Temoignage sur opération Kyste Pilonidal [Fermé]

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Bonjour à tous,
Egalement concernée par le sujet et je pense, un petit peu comme vous tous, j'ai passé de longs moments à parcourir les blogs de santé pour lire les commentaires. Entre ceux traumatisants et ceux plus rassurants, on est rapidement un peu perdu et on ne sait comment appréhender la chose! J'ai donc décidé de vous partager mon expérience, si celle-ci peut vous aider et vous rassurer :)
(Attention je me suis lâchée et mon témoignage est assez long, merci d'avance aux courageux qui auront la patience d'aller jusqu'au bout :) )
Je suis une jeune femme de 23 ans. Il y a 3 ans, j'ai fait mon 1er kyste pilonidal. Classique: petite boule qui apparaît au niveau du coccyx, douloureuse, plus ça va, plus ça grossit, plus il est difficile de s'assoir... Bref, après une rapide recherche sur internet, j'ai vite deviné ce qui m'arrivait.
Direction chez le médecin! On m'explique un peu les causes, que l'on peut soigner ça par antibiotiques (avec haut risque de récidive) ou opération (pour être tranquille). Je ne réfléchis pas deux secondes et choisis les antibiotiques. Cela a fonctionné, mon kyste n'a duré que quelques jours puis a fait une espèce de petite membrane remplie de liquide clair qui s'est fissurée à un moment où je me penchais. Pas de douleur, pas d'odeur, le lendemain quasi aucune marque et cette histoire était pliée.
Durant les 3 années qui ont suivies, je ressentais parfois une petite gêne et si je cherchais bien, parfois une petite boule mais qui disparaissait aussi vite qu'elle était apparue. Je ne pensais plus du tout à cette histoire.... jusqu'à la semaine dernière!
C'était un samedi, je ressens une petite gêne ainsi qu'une petite boule au niveau du coccyx. Rien d'alarmant surtout que cela m'était déjà arrivé, je me disais que le lendemain tout serait revenu à la normale. Oh que non. Le samedi, la douleur monte petit à petit et devient de plus en plus gênante. Le dimanche, forte douleur, grosse boule, plus de doute: c'est reparti. D'autant plus embêtant que j'étais partie en week-end, seule conductrice, j'ai du prendre le volant pendant 2h. Vous qui connaissez cette douleur, vous imaginerez le calvaire et comme la route me paraissait interminable!
Lundi: toujours la même histoire, j'appelle mon patron pour lui expliquer mon souci, que je ne peux pas aller travailler et que j'irais chez le médecin. Je sens que cela ne lui convient pas trop mais bon. Je suis commerciale sédentaire, toujours sur le route, je ne pouvais réellement pas entamer mes journées habituelles. Une fois chez le médecin, on me réexplique les causes, que l'on peut de nouveau tenter les antibio mais que cela retardait seulement l'échéance de l'opération qui sera un jour inévitable. Seul couac, mon médecin me parle de 3 à 8 semaines de convalescence. C'est niet, je suis en CDD, souhaite vraiment obtenir mon cdi et à la vue de la réaction de mon patron pour ne pas aller travailler un jour, je ne veux réellement pas prendre le risque de m'arrêter aussi longtemps! On opte pour les antibio.
Jusqu'au mercredi, la douleur varie mais reste importante. Très difficile de marcher, de changer de position, les nuits sont à la fois longues et courtes en sommeil etc.. Seuls les Nurofens me permettent un peu de répit au moment de leur prise.
C'est à partir du mercredi après-midi que tout s'est gâté. La douleur devient vraiment insupportable, je ne peux absolument plus bouger de ma position sur le ventre. Rien que tendre un peu la jambe et je jongle pendant de très longues minutes sans accalmie. Idem pour la nuit. En jetant un oeil (comme on peut hein!) à mon kyste, je vois qu'il a complètement changé de tête, ça devient complètement noir et je vois qu'il est ressorti, qu'il y a une petite membrane qui renferme tout ce pus noirâtre.
Jeudi matin la douleur est beaucoup plus supportable et je sens que mon kyste est prêt à éclater d'un moment à l'autre. Pour moi, c'est bon signe. Comme la première fois, lorsqu'il aura éclaté, je serais enfin soulagée et ce sera la fin. Je retourne chez le médecin pour d'une part, voir si cette étrange évolution est normale mais surtout pour prolonger mon arrêt.
Dans la salle d'attente, pas de surprise, le kyste éclate. Je ne sens rien du tout. Enfin seulement côté douleur car je me sens tout à coup trempée et surtout une horrible odeur nauséabonde. Oups, grosse gêne! Je fais un signe discret à mon compagnon qui était avec moi. Ni une ni deux, on part à la pharmacie qui heureusement était à deux pas. On leur demande de quoi me nettoyer et un petit coin à l'abris des regards pour le faire. Imaginez la scène: moi penchée les fesses à l'air, mon cher et tendre derrière dans cette forte odeur désagréable entrain de me nettoyer et vider le kyste, ce qui a pris 5 bonnes minutes pour tout sortir tellement il y en avait. On met son ego de côté à cet instant, on a connu moments plus glam!! Heureusement je ne l'ai pas fait fuir, bon signe pour la suite avec lui, non? ;)
