Dépression et automutilation, besoin d'aide pour aller mieux

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Bonsoir à tous,

Je ne sais pas trop par où commencer, ce n'est pas mon « truc » généralement d'aller raconter ma vie sur Internet. Je vais peut-être commencer par me présenter brièvement avant de raconter ce qui m'amène ici.

Alors voilà, j'ai 30 ans, enfin bientôt 31, je suis maman d'une petite fille qui aura 5 ans dans 19 jours, je suis avec mon conjoint depuis 14 ans et nous sommes mariés depuis 3 ans.

J'ai commencé une dépression il y a 2 ans, harcèlement au travail, mère très étouffante, vivant pourtant à 500 km de distance et alcoolique, quelques problèmes de couples, mais qui n'en a pas ? et tout a basculé.

Arrêt de travail de 15 jours, retour au travail avec essaie de discussion avec ma supérieure puis finalement visite à la médecine du travail qui a jugé que je ne pouvais pas retourner au travail et que je devais me faire arrêter et aller voir un Psychiatre.

Donc je l'ai écouté de suite, rupture de tous contacts avec le travail, arrêt maladie, suivi psy, antidépresseurs... puis réception d'un avertissement pour faute au travail alors que j'étais toujours en arrêt et licenciement pour faute. Bien contente de ne pas avoir à retourner au travail et surtout fautes commises par l'employeur lors du licenciement et transaction financière grâce à un Avocat. Une grosse chance !

Pendant ce temps, difficile de refaire surface, alternance de ruptures et de reprises de contact avec ma famille, enfin surtout ma mère car trop néfaste, ma grand-mère dont j'étais très proche mais qui a une dépendance aux jeux d'argent et mon père qui est parfois un peu trop comment dire « bourru ». Grosses idées noires, automutilations avec une aiguille...

Il était inenvisageable pour moi de retourner travailler dans une autre société à un poste similaire, alors pour me sortir de cette dépression j'ai profité de ma passion pour la pâtisserie pour passer le CAP pâtissier en candidat libre, vraiment dur de se motiver dans ces moments-là, mais je voulais prouver que je pouvais y arriver et je l'ai en juin 2014 après environ 1 an de préparation.
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Eté 2014, tout de même encore un peu fragile j'avais l'impression que c'était presque le fin de la dépression et je me suis donc dit qu'étant donné qu'avec mon psy nous avions décidé de mettre fin aux arrêts maladie à la fin du mois d'août, j'allais pouvoir essayer de trouver un nouveau travail.

Mais j'avais totalement occulté les problèmes de couples. J'ai un mari adorable, bosseur, toujours aux petits soins, toujours présent pour me soutenir dans ma dépression, mais qui n'exprime quasiment aucune émotion et avec qui il ne se passe plus rien au lit depuis bien longtemps, je me fais même rejeter et pars dans mon coin en pleurant.

Août 2014, mon mari ne pouvant pas prendre de vacances je pars avec ma fille, mon frère et ma pseudo belle-soeur en Suisse voir un oncle (mon préféré, j'ai toujours voulu que ce soit lui mon papa) que je n'ai pas vu depuis très longtemps et qui ne connais même pas ma fille. Il vit là-bas depuis très longtemps et fait les saisons d'hiver et d'été, il a une compagne (que j'aime beaucoup et c'est réciproque) qui vit également avec lui et qui a aussi un travail là-bas (petit point important, elle a 4 enfants, 2 filles, 2 garçons, je connais les 2 filles, mais pas les autres). Et là on arrive et pour la première fois en 14 ans je rencontre mon cousin par alliance qui a 27 ans et là pour moi c'est le coup de foudre.

Les vacances se passent, nous ne logeons pas chez mon oncle car pas assez de place mais nous avons un petit appartement et nous passons toutes nos soirées même plus ensembles (toute la famille) à bien profiter de la vie, boissons, nourriture.... Et je sens bien qu'il y a quelque chose de bizarre entre mon cousin et moi, une attirance évidente. Lui qui ne devait rester en Suisse que quelques jours, repousse son départ à plusieurs reprises. Et puis un soir on arrive à se retrouver seul et on passe la nuit ensemble au lit à juste s'embrasser et discuter sans aller plus loin.

