Dillemme
Résolu
Bonjour,
J'aurais pu poster en section cardio, en section diabète, en section café noir (ah non, y en a pas...), mais je pense que le plus approprié reste la psycho.
J'ai le cerveau en ébullition.
Ma petite maman, 70 ans, du fromage blanc dans la tête, pas une once de volonté, est à nouveau à l'hôpital. Anémie + eau dans les poumons.
Abonnée aux crises cardiaques (1 à 51 ans, et 3 les deux dernières années), j'ai l'impression qu'une chambre lui est réservée ad vitam eternam dans cet hosto. Il va falloir songer à des réductions.
Je traite cela avec une pointe d'humour, car sinon j'explose tout.
Sortie de l'hôpital en décembre 2008, j'ai tout mis en place pour qu'elle ait une aide à domicile (6 heures par semaine), une infirmière à domicile, la totale. Oxyène chez elle. Bref.
Voilà que l'infirmière m'appelle hier vers 17 heures, paniquée : ma mère ne fait que dormir depuis une semaine, se casse régulièrement la figure, a le teint jaune-gris...
Je prends un taxi, fonce chez elle, appelle le 15, les pompiers débarquent, nous emmènent à Avicennes, et là j'attends deux heures. J'ai du bol. Du moins ma mère. Résultats plus ou moins tombés ce matin. En attente de savoir si elle a fait à nouveau un accident cardiaque.
Elle me ment toujours. Je ne suis pas une fille ingrate, je l'appelle pratiquement tous les jours, m'occupe du mieux que je peux d'elle, et elle, elle me tourne en bourrique.
J'ai su ce matin qu'elle continuait à fumer par l'infirmière (elle se planque), elle est capable de mentir à tous les médecins avec un visage d'ange (m'en fous, je l'ai grillée), et me sort des phrases à la c***, du genre : si je dois mourir, c'est Dieu qui en décidera.
J'en suis donc à un point où je me demande : que dois-je faire, si elle, a décidé de mourir ? Dois-je l'en empêcher ? Dois-je continuer à paniquer comme une malade dès qu'elle ne va pas bien ? A chaque fois que je l'appelle, c'est : "Tout va bien." Hier, c'était :"Quand je tombe, je pleure et je pense à toi. Tu me manques."
Parce que dans son délire, elle arrive tout de même à me culpabiliser.
Je la sais dépressive, mais elle ne veut pas en entendre parler. Elle ingurgite tellement de médocs que c'est une bombe ambulante.
Bref, ras le bol (je sais, c'est atroce de dire ça). Mais si elle ne veut pas prendre conscience de son état, est-ce à moi de me rendre malade.
Oui, j'avoue : elle est et restera un poids pour moi.
C'est mon bébé, ma petite fille. Je l'ai toujours assistée. Elle, elle se fout de tout. Elle sait que je viendrais toujours à la rescousse.
Je passe mon temps à gueuler et à râler. Je l'aime et elle me bouffe.
Mon frangin est plus intelligent que moi. Il s'est exilé.
Merci de m'avoir lue.
--
Article 1 : le tabac est un poison. Article 2 : tant pis.
J'aurais pu poster en section cardio, en section diabète, en section café noir (ah non, y en a pas...), mais je pense que le plus approprié reste la psycho.
J'ai le cerveau en ébullition.
Ma petite maman, 70 ans, du fromage blanc dans la tête, pas une once de volonté, est à nouveau à l'hôpital. Anémie + eau dans les poumons.
Abonnée aux crises cardiaques (1 à 51 ans, et 3 les deux dernières années), j'ai l'impression qu'une chambre lui est réservée ad vitam eternam dans cet hosto. Il va falloir songer à des réductions.
Je traite cela avec une pointe d'humour, car sinon j'explose tout.
Sortie de l'hôpital en décembre 2008, j'ai tout mis en place pour qu'elle ait une aide à domicile (6 heures par semaine), une infirmière à domicile, la totale. Oxyène chez elle. Bref.
Voilà que l'infirmière m'appelle hier vers 17 heures, paniquée : ma mère ne fait que dormir depuis une semaine, se casse régulièrement la figure, a le teint jaune-gris...
Je prends un taxi, fonce chez elle, appelle le 15, les pompiers débarquent, nous emmènent à Avicennes, et là j'attends deux heures. J'ai du bol. Du moins ma mère. Résultats plus ou moins tombés ce matin. En attente de savoir si elle a fait à nouveau un accident cardiaque.
Elle me ment toujours. Je ne suis pas une fille ingrate, je l'appelle pratiquement tous les jours, m'occupe du mieux que je peux d'elle, et elle, elle me tourne en bourrique.
J'ai su ce matin qu'elle continuait à fumer par l'infirmière (elle se planque), elle est capable de mentir à tous les médecins avec un visage d'ange (m'en fous, je l'ai grillée), et me sort des phrases à la c***, du genre : si je dois mourir, c'est Dieu qui en décidera.
