Suite de Péricardite : douleurs.

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 Jina -
Bonjour à tous

Je suis un jeune garçon venant tout juste d'obtenir sa majorité et j'ai été victime le 13 septembre dernier, à l'âge de 17 ans, d'une péricardite aiguë virale.

Cela est arrivé en plein cours d'EPS vers 11am, durant un effort physique plutôt conséquent, je me suis sentis mal et ai annoncé à un camarade que "j'allais faire un malaise" pour rigoler, mais ce ne fut pas si marrant que ça puisque c'est vraiment arrivé. Je me suis assis et écroulé sous le côté, et j'ai appris avoir perdu conscience quelques instants deux jours après, m'en étant pas rendu compte. En attendant l'infirmière (durant 1h..) qui était occupée pour un cas moindre, j'avais une forte tachycardie, des palpitations, une forte douleur au niveau de la cage thoracique ... Bref, les symptômes. J'étais vraiment mal et ne me doutait pas que ça viendrai du coeur. Je suis resté avec une tension très basse, aux alentours de 8 si mes souvenirs sont exacts, ainsi qu'avec une rythme cardiaque en tachycardie aux alentours de 110 pendant une bonne dizaine d'heure, jusqu'à être mis sous perf' à l'hôpital. Je suis donc, avec insistance auprès du médecin scolaire qui voulait me faire reprendre les cours, rentré chez moi (vers 1pm) et me suis reposé sur mon lit en attendant d'aller voir mon généraliste (3pm) qui m'enverra au vue de ma tension, rythme cardiaque et mon état physique très fatigué directement à l'hôpital, qui me prendront en charge par la suite (4 :30pm). J'ai donc été hospitalisé, puis les questions habituelles (cigarettes, alcool, drogues, médocs ...) m'ont été posé par plusieurs médecins et même stagiaire de ce que j'ai pu comprendre (dont des apparemment futurs cardio'). J'ai eu le droit à plusieurs électrocardiogrammes, ne sachant pas ce que j'avais, puis finalement ça s'est orienté vers la péricardite qui me sera confirmée plus tard. Entre temps, entre les électrocardiogrammes, on me disait que j'allais certainement être transféré de l'hôpital de Toulouse vers la clinique d'une ville voisine durant la nuit. Assez stressant et ennuyant d'apprendre ça ... J'étais extrêmement fatigué, j'avais une grosse douleur et mon rythme cardiaque faisait du yoyo, oscillant entre 80 et 110 assez facilement. Je n'avais pas l'envie de faire une balade nocturne en ambulance ! ``Heureusement'' on m'a annoncé que c'était bel et bien une péri' et que j'étais bon pour entre 3 semaines et 1 mois de repos forcé. Selon l'évolution évidemment. On m'a ensuite autorisé à rentrer chez moi, il était dans les minuits passés ! On m'a prescrit le traitement habituel donc, avec 3gr d'aspirine pendant une semaine, puis 2gr la seconde et 1gr les deux dernières semaines. Aspirine que j'obtiendrai à la pharmacie le lendemain par le biais de mes parents, moi étant installé chez moi. J'étais un peu blasé de ce repos forcé, début d'année scolaire et ayant raté mon bac 3 mois auparavant (vive moi^^), programme entièrement différent de l'année passée (réforme ... !). Au bout de 4 jours, j'ai été contraint de changer de traitement car l'actuel me donnait des hémorragies au niveau des gencives et me faisait aussi cracher du sang de temps à autre. D'ailleurs, en lien avec ça, nous sommes 6 mois après et mes gencives en ont gardé des traces, chaque matin j'ai la bouche en sang et suis obligé d'en cracher ... Très désagréable. Mon médecin, ainsi que dentiste, m'ont confirmé que ce serait bien des séquelles du traitement à dose massive d'aspirine. En échange de ce traitement, j'ai donc eu le droit à, si mes souvenirs sont exacts (ne retrouvant plus la prescription mais ayant cependant une petite photo avec les cachets eux-même!), un doliprane 1000 3 fois par jours, toutes les 6 heures, ainsi qu'un petit cacheton blanc de colchicine (Colchimax?) deux fois par jour matin et soir, venant s'ajouter à cela 2 comprimé de Spasfon rose smarties, 3 fois par jour. Des spasfon car j'ai aussi eu de fortes douleurs dans le bas ventre côté gauche durant un bon mois. Des mauvaises nuits en chaîne, ce fut très long et très douloureux, se lever en pleine