Je retourne chez le médecin et plutôt confiante (car pour moi je suis enfin sortie de ce calvaire) je lui lance: - "Le kyste a éclaté, ça signifie que c'est la fin n'est-ce pas?". - "ah non pas du tout.". Aïe. Elle m'ausculte et j'entends derrière moi "Bon allez, opération en urgence." QUOIQUOIQUOI???? Ah non non non. Je ne m'attendais pas du tout à ça, loin de là. Je n'ai pas le temps de comprendre, ni de me rhabiller qu'elle a déjà décroché son téléphone pour me prendre un rdv avec le chirurgien. "Vous avez rendez-vous dans 3/4h, vous serez opérée dans l'après-midi".
On prend donc la direction du chirurgien, pas le temps de repasser chez moi pour me changer. Oui, pas très agréable car toujours trempée et nauséabonde de mon expérience 1/4h plus tôt.
Je n'ai pas le temps de comprendre et tout se bouscule dans ma tête. Cet après-midi?? Non non impossible. Mes parents sont à l'étranger, avec le décalage horaire ils dorment. Je ne peux pas me faire opérer pendant qu'ils dorment, ils vont paniquer au réveil. Le travail! Mon dieu, le travail. Que vais-je dire, comment ça va se passer, j'appelle maintenant??...
Bon quoi qu'il en soit il faut y aller.
Une fois avec le chirurgien, j'apprends que je me fais opérer le lendemain après-midi. Au moins j'ai le temps de prévenir et rassurer tout le monde. Mais bien le temps d'angoisser également! Il m'explique que l'on va me creuser une partie du sillon interfessier, là où se trouve l'abcès. Quant à la profondeur et la largeur, il ne pouvait pas m'en dire plus, ils ne sauront qu'une fois qu'ils auront le nez dedans. Il me rassure pour le boulot et me dit qu'il a déjà opéré des personnes le vendredi et qui ont repris dès le lundi. Un bon point.
Le moment redouté arrive. Vendredi après-midi, on vient me chercher, pas très détendue. Il s'agissait de ma première opération. Arrivée au bloc, anesthésie générale, on me met un masque, tout tourne et trou noir. Je me réveille en salle de réveil 1h plus tard. Et je me réveille dans une forme olympique! Pas du tout ce à quoi je m'attendais! Je suis tout de suite consciente d'où je me trouve et de ce qui s'est passé. Bon la morphine aidait, j'étais relevée sur les coudes, je parlais à tout le monde avec un grand sourire, répétais plusieurs fois la même chose. Notamment, je demandais comment cela se faisait que je ne ressente quasi aucune douleur. C'est vrai, je m'attendais à me réveiller dans un état pitoyable, à l'ouest et avec des douleurs très intenses. Rien de tout cela, j'étais allongée sur les fesses comme si rien ne m'était arrivé.
Au début, je me suis dit que cela était dû à la morphine et que les douleurs surviendraient par la suite. Encore une fois je me suis trompée. Une fois sortie de la salle de réveil, arrêt de la morphine, on m'a mis simplement sous paracétamol. En sortant tout juste d'une opération cela peut paraître un peu léger, mais non. Les heures qui suivent, toujours très peu de douleur. Seulement lorsque je me redresse, mais une douleur de 1, pas plus de 2 sur l'échelle de 10 que les infirmières me demandent de noter. Sinon je peux rester complètement allongée ou même assise sans ressentir la moindre douleur. J'avais même un bel appétit et ai totalement avalé mon plateau repas, moi qui suis difficile et vous connaissez la réputation des repas dans les hôpitaux...
Pendant la nuit, même histoire. Très bon dodo, seulement réveillée par le passage des infirmières pour s'assurer que tout va bien mais aucunement à cause de la douleur. J'étais tellement soulagée.
Suite à cette opération, il faut savoir que cela ne s'arrête pas là. Il faut changer les mèches quotidiennement ce qui implique un passage tous les jours d'une infirmière à domicile. Le 1er se fait à l'hôpital avant ma sortie.
Je n'ai absolument rien senti! On m'a enlevé la mèche posée pendant l'opération, désinfectée, bétadine et mis une nouvelle mèche: rien! Une autre bonne nouvelle. Apperemment si je n'ai pas eu mal à ce moment là, ce sera également le cas aux prochaines.
Je suis revenue chez moi depuis quelques heures et toujours aucune douleur. Je suis uniquement sous paracétamol (seulement de l'Ixprim à prendre juste avant mes soins) et je peux marcher, m'assoir et m'allonger sans aucune douleur. Mis à part le pansement, je n'ai pas l'impression d'avoir été opérée.
Il faut noter que j'ai effectué mon opération dans une clinique privée, l'hôpital Louvières de Lille si cela peut en intéresser certains. J'ai été très bien opérée et entourée.
Voilà mon histoire, qui en somme s'est très très bien déroulée. Je suis tellement soulagée et étonnée que cela se passe aussi bien avec tout ce que j'avais pu lire sur internet. Ne nous en faites pas, cela peut donc très bien se passer :)
Merci encore à tous ceux qui m'ont lu jusqu'au bout ainsi que ceux qui auront lu un petit passage. J'espère que mon témoignage vous aura été utile!

