Perte de poids, je n'y parviens pas.

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Bonjour à tous,

Tout d'abord, je me présente :
Je suis un homme de 31 ans et je pèse 130kg (stable depuis 5 ans à ce poids) pour 1m90. Cela me situe à la limite surpoids/obésité car évidemment, ça n'est pas que du muscle...

Comme on en arrive pas là avec une vie parfaitement équilibrée, voici les déséquilibres que j'ai identifiés dans la mienne :

Côté nourriture :

Je pense que c'est là le point sur lequel je devrais le plus agir, mais je n'y parviens pas.

J'ai toujours été très difficile sur la nourriture. Je mange la plupart de mes légumes par contrainte et non par plaisir.
J'ai au contraire un fort attrait pour la viande (hormis fruits de mers et poissons).
Côté sucre, je suis plutôt mesuré en général (pas de gâteaux ou autres sucreries).
Concernant l'alcool, je bois à des occasions très espacées (en société, en moyenne 1 soir toutes les 2 semaines), mais en grandes quantités (l'équivalent de 3 à 4 pintes de bière en général).
Enfin je grignotte très rarement entre les repas. Je saute le petit déjeuner par praticité (je préfère dormir plus longtemps) et je sais qu'il vaut mieux manger léger le soir.

Ces "petits" déséquilibres ne sont toutefois rien face à mon très fort appétit. Je mange vite, sans avoir forcément faim (y compris à midi) et je peux manger beaucoup plus que de raison.

M'étant un jour brûlé les gencives, j'ai pourtant pu constater les vertus de manger lentement, uniquement lorsque j'ai faim et m'arrêter à satiété : j'ai passé 1 mois à me nourrir uniquement de pizzas et j'ai perdu 5kg ce faisant, car l'appétit était contrebalancé par la douleur.

Mais depuis, impossible de m'astreindre à ce rythme. (Et hors de question de me réinfliger ça volontairement : c'est le genre de régime qui ferait peur aux docteurs, à raison).


Côté activité sportive :

Ça n'est pas glorieux, mais c'est là où je parviens le plus facilement à agir. Malheureusement je me fais trahir par mon corps...
J'aime très peu le sport, mais j'ai identifié quelques activités qui peuvent me convenir :

Je m'astreins à un maximum de déplacements soit à pied, soit à vélo.
Je vais au travail soit en 15 minutes à vélo, soit en 45 à 30 minutes à pied. (Pour cette dernière activité, une tendinite au tendon d'Achille m'empêche désormais de le faire, donc c'est désormais surtout vélo)

J'ai pratiqué pendant plusieurs années un art martial à raison de 3h/semaine, et j'en ai vraiment senti le résultat en le complétant avec 2 séances de piscine par semaine pour développer ma cardio alors inexistante.
Malheureusement j'ai été coupé dans mon élan par un lumbago (premier d'une longue série). Je ne commence à me ressentir en confiance pour repratiquer que depuis cette année, mais sans club à proximité, quand bien même le Covid me laisserait y aller...
Avant le Covid, je sentais un léger mieux : poids stable, mais vraisemblablement perte de graisse, mais assez facilement contrecarrée par une augmentation de mon appétit.

La piscine, j'ai continué à la pratiquer et m'y suis bien amélioré, mais là ...Covid...

Enfin jusqu'à mes 18 ans environ, je parvenais à faire un peu de musculation avec assiduité grâce à une machine de musculation chez mes parents, mais je n'ai plus eu la place chez moi pour la réinstaller lorsque j'ai quitté le domicile parental. J'ai tenté avec des haltères et des exercices tels que les pompes depuis, mais j'abandonne toujours par flemme.

Je désespère un peu d'arriver à trouver la motivation.

J'ai des intérêts très clairs à perdre du poids :
- Des radiographies ont montré que mon surpoids provoque de l'arthrose dans ma colonne vertébrale.

- Mon surpoids est un des facteurs déclenchant des lumbagos (5 depuis 2015) et d'une hernie discale que j'ai subis. Il est aussi probablement une des origines de la tendinite au pied que je me trimballe depuis plus d'un an, malgré de la kinésithérapie.
- A 130 kg, je casse très régulièrement mes roues de vélo malgré une pratique "douce" (en ville, pas de montées de trottoirs hauts)
- Je vous passe les intérêts qu'on connait tous.
Mais rien n'y fait.