nuit, crevé et essoufflé. A la clinique, ils m'ont dit qu'il n'était pas nécessaire de voir un cardiologue et qu'il fallait attendre la fin du traitement (qui selon moi n'a pas servi à grand choses, après ...). J'ai donc dû attendre 1 mois entier avant de voir cette fameuse cardiologue, quand j'étais enfin guéri, qui m'a annoncé ne pas détecter de péricardite et remettait même en doute les médecins et cardios de l'autre hôpital. Chose absurde selon moi puisque j'ai eu le droit aux même examens un mois plus tôt pendant les douleurs... En plus des symptômes de la maladie et similaires à ceux des témoignages lus sur la toile. Cette cardiologue n'a cependant pu s'appuyer sur aucuns papiers puisque les médecins de l'hôpital m'ayant pris en charge le jour de mon malaise ont gardé tous les papiers et n'ont pas voulu les donner, ni même les transmettre aux collègues de l'autre clinique. Ce qui m'a valu un « vous êtes guéris et pouvez reprendre la compétition sportive dès maintenant ». J'étais encore très faible, essoufflé à chaque prise d'escaliers ou chaque effort plus ou moins conséquent mais tout de même pas comme auparavant.J'ai donc pu reprendre avec difficultés les cours et le sport, chose peut-être pas très intelligente au vu de mon essoufflement rapide, mais cela m'a permis de récupérer en endurance. Les mois ont passé, et durant ceux-ci, des douleurs au niveau du thorax, sur la gauche, sont réapparues, certes moins intense que lorsque j'étais arrêté, mais tout de même extrêmement gênantes. Aléatoirement, sans conditions particulière, il m'arrive régulièrement d'avoir des sortes de « coups de poignard » au niveau du coeur, qui m'obligent à me tordre en deux ou m'arrêtent net lorsque je me marche. Puis apparaissent aussi aléatoirement des douleurs, comme une douleur constrictive autour du coeur, comme une grosse pression dans la poitrine, la même que l'on ressent lors de la maladie en plus légère évidemment. Ça m'essouffle, me fait mal et me fait perdre toute concentration, me focalisation sur ce mal, j'essaye donc de réguler ma respiration jusqu'à passer à autre chose, mais la douleur reste toujours là. Après chaque effort, en particulier du sport ou bien un sprint derrière un train (oui bon, parfois les trains sont à l'heure ...), je ressens de forte palpitations qui ne sont pas censés être là, et met plus de temps que la moyenne à récupérer, une bonne dizaine/quinzaine de minutes selon l'effort. Après un lourd effort (je fais du badminton), je me suis sentis mal, et ai dû me coucher, rythme cardiaque infernal et récupération longue, plus ou moins un petit malaise nous pourrons dire.A la suite de tous ces évènements, j'ai fini par aller consulter dans la même clinique un autre cardiologue, collègue de la première. Basé sur le rapport de l'ancienne, il m'a ressortis le même discours, mais avec insistance, il a accepté de me poser un holter cardiaque la semaine passée ainsi qu'un test à l'effort sur le vélo, j'ai eu le droit à la conclusion que la péricardite était bien fini. Comme quoi selon lui elle avait bien existé. Incompréhension entre eux ? Je n'ai pas entièrement compris pour ma part. Il m'a cependant indiqué que ces douleurs pourraient provenir des changements de températures, mais cela me semble tout de même étrange ...Je fais du sport depuis que j'ai 4 ans, j'ai arrêté il y a un an mes 2 activités sportives par lassitudes. Je suis donc en forme, et j'ai jamais eu de soucis de récupération, me suis toujours bien sentis après un effort, n'ai jamais fait de malaise ... Et depuis 6 mois, je me sens tout mou, c'en est déprimant, pour un exemple récent, j'étais capable de skier durant une semaine complète, actuellement, une journée entière n'est même plus possible, et cela ne vient pas d'un quelconque manque d'entraînement, je suis assez « musclé » ... Trop vite essoufflé pour à peu près tout. Même juste le fait de m'étirer les bras est capable de m'essouffler et de garder mon rythme cardiaque élevé. J'ajouterai aussi que lorsqu'on s'appuie sur le côté gauche de mon thorax, les douleurs apparaissent très vite. Jamais arrivé avant de tomber malade, pas une seule fois.

