J'ai mis au monde une sociopathe...

Fermé
Dazzy
Messages postés
3
Date d'inscription
vendredi 31 janvier 2014
Statut
Membre
Dernière intervention
6 février 2014
- 31 janv. 2014 à 21:29
 jerhico02 - 17 mars 2014 à 02:18
Ma fille est née en 2005. Très vite j'ai senti que quelque chose n'était pas normal.
J'avais attendu avec tendresse et impatience le moment où lors de ses premiers pas de petite fille elle vienne constamment chercher le refuge auprès de moi pour se sentir en sécurité lorsque nous étions en présence de personnes étrangères.
Mais extrêmement vite, à partir du moment où elle a pu marcher, elle a développé une certaine indépendance angoissante. Elle s'occupait seule et allait où bon lui semblait, ignorant les paroles et recommandations de ses parents.
Lorsqu'elle a eu 2,5 ans son père et moi nous sommes séparés. La séparation se passait mal et ma fille vivait avec moi la majorité du temps (3 week-ends par mois chez son père).
Elle avait fait son entrée en gardienne et les soucis de comportement ont commencé simultanément. Refus d'obéir, quitter la classe derrière le dos des institutrices qui ont dû organiser une battue pour la retrouver... crises de colère à la maison dès qu'on la contrariait...
J'ai donc en panique été voir le pédiatre qui m'a très vite aiguillée vers une pédopsychiatre et plus tard vers une psychologue... Tout semblait relier le traumatisme à la récente séparation de ses parents...
Chez le papa, tout se passait toujours bien (selon ses dires) mais de mon côté, je rencontrais des conflits récurrents, épuisants, me rongeant progressivement.
Lors de sa troisième maternelle, soit presque deux ans plus tard, le comportement était tellement inquiétant que j'ai cherché de l'aide au-delà de la pédopsychiatre qui me répétait sans cesse que j'agissais très bien... J'ai atterri à l'hôpital universitaire de St-Luc à Bruxelles, dans le département du neuropédiatre qui gère la section du trouble de comportement chez l'enfant. Je l'avais déjà vu à la télévision pour des documentaires sur la Rilatine notamment...
Il a parlé de tests multidisciplinaires à titre expérimental puisque ma fille était encore "fort petite".
Son père et moi avons alors jugé qu'elle était en effet trop petite pour tout cela et nous avons laissé cette option de côté pour continuer les séances chez la pédiopsychiatre, la psychomotricienne et la logopède...

En première année primaire, ma fille n'avait en rien calmé son caractère...
Elle quittait la classe sans autorisation et tentait de déclencher l'alarme incendie de l'école.
Elle manquait de respect à son institutrice, refusait de suivre les consignes en classe, refusait de travailler et donnait des coups de pied aux éducateurs...
J'étais de plus en plus pointée du doigt par les enseignants, comme une mère indigne qui n'éduque pas bien sa fille.
L'institutrice nous convoquait souvent son père et moi. Le père expliquait combien chez lui tout allait bien, confirmant ainsi indirectement que tout était dû à une mauvaise "gestion" de ma part.

L'école très vite dépassée par les débordements de comportement de ma fille a exigé un suivi par le centre psycho-médico-sociale de l'école qui reparlait directement de ces tests multidisciplinaires.
Nous avons donc fait un retour auprès de l'hôpital St-Luc et à la fin de l'année scolaire, ma fille avait passé tous les tests multidisciplinaires en Belgique et n'était pas hyperactive, ni haut-potentiel (HP)...
Il fallait par contre lui faire recommencer sa première primaire dans une autre école.
Nous lui avons trouvé une nouvelle école où dès la fin du mois de septembre les problèmes de comportement recommençaient...
Ma fille se roulait par terre en plein milieu de la classe imitant le son des animaux et expliquait son attitude par un "j'avais envie de le faire c'est tout"...
Les psychologues vus et revus avaient vivement conseillé que son père et moi refassions notre vie privée ce que nous avions finalement eu l'occasion de faire, offrant ainsi à notre fille deux nouvelles vies de famille équilibrée mais rien n'y faisait.
Ma fille disait comprendre ce qu'on attendait d'elle au niveau de son comportement et puis ne faisait finalement qu'à sa tête par la suite "parce qu'elle en avait marre d'être sage"...
Elle mentait comme elle respirait à l'école et à la maison, tournant tout le monde en bourrique...