J'en suis donc à un point où je me demande : que dois-je faire, si elle, a décidé de mourir ? Dois-je l'en empêcher ? Dois-je continuer à paniquer comme une malade dès qu'elle ne va pas bien ? A chaque fois que je l'appelle, c'est : "Tout va bien." Hier, c'était :"Quand je tombe, je pleure et je pense à toi. Tu me manques."
Parce que dans son délire, elle arrive tout de même à me culpabiliser.
Je la sais dépressive, mais elle ne veut pas en entendre parler. Elle ingurgite tellement de médocs que c'est une bombe ambulante.
Bref, ras le bol (je sais, c'est atroce de dire ça). Mais si elle ne veut pas prendre conscience de son état, est-ce à moi de me rendre malade.
Oui, j'avoue : elle est et restera un poids pour moi.
C'est mon bébé, ma petite fille. Je l'ai toujours assistée. Elle, elle se fout de tout. Elle sait que je viendrais toujours à la rescousse.
Je passe mon temps à gueuler et à râler. Je l'aime et elle me bouffe.
Mon frangin est plus intelligent que moi. Il s'est exilé.
Merci de m'avoir lue.
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Article 1 : le tabac est un poison. Article 2 : tant pis.
75 réponses
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bonjour petite prune,
tu as bien raison, pense à toi
Nous n'avons qu'une vie!!!!
J'ai aussi mis 58 ans pour me libérer. j'ai quand même décidé de l'appeler au téléphone, la voir de temps en temps pour les fêtes de famille.
et quand elle dépasse les bornes, hop je tire le rideau de fer ou je me met sur mode "méditation" et je n'entend plus rien.
en fait, maintenant je crois qu'elle a compris et fait plus attention à ce qu'elle dit
bonne journée -
Ben oui, tu ne trouves pas que nos mamans, elles ont un côté Caliméro ?
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Bonjour Tournesol,
Qu'est-ce qui te fais dire ça ? ;) -
Mais je plaisante, Toadangel, je ne fais que plaisanter... Padon padon.
Et puis j'ai mis un ;) -
Ouais, ben ça c'est la faute d'une contributeuze... Et c'est pas moi pour une fois.
Les 19 cm sont là :
http://sante medecine.commentcamarche.net/forum/affich 311610 femme fontaine defaut ou b ienfait -
ModérateurHeuhh !!!!! on n'a pas un peu dévié, là ,,,
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xDDDDDDD Moi aussi.
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Ben qu'est-ce que tu m'fais Sosso ???? xDDDDD
Alors je sais que ça a un effet spectaculaire sur le grain de peau, mais là.... et tu crois qu'ils mettent les quantités selon les plats ? ;) -
ModérateurCa m'a même ouvert l'appétit : j'ai trop mangé.
Qu'est ce que je vais ronfler cette nuit :-)))) -
Peut être que ta mère fait tout ça pour que l'on s'occupe tout simplement d'elle.
Dans le mille Tournesol. C'est pas peut-être...
Exemple : je l'appelle donc régulièrement.
Moi, question bête : Ça va maman ?
Elle : nan, ça va pas, j'ai ci, j'ai ça,....
Et effectivement, un jour, un ami me dit : mais arrête de lui demander si elle va bien. Tu peux être sûre que la réponse sera toujours non. Histoire de te rappeler à son bon souvenir.
Un moyen comme un autre pour ne pas se faire oublier, un moyen comme un autre pour me faire chier*.
Merci à toi Tournesol.
* Pardon les modos, mais depuis ce matin, ça me démange de l'écrire en entier. Donc je le fais.
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insuffisance cardiaque + pulmonaire + rénale. C'est quand même très lourd.
Ben oui, je sais. Tu veux que je fasse quoi Lina ? Je ne peux rien faire... Si ce n'est attendre.
Il paraît qu'elle va mieux. Mais jusqu'à quand ? C'est ça qui me tue : jusqu'à quand ? C'est ce que je disais ce matin : je suis sur le qui-vive et ça me bouffe (mon temps, ma vie, mon humeur), parce que je sais pertinemment qu'elle va continuer ses conneries. La dernière fois (donc entre septembre et décembre 2008), voici ces phrases : "ah, je te jure, j'ai eu peur d'y passer là, vraiment. Je vais faire attention maintenant. J'ai eu trop peur." Tu parles !
Juste qu'elle a oublié une chose : elle est restée en réa une semaine. Le médecin ne savait pas si elle allait s'en sortir. Mais ça, c'est à moi qu'on le dit (évidemment, tant qu'à faire, tu te prends tout jusqu'au bout dans la g***). Donc, ok, elle s'en est sortie, mais pour combien de temps, puisque rebelote 4 mois après...
Bon, le principal est que maintenant elle respire mieux, sous antibio, ventilation, on verra bien...
Et pour finir, ce que je déteste le plus : "oui, vous pensez venir quand à l'hôpital ?" Allez, culpabilisez-moi...
Ben tu sais quoi : j'en sais rien ! j'ai pas envie ! je déteste y aller ! Donc je n'y vais pas. J'en ai marre.