Titre modifié par la modération
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hello. j'ai trainé ce kyste pilo sur une année un coup la, un coup parti. Il s'est infecté deux semaines avant que je parte en vacances' j'ai pris les antibio le kyste s'est vidé mais pas la "coque" du kyste. L'opération est inévitable.
Il y a une semaine c'est revenu, je me suis rendue aux urgences a jeun en me disant que j'avais une chance d'être opérée dans l'immédiat.

Ca n'a pas raté, arrivée aux urgences a 16h et a 18h j'entrais au bloc. Pas d'anésthesie generale mais une rachianesthésie. J'ai du m'allonger sur le côté et on m'a piquée dans le dos, petite douleur mais qui s'oublie rapidement. L'acte chirurgical a duré 15 minutes, pendant ce temps, je discutais avec l'anésthésiste et je ne sentais absolument RIEN.
Deux choses frustrantes avec ce mode d'anesthesie: ne pas sentir ses jambes pendant deux heures (comme si on est paralysé) et ne pas pouvoir s'asseoir pendant plusieurs heures au risque d'avoir la migraine de sa vie.

J'ai passé la nuit à l'hopital ou je n'ai pas eu de douleur, le lendemain midi changement de pansement et adios l'hopital. Aucune douleur à ce stade et un soulagement de ne plus avoir ce kyste.

Premier jour au lit à la maison, toujours pas de douleur. L'infirmière est passé et a changé le pansement en 10 minutes.

J'en suis a mon deuxième jour et la douleur s'est vivement réveillée, par ma faute, j'ai relaché le doliprane un peu. Et je marche comme une mamie de 90 ans qui ne tient pas sur ses jambes. Pour aller a la selle c'est compliquè, je ne me vois pas pousser avec la douleur, je vais donc prendre du Forlax.

Pour ce qui concerne l'arrêt maladie, je suis arrêtée 3 semaines et demi avec la possibilité de reprendre avant si je me sens bien.

A savoir que mon kyste était bien infecté mais pas abcédé. La plaie est assez profonde mais pas très large. Pas de sutures.
A suivre :)

Amandine