Nous étions en décembre 2012, j'étais à bout.
Aucun retour, j'avais été voir tous les médecins et rien...
Le neuro-pédiatre de St-Luc avait alors mentionné du bout des lèvres l'autre "chemin".
Le trouble d'ordre mentale/génétique... et non le trouble affectif.
J'avais voulu creuser mais il s'était ravisé, voulant revoir plus profondément l'aspect "affectif" de l'histoire.
Nous avons donc dû suivre encore une psychologue qui de décembre à juin 2013 nous a vus tous les trois à raison de deux fois par mois...
La solution était la garde alternée mais d'un point de vue organisationnelle ça ne tenait pas la route alors le papa a subitement proposé de prendre sa fille à temps plein.
Au départ j'étais contre mais ma fille m'en a tellement voulu (son plus grand souhait était de vivre avec son père) que j'ai fini par céder.
En septembre 2013 elle est partie vivre avec lui.
Nous sommes en janvier 2014 et son père est à bout à présent...
Ma fille lui a dit aimer lorsque tout allait mal à la maison. Que le fait que tout le monde soit en colère, cela la rendait heureuse.
Elle manque de respect à sa belle-mère en la regardant d'un regard noir et en disant :"je n'ai pas peur de toi tu sais, tu n'es rien pour moi"...

Retour chez une pédopsychiatre... janvier 2014
(Y-a-t-il uniquement des femmes dans ce métier ???)
Et c'est alors que le diagnostic génétique revient.
Ce ne serait pas lié à la séparation mais bien dans le caractère de ma fille.
Elle n'aurait aucun ressenti du bien et du mal, elle comprend la définition mais ne le vit pas...
Voilà pourquoi elle ne ressent rien lorsqu'elle me voit pleurer ou lorsqu'elle fait pleurer sa belle-mère...
Mais personne ne met les mots, pourquoi ?
On donne la définition, les traits de "caractère" mais les mots, non, c'est interdit.
Alors je cherche et cherche encore sur internet et découvre un mot...
Sociopathe...
La définition est celle de la pédopsychiatre.
Le traitement "possible" est celui proposé par la pédopsychiatre.
Pourquoi ne nous l'a-t-elle pas dit ?
J'ai tant besoin d'un diagnostic, d'une définition...

J'ai depuis lu beaucoup sur internet et tout semble à croire que ma fille correspond à la définition d'un sociopathe...
Et là, j'ai une question : comment guérit-on une sociopathe?
Si quelqu'un connaît la réponse, s'il vous plaît, faites-moi signe...
La pédopsychiatre parle de psychanalyse et d'anxiolytiques... Mais y-a-t-il autre chose ?
Elle manipule les psychologues, les pédopsychiatres, alors elle ne fera qu'une bouchée d'une psychanalyste !

Ma fille n'est pas encore agressive mais la crainte y est...

Je ne sais pas quoi faire, je suis épuisée...

Le 17 mars 2014 je dois revoir la pédopsychiatre et je compte bien mettre les pieds dans le plat pour savoir si on peut me confirmer le diagnostic que je semble avoir déjà compris...

J'avais besoin de partager cela avec vous.
En espérant que quelque part, quelqu'un peut m'aider et répondre à mes questions...
A voir également:

8 réponses

Minaa13
Messages postés
29
Date d'inscription
samedi 11 janvier 2014
Statut
Membre
Dernière intervention
26 juin 2014
13
6 févr. 2014 à 15:02
Rebonjour.