La seule chose positive d'aujourd'hui, c'est ce matin le coup de fil de son infirmière : "chapeau, vous lui avez sauvé la vie. Vous avez démarrez au quart de tour." Je ne suis pas si ingrate que ça. -
Merci Lina.
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Oui, mais je ne suis pas sûre qu'elle ait fait exprès. Je crois qu'elle perd la notion espace/temps. Hier, elle me dit que l'on est vendredi. Aux pompiers, mardi... Donc les somnifères – déjà pour se repérer dans son pilulier c'est quelque chose...
L'infirmière qui la suit à domicile n'était censée venir qu'une fois par jour. Lorsqu'elle a vu que ma mère se plantait dans la prise de ses médicaments, elle a décidé de venir deux fois par jour. Et ce n'était pas faute de lui avoir tout noté. Je pense qu'elle zappe ce moment-là et qu'elle en reprend. Il suffit qu'elle cogite, et elle se remet une dose... d'où le surplus. Les reins n'évacuent plus... gêne respiratoire, etc.
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Je viens d'appeler la réa... Madame ne doit plus savoir compter... surdose de somnifères ! Ce qui provoque une gêne respiratoire, sans compter qu'elle ne met pas régulièrement son masque à oxygène chez elle. Woualà. Mais ça ne fait que deux fois l'OD de médoc en l'espace de 4 mois !
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Je t'écoute, je te lis... Ben oui, t'as raison. Mais c'est ce que je pensais : comment fait-on pour être toujours sur les mauvais coups, hein , dis-moi ? xDDDDD
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Oui, pas plus. De toute façon, je ne pourrais pas... Et le pire dans tout ça, c'est que j'hésite à prévenir mon frangin. En gros, je porte tout. Parce que le frère, si je l'appelle, lui aussi il va me gonfler vite. C'est facile à 5000 bornes de dire : écoute, fais ci, fais ça...
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Oui je sais Lina, sauf.... sauf.... que moi je suis sa mère depuis très très longtemps... Je devais avoir 14 ans.
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Bonjour Baluze,
Pour ma part je n'ai plus de parents, alors par expérience j'ai envie de te dire fais la paix avec elle et ton passé avant qu'elle parte, après c'est pratiquement impossible.
Mais justement, là est le problème. Je ne suis pas en guerre avec elle. S'il y avait ça au moins. Non, pas du tout.
C'est un bébé dont je m'occupe. Je suis en colère après moi. Elle, je ne lui en veux même pas, si je réfléchis bien.
Lui en vouloir de quoi après tout ?
Encore plus avec une maladie dégénérative du cerveau.
Mais ma mère n'est pas une décérébrée, n'a pas subi de lobotomie, nan, même pas. C'est pire : elle n'utilise pas son cerveau. Et ça, depuis toujours. C'est une gamine... -
Bonjour,
difficile de rentrer dans un post pareil...
"que dois-je faire, si elle, a décidé de mourir ? Dois-je l'en empêcher ? "
Le problème n'est pas que dois je faire, le problème est que tu ne pourras rien faire, quels que soient tes efforts.
Il faudrait essayer de faire la part entre la maladie ou le je m'en foutisme et la provocation dans ces situations, et en tant que proche et encore plus en tant que fille c'est impossible.
Encore plus avec une maladie dégénérative du cerveau. Seul un médecin qui a le recul suffisant peut le faire, et encore.
Fais ce que tu peux sans y laisser ta santé à toi.
"Dois-je continuer à paniquer comme une malade dès qu'elle ne va pas bien ? "
Même réponse, de toute façon que tu le veuilles ou pas, tu paniqueras.
Oui surtout ne culpabilise pas .Essaye de prendre du recul, de toute façon tu auras fait tout ton possible et tu n'auras rien à te reprocher.Il ne faut pas que vouloir empêcher ta mère de mourir t'empêche de vivre, c'est doublement inutile.
Laisse tomber ces histoires de dieu et de diable, c'est la maladie qui agit et sans doute l'angoisse de la mort qui la tient aussi, ce n'est pas important .C'est plus facile à dire évidemment qu'à faire mais si sa maladie progresse, ses propos te choqueront de plus en plus, il faut que tu te blindes par avance là dessus, et il ne faudra pas que tu penses au passé quand cela arrivera et y voir des sous entendus ou des règlements de compte, sinon tu vas te rendre folle.
Pour ma part je n'ai plus de parents, alors par expérience j'ai envie de te dire fais la paix avec elle et ton passé avant qu'elle parte, après c'est pratiquement impossible. Vois la moins s'il le faut et si tu peux pour prendre plus de recul et ne pas être sous tension en permanence. Appelle là un peu moins aussi. Tu l'as soignée de ton mieux et placée là où il fallait, tu as rempli largement ton rôle.
Attention aux crises de CMV, surtout les deuxièmes. C'est en ce moment que tu dois avoir le plus de force, si tu renvoies tout bouler, c'est le gouffre assuré pour toi et pour un moment.
On peut aussi m'écrire en MP si besoin. -
J'aime bien aussi... Tout quoi !
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