t'en servir
..................................................................................................
Bonne journée, bonne soirée ou bonne nuit !
begonie
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Bonjour et merci beaucoup pour votre réponse.

J'ai aujourd'hui 25 ans.

Je me suis déjà rendue au CMP le plus proche de chez moi et c'est grâce à eux que je suis aujourd'hui sous Temesta. Je revois l'infirmière du centre toutes les deux semaines pour un bilan et la dernière fois celle-ci ne jugeait pas utile que je revois le médecin psychiatre pour la prescription d'une nouvelle médication. Elle ne cesse de me répéter que je souffre d'anxiété et non de dépression et que c'est donc l'anxiété qu'il faut soigner. J'ai l'impression qu'elle considère mes idées suicidaires comme un simple "ras le bol" de l'anxiété... Elle m'a donc proposé d'augmenter mes doses journalières d'anxiolytique, ce que j'ai fait, sans pouvoir observer de réellle amélioration. Je la revois vendredi.

Mon copain est au courant de tout, hormis des récentes envies suicidaires.

Concernant le SAMU, ceux-ci ont dû intervenir lorsque je suis restée tétanisée pendant 3 jours, j'ai plus eu l'impression de les déranger qu'autre chose. Lorsqu'il s'agissait de transmettre mon dossier aux urgences alors que je leur avait bien expliqué la situation en détail j'ai eu le droit à un "celle-ci, oh c'est juste une crise d'angoisse tu peux la mettre en salle 12 le temps qu'elle se calme".

J'ai tout à fait conscience que nous avons énormément de moyens en France, je ne veux pas les dénigrer, mais j'ai tout de même du mal à obtenir l'aide que je recherche ces derniers temps...