Pendant longtemps j'ai cru que je compensais un mal-être avec la nourriture.
La pratique semble prouver que non. Si j'ai en effet été malheureux plus jeune, je me sens désormais heureux malgré mon surpoids.
Notamment depuis que j'ai réalisé qu'il n'était pas un obstacle à la séduction.
J'ai ainsi séduit ma compagne, avec qui je suis depuis 4 ans désormais, que j'aurais jugée "bien trop belle pour un gros comme moi" auparavant.

Je précise qu'elle n'est pas particulièrement liée à mon envie de perdre du poids. Elle m'aime bien comme ça, mais moi je me préfèrerais en meilleur état pour les raisons citées plus haut.
Elle n'est pas non-plus une alliée très fiable dans ma lutte contre le surpoids, mais je comprends que ça ne soit pas évident pour elle : elle est aussi une bonne vivante et il lui est difficile de me refuser le plaisir que je prends à manger. Difficile aussi d'être au diapason avec mes quelques brefs pics de motivation.

Merci à ceux qui auront lu jusqu'au bout, merci d'avance à ceux qui arriveraient à débloquer ma situation, car je me sens coincé...

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Bonjour et bienvenue sur ce forum ,

" Cela me situe à la limite surpoids/obésité"
Non, désolé mais avec un IMC de 36 , tu es en obésité sévère et n'as tu jamais pensé à consulter un(e) nutritionniste ou un(e) diététicien(ne) ?

"Je saute le petit déjeuner par praticité"
C'est une grosse erreur et tu le sais.

"Je mange vite, sans avoir forcément faim (y compris à midi) et je peux manger beaucoup plus que de raison."
Là il va falloir te faire violence et changer ce comportement, pour le reste cela semble correct y compris tes activités physiques

Attention aux régimes " miracle " qui font rapidement perdre du poids pour le reprendre aussitôt, voire plus, effet yoyo qui peut mener à aggraver ton obésité. Quant aux pizzas, on oublie vite...
Clique sur ces liens bleus.
Voici quelques conseils :
https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-sante-du-quotidien/2504854-comment-perdre-du-poids-durablement-et-efficacement/
Et aussi :
https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-sante-du-quotidien/2458898-perdre-5-kilos-en-1-mois-conseils-nutritionniste/

En espérant avoir répondu à tes questions
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"Non, désolé mais avec un IMC de 36 , tu es en obésité sévère"
J'avais gardé ça en tête, mais ça fait longtemps que je ne me suis pas repenché dessus en détail. Au final ça ne change pas grand-chose, surpoids ou obésité je sais que je n'ai pas d'intérêt rationnel à persister dans mon état actuel pour les raisons détaillées.

"et n'as tu jamais pensé à consulter un(e) nutritionniste ou un(e) diététicien(ne) ?"
Pas directement, j'ai déjà eu l'occasion d'en parler avec mes médecins traitants. Mais on retombe un peu dans un problème similaire au reste : j'ai une idée suffisamment correcte des choses à faire et ne pas faire (notamment concernant les régimes miracles) mais je ne parviens pas à m'y tenir sur la longueur.
Parce que d'un côté ça n'est pas simple et de l'autre j'ai un rapport assez étrange à la nourriture.

Si pendant longtemps j'ai pu croire que la nourriture faisait office de refuge face à un mal-être et m'y complaire, aujourd'hui je suis intimement persuadé que ça n'est pas le cas. j'ai beau me creuser la tête, je suis globalement très heureux aujourd'hui, n'éprouve pas de manque de quoi que ce soit ni ne suis rongé par des remords ou des regrets.
Et pourtant dès qu'il est question de la nourriture, c'est comme si on touchait une plaie vive. Moi qui suis très stoïque de manière générale, rien qu'en abordant le sujet je sens les larmes prêtes à venir. Et je n'y comprends rien...

Merci en tout cas de chercher à m'aider :)
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Mais de rien et :
"Et pourtant dès qu'il est question de la nourriture, c'est comme si on touchait une plaie vive. Moi qui suis très stoïque de manière générale, rien qu'en abordant le sujet je sens les larmes prêtes à venir."
C'est donc un important retentissement psy...à méditer
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"C'est donc un important retentissement psy...à méditer"
Pourrais-tu développer ?
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"Si pendant longtemps j'ai pu croire que la nourriture faisait office de refuge face à un mal-être et m'y complaire, aujourd'hui je suis intimement persuadé que ça n'est pas le cas."
Ce n'est pas aussi sur car parfois ,notre psychisme nous joue de sales tours et une souffrance psychique inconsciente peut très bien se convertir en un symptôme d'hyperphagie bien que consciemment tu te sente heureux