Je vous ais dis la médecine chinoise, car, comme vous je me sens désemparée en lisant votre post, ils ont une façon différente de soigné, vous aide a gardé votre calme, ect.

Votre fille provoque, désobéi , ce qui peut être en quelque sorte un appelle a l'aide.

Elle ne pense pas qu'à faire les choses en douce en tout cas
Et si c'étais tout simplement une forme différente de colère,
Et si c'étais juste parce qu'elle était différente ?

Pourquoi est t-elle normal chez son papa et anormal chez vous ?
9ans, il est tellement trop tôt pour posé un dianostic, il est même trop tôt
pour saoulé la petite avec des tas de gens qui lui pose des questions dont elle en à rien a battre.


Je vais vous parlé de mon enfance.

En maternelle, je me suis retrouvé avec des élèves très (sauvage) qui me frappait tout les jours, je m'en plaignait, j'hurlé dans la voiture pour allé a la maternelle, je me faisait passé a tabac tout les jours. J'hurlé, je pleuré tous les jours mais personne ne m'as entendu , car l'ont disait "ce sont des enfants, c'est normal qu'il ce chamaille."
Malheureusement, cela ma isolé des autres enfants durant toute mon enfance
Même aujourd'hui d'ailleurs.

Mes parents ce sont inquiété très vite.
Pourquoi ma fille est-elle si seule ? Pourquoi ne rentre pas quand la sonnerie de l'école retentit ? Pourquoi ma fille dis t-elle des choses aussi choquante avec un air si détaché ? Pourquoi ma fille ne répond pas quand on lui parle.

Et allé, les psychologues, les pédopsychiatre, qui m'ont pourris toute mon enfance... J'aurais préférer qu'on m'encourage a faire un instrument de musique, celui que je voulais , qu'on s'émerveille devant mes dessins au lieu de me dire : Mon dieu, pourquoi tu a dessiné ça? Pourquoi les autres avait le droit d'avoir des amis imaginaire, et pourquoi chez moi ça n'étais pas normal ?

Avec les psychologues , un jour j'étais retardé mental ,et oui le pronostic collé à l'époque, un jour j'étais dyslexique ( d'ailleurs la maîtresse a dis que j'avais une maladie très grave, donc comment voulez vous que les autre ce comporte normalement avec moi ? je me suis sentit si mal ) à l'époque c'étais très rare un dyslexique, de nos jour quand je vois qu'un enfant sur deux l'es je me dis qu'ont nous prend vraiment pour des cons. Un jour j'étais dix ceci, dix cela...

Puis quand j'ai fais ma crise d'ado, ont a voulu me faire avalé des médicaments pour me ramollir le cerveau...

Après ma crise d'ado, j'ai passé des tests de Q.I j'étais surdouée lol (d'après les tests ) et toute mes "DIX" avait disparu comme par magie !
Mais je devais les repassé aujourd'hui, en ayant arrêté de lire des livres d'allé a l'école ect, j'aurais un Q.I inférieure... Alors au diable toute ses étiquettes !

Il fallait regardé le comportement d'un chien battu pour comprendre tout simplement.... et associé un caractère bien particulier.

Vous voyez? Mis a part la violence, je n'étais pas si différente de votre fille.

Ma mère dis souvent : Je regrette tellement de ne pas m'être écouté.

Enseigné lui, les valeurs de la vie, pourquoi elles sont importante, posé vous avec elle...

...à l'école on s'enseigne pas le respect, ni la confiance en soit...

et bien trop souvent l'inverse.
5
begonie
Messages postés
78568
Date d'inscription
mardi 13 avril 2010
Statut
Modérateur
Dernière intervention
28 juin 2022
9 807
6 févr. 2014 à 15:16
A Minaa,

Merci de ne pas mélanger ton histoire de vie avec l'histoire dont il est question ici et qui est totalement différente de la tienne, déjà par le fait qu'il s'agit de personnes totalement différente de toi et ton milieu personnel.
1