Que faire contre une hospitalisation en SDT ? [Résolu/Fermé]

donald - 3 juin 2012 à 15:15 - Dernière réponse :  donald
- 19 juin 2012 à 21:56
Bonjour,
j'ai 25 ans, je suis hospitalisé en SDT en soins psychiatriques suite à une tentative de suicide le 11 mai car j'ai eu un deuil familial que je n'ai pas supporté. J'étais assez dépendant de cette personne affectivement et financièrement. Je n'ai plus d'autre famille désormais. C'est un ami à qui j'ai envoyé un SMS qui a appelé les secours. Pendant 15 jours, je n'ai pas pu sortir, à part pour aller à l'enterrement de la personne concernée. Depuis une dizaine de jours, je bénéficie de permissions assez larges, au motif que je suis étudiant et que je dois aller passer mes examens (en gros, je peux sortir à ma guise de 9h à 19h). La docteur a même allongé l'autorisation jusqu'au 30 juin alors que mes examens se terminent le 12 juin. Le problème, c'est que, voulant profiter pleinement de ces "moments de liberté" et n'ayant pas d'autre véhicule, celà me fait passer 2 heures aller et 2 heures retour dans les transports. Celà fait vraiment beaucoup tous les jours surtout quand il faut préparer les examens en même temps. Malgré ces autorisations assez libres, je suis toujours considéré comme étant en SDT pour "péril imminent", ce qui est assez hypocrite car si je voulais, je pourrais très bien aller me jeter sous un train pendant ces "permissions". J'ai vu le JLD au bout de 15 jours par visioconférence et il n'a pas fait opposition à mon maintien en soins psychiatriques. Or, il y a très peu d'argent sur mon compte en banque et il faut absolument que je trouve du travail pour après les examens et je ne peux pas dire à un employeur que je ne peux sortir qu'entre 9h et 19h. Je suis face à un dilemme : je n'ai franchement plus envie de rentrer "chez les maboules" tous les soirs et d'un autre côté, si je n'y rentre pas tous les soirs, j'ai peur qu'ils viennent me chercher chez moi et qu'ils me remettent en hospitalisation sans possibilité de sortie tous les jours. La docteur qui m'a fait ces permissions n'est quasiment dans le service qu'une heure dans la journée et celà m'oblige à "sacrifier" une matinée de permissions si je veux lui parler, sans compter le fait qu'elle n'ait jamais le temps de rien.
Je ne sais pas quoi faire pour "retrouver ma liberté" car je n'en peux plus de cette vie "psychiatrique" agrémentée de 4 heures quotidiennes dans les transports , j'ai besoin de trouver du travail pour avoir vite de l'argent, l'assistante sociale de l'hôpital, qui m'a un temps proposé de faire une demande de RSA. est à peu près autant disponible que le docteur, c'est-à-dire une heure par jour...
J'ai l'impression d'être engoncé dans une multitude de problèmes...
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2 réponses

p.horde 26741 Messages postés vendredi 21 décembre 2007Date d'inscriptionModérateurStatut 18 septembre 2018 Dernière intervention - 3 juin 2012 à 16:25
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Merci
Quand les médecins jugeront que tu peux vivre seul, cette liberté totale te sera accordée.
C'est pour te protéger, à toi maintenant de leur prouver que tu vas de mieux en mieux, pas d'autres choix possible
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Merci
Une hypocrisie donc. Comme toute personne intelligente, j'ai tenu un discours hyper-positif lors de mon entretien de ce matin... Et elle a donc levée l'hospitalisation et j'ai pu partir définitivement. Elle m'a même prescrit un somnifère qui, à haute dose, atteindrait sa dose létale (en "googlelisant à droite à gauche". Alors depuis ce midi et mon départ, j'ai de nouveau envie d'en finir et je pense que dans quelques jours, je ferai un savant cocktail pour que ce soit la bonne fin cette fois-ci.

Je pense qu'après ma mort, le législateur devra réformer très largement les hospitalisations sous contrainte. 38 jours d'infantitlisation dans une société qui va à notre vitesse, c'est trop, surtout pour ceux qui sont normaux. (je ferai peut-être un dernier courrier avant de mourir à Marisol Touraine, la ministre de la Santé pour faire ouvrir le débat sur cette situation contraire Libertés Publiques)
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