Maladie mentale avec un petit m [Résolu]

- - Dernière réponse : begonie
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18 août 2019
- 7 août 2019 à 02:56
Bonjour. C’est bizarre de commencer comme ça, mais bon. Avant tout, mise au point : j’ai un gros problème, je ne fais que mentir quand il s’agit de me confier, ce qui fait que du haut de mes dix-sept ans, je n’ai pas révélé une seule vérité complète à une personne, psy compris. Alors je vais essayer de le faire ici.
J’ai aucune idée de ce que je dois dire ou pas, mais en tout cas, je suis presque certaine que je suis malade, ou quelque chose qui s’en rapproche. En fait, depuis quatre ans, peut-être trois, voire deux, je me suis tellement renseignée sur les troubles mentaux que je suis comme devenue hypocondriaque de ceux-ci. Je retrouve en moi des symptômes de schizophrènie, de bipolarité, de dépression, d’asperger (je crois que c’est tout). Concernant asperger, j’ai passé un test qui semblait plutôt formel, et il s’est révélé positif. Auparavant, j’en avais passé plusieurs, qui semblaient moins sérieux, qui étaient tout aussi positif. Bref. La dépression, j’aurai du mal à croire que je n’en ai pas fait une. Un an, p’tet deux, je pense pas trois. Il y a quatre ans, en troisième. C’était un mélange de déprime adolescente, de pensées trop mature pour une nénette de 14ans, un décrochage scolaire, un retrait social, problèmes physiques, mentaux BREF, les symptômes connus.
En fait, j’ai ce besoin vital de tout expliquer rationnellement. Alors je me renseigne, je nomme les choses, je me rassure. « Si je fais telle ou telle action, c’est parce que... »
C’est plus simple. C’est plus logique.
La bipolarité, plus je me suis renseignée, plus je réalise à quel point ce trouble est grave. En même temps, m’auto-diagnostiquer bipolaire, sous les soupçons de quelques gens de mon entourage, a expliqué des choses. Des crises de « nerfs » ou j’éclatais en sanglots bizarrement, déferlentes de colère où je détruisais mes propres dents, et vide, fatigue, énergie (trop, beaucoup trop), angoisse, gros projet. Terrible, bref. Je ne me rappelle pas, maintenant, mais je crois que ça ne correspond plus à mon état de cet année. Je crois que j’ai pensé être schizophrène après le conseil d’un psy pour me faire vérifier. Jamais fait. Comme les troubles bipolaires, c’est quelque chose qui se voit. J’ai 17ans, et même si ma mère me trouve triste, déprimée dans le style artiste torturée, elle ne me pense pas malade avec un grand M. Et je pense que moi non plus. Mais avec un petit m, peut-être.
En fait, il y a plusieurs trucs étranges qui me tracassent. Ça va être très difficile à décrire par écrit sans déformer.
Alors, prenons pour exemple trois classeurs. Le passé, le présent, le futur. Dans chacun des classeurs, différents intercalaires. Je distingue mes « moi » en différentes catégories. Catégorie classeur, et catégorie intercalaire. C’est à dire que je ne fais pas le lien entre la moi du présent et celle de passé par exemple. Pourtant, je sais que théoriquement, rationnellement, c’est la même. Mais je les distingue. Maintenant, les intercalaires. En mon être, j’ai plusieurs moi. Ce ne sont pas des traits de caractères, et je ne les reconnais pas. C’est quelque chose qui me force à me faire plusieurs profils sur différents sites, plusieurs réseaux, plusieurs adresses e-mail. Une des mes moi est amoureuse d’une fille, alors qu’en dehors d’elle, personne ne l’est. Et la moi de maintenant n’aime pas cette fille, c’est comme si je comprenais ces sentiments. Comme si on me les avait tellement bien expliqués que je les comprenais vraiment bien. Je sais que je suis « un », et je sais que ces moi sont un moi que j’ai divisé pour mieux comprendre, analyser sûrement. Mais lorsque j’ai commencé à en parler et que j’ai vu qu’on ne me croyait pas, j’ai réalisé qu’il devait y avoir un problème. C’est à moitié vrai, en fait. J’ai réalisé le problème lorsque sur un site pour ado, j’ai parlé à un bénévole. J’ai essayé de me confier. (Je vais dire elle, pour faciliter ma propre compréhension). Elle s’est donc confiée. Et petit à petit, mes pensées sont devenus les siennes, ce n’était plus les miennes. Elle s’est confiée sur des problèmes, des ressenties que je n’ai pas. Et quand je suis revenue à moi, puisque je ne sais pas comment dire ça autrement, j’avais l’impression de simplement avoir regardé la scène. Si on m’avait dit que ce n’était pas moi, je l’aurais cru, je l’aurais même su.
Bref, je ne suis plus assez concentrée pour savoir si j’ai fini ou si j’avais d’autres choses à dire. En tout cas, je sais que je suis instable émotionnellement parlant, mais ça ressemble tellement à des hormones d’ado que je ne sais plus ce qui devrait être indiqué ou pas.
Bref.
Merci beaucoup de m’avoir lue, et si vous ressentez quoique se soit en me lisant, si c’est flippant, si vous vous retrouvez, notifiez le moi donc
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Merci
Bonjour

Comme tu es en contact avec un psy c'est préférable de discuter en direct avec le psy.
Comme tu cites que tu n'arrives pas à t'exprimer sans mentir n'hésite pas de lui montrer le contenu de ce que tu viens de transmettre sur le forum.

Santé-Médecine n'offre pas des espaces de type blog et se limite à des conseils/orientations simples.

Nous allons donc en rester là.

Bonne continuation.
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