Bref, je ne comprends pas exactement ce qu'il m'arrive et je dois dire que ça m'embête pas mal dans mon quotidien, c'est très dérangeant. J'hésite à consulter de nouveau un autre cardiologue d'une autre clinique, ou je ne sais pas quoi ... Je ne suis pas sûr que ce soit le coeur même en fait, j'ai juste l'impression d'avoir gardé des séquelles. J'aimerai juste comprendre d'où peuvent venir ces douleurs quoi ...Merci de m'avoir lu !

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dimanche 6 juillet 2014
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Bonjour,
J'ai lu ton témoignage, je suis un homme de 52 ans hyper sportif. Pendant une mononucléose j'ai eu comme toi une péricardite d'origine virale. Symptômes : douleur thoracique, plus spécifiquement dans la région gauche, douleur au bras gauche, mal au ventre, douleur à l'épaule gauche, et dans le dos au niveau du coeur, grande, grande fatigue, l'impression d'avoir 2 neurones. Parfois l'impression d'avoir comme un « coup de griffe » au niveau du coeur. La douleur pouvant être déclenchée par un mouvement du bras. Je vais voir un cardio : électrocardiogramme normal, à l'écographie le cardio découvre un léger épanchement au niveau du coeur, c'est une péricardite, je suis le traitement durant un mois à base d'Aspégic. Un mois après je refais une échographie, plus d'épanchement, je suis « guéri ». Cependant je continu à avoir les mêmes symptômes, douleurs etc.... Je fais un scanner coeur, poumon, rien, tout est normal, je fais un test d'effort, tt est normal. Le cardio me dit que je n'ai rien coté coeur.
Je me dirige vers un pneumo, (un très bon) au Kremlin Bicêtre. Je fait un test d'effort respiratoire, sa ne donne rien, par la suite je consulte avec mes résultats il me dit qu'il à déjà vu récemment un cas similaire une patiente qui avait eu une péricardite a continuée avoir des douleurs pendant plusieurs mois. Elle me prescrit de la Colchicine à prendre pendant plusieurs mois jusqu' à l'arrêt des symptômes.
Par la suite j'en parle à un médecin, amie de la famille au cours d'un diner, elle me dit que au cours de sa carrière (elle est proche de la tertraite), elle a rencontrée 2 fois ce type de pathologie. Voilà, si ça peut te rassurer.
Bon courage, on va s'en sortir.
Jean-Christophe
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Merci

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journal des femmes avec santé médecine 21964 internautes nous ont dit merci ce mois-ci

Bonjour,

Je me retrouve dans vos témoignages. Voilà bientôt 1 an que j'ai fait une péricardite avec récidive (3 fois). C'est très bizarre chez moi puisque les crises revenaient tous les deux mois. Maintenant, j'ai parfois des douleurs sur le côté gauche (bras, épaule et surtout un pic au coeur). J'ai dû arrêter colchicine ne supportant plus ce médicament.
J'en ai marre de ces douleurs !! J'en ai marre d'aller très bien aujourd'hui sans douleurs et le lendemain, les douleurs apparaissent! C'est sûr c'est moins fort mais très gênant !
Les médecins n'ont jamais cherché la cause. Ils m'ont juste dit que mon cas est rare. Oui, mais alors ? Je fais quoi ??
Où en êtes-vous depuis ? Pourvu qu'il ait de l'espoir avec cette pathologie.
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samedi 15 novembre 2008
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20 mars 2018
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Bonjour,
Pas facile de répondre à une question "fleuve" comme celle-là !!Une autre fois fais plus court (LOL)
Il est peu probable que, dans un service de cardiologie, on ait fait une erreur de diagnostic pour une péricardite.
La péricardite a la mauvaise habitude de récidiver mais il ne semble pas que ce soit le cas à propos des troubles dont tu te plains actuellement. Par contre la péricardite (inflammation du péricarde) s' accompagne souvent d' une myocardite ( atteinte inflammatoire du muscle cardiaque) qui peut laisser un certain degré d' insuffisance cardiaque et/ou troubles du rythme.
Conduite à tenir:
1° récupérer le dossier de l'hôpital; ils n' ont pas le droit de refuser, c' est la loi
2° voir un (autre?) cardiologue avec ce dossier
Bonjour,

J en suis a ma deuxieme pericardite, la premiere a ete causee par le CMV, ce megalovirus s est attaque a toutes les enveloppes de mes organes internes, epatyite, pleuresie... thyroide defaillante, et surtout une fatigue immense, m empechant de lire un article de journal de bout en bout sans en perdre le fil. Je suis reste a la maison 1 an et demi, reprenant ensuite le boulot a mi temps durant 6 mois. j avais 37 ans, egalement sportif (gros coeur).
Je viens d en faire une seconde j attends les resultats de prises de sang pour en connaitre la cause. Je sais que peu de pays depistent le CMV mais en Belgique des chercheurs sont sur le sujet depuis quelques annees. Je vous invite a demander ce test.
La question de la pleuresie merite aussi d etre posee (legere dans mon cas).
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4 avril 2013
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Bonjour

Et qu'a donné le holter et le test d'effort? Les symptômes ne se sont pas reproduits?

Récupérer le dossier serait déjà bien oui...