Le lendemain une tension se créé entre mon frère et moi et il me demande à quel jeu je joue surtout avec ma fille qui est présente, je lui avoue donc qu'on s'est juste embrassé, que ça s'est arrêté là, que j'avais besoin de réconfort et que de toute façon ma fille n'a rien vu et que ça ne le regarde pas. Du coup pas possible de se rejoindre cette nuit-là. Puis la nuit suivante était la dernière où l'on pouvait se voir il repartait le lendemain matin. Grosse embrouille avec ma belle-soeur en fin de soirée, je rentre donc à contre coeur à l'appartement mais décide après avoir couché ma fille et attendu que tout le monde dorme de le rejoindre et là on passe un super moment, on fait l'amour et s'est magique et on se promet de se revoir rapidement.
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La journée qui a suivi a été très difficile, engueulade devant ma fille avec mon frère, départ de mon cousin... et il nous restait encore plusieurs jours de vacances, les plus longs et les plus difficile de ma vie enfin à ce moment-là c'est ce que je pensais.

A notre retour de Suisse je devais rester quelque jours de plus chez mon frère qui est en Vendée, mais à peine une heure après être arrivé chez eux, le temps de décharger et recharger la voiture et je suis rentrée chez moi à Paris avec ma fille. J'ai appris par la suite que le soir même mon frère avait tout raconté à mes parents alors qu'il ne savait pas ce qu'il s'était passé réellement, j'avais soit disant gâché les vacances, j'avais beaucoup trop bu et le fait que je mélange alcool et médocs ne lui avait pas plus, que je fume de temps une cigarette moi qui ne fume jamais non plus... (Je précise que ma fille n'a rien vu de tout ça, à chaque fois elle était à coté dans une chambre à regarder la télé et ne m'a jamais vu dans un « sale » état). Mon père a donc appelé son frère pour savoir ce qu'il s'était passé... mon oncle a tout de suite mis les choses au point disant qu'il n'était pas au courant et quand bien même ça ne le regardait pas, on été assez grand pour prendre nos responsabilités. Donc grosses embrouilles dans la famille, alors que nous nous étions juré de rester discret.

Début septembre, mon cousin, ou amant comme vous préférez est venu passer quelques jours à Paris, j'ai même réussi à rester dormir une nuit avec lui, ces petites retrouvailles étaient géniales, mais les chose étaient claires depuis le début entre nous, on passait du bon temps mais il ne voulait pas que je quitte ma famille pour lui, pour protéger ma fille et parce qu'il n'est pas prêt à s'engager.

Mais mon mari s'est rendu compte que j'avais changé, j'avais pourtant l'impression d'être toujours la même. J'ai réussi à tenir presque un mois à lui dire que tout allait bien et puis un soir il m'a dit qu'il savait que je l'avais trompé et avec mon cousin, je lui ai donc confirmé, je ne pouvais pas continuer à lui mentir surtout que je déteste ça.
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3 mars 2015
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Mon mari n'a eu presque aucune réaction, il ne s'est pas mis en colère, est resté calme, alors que j'aurais eu envie qu'il agisse « en homme » et qu'il se mette en colère, me mette à la porte... je ne sais pas mais qu'il ait une vrai réaction.

Et malgré qu'il soit au courant j'ai continué à garder contact avec mon cousin et nous sommes partis quelques jours ensemble à deux reprises, mon mari étant au courant à chaque fois. C'était des moments magiques, je n'avais jamais connu ça avec un homme, un amant extraordinaire... mais qui me rappelait toujours qu'il n'était pas prêt à s'engager et moi je n'arrivais pas à faire autrement que de m'attacher et d'espérer, je lui ai même dit à plusieurs reprises que je l'aimais et il était mal à l'aise.

En ce qui concerne mon couple nous avons décidé de faire une thérapie, (entre temps nous avons essayé de faire l'amour 2 fois mais c'était catastrophique et j'ai les 2 fois fini en pleurs), avec la thérapeute nous avons convenu de faire une séparation provisoire de 3 à 6 mois pour voir s'il y avait toujours quelque chose entre nous car mon mari m'aimait très fort mais moi plus. On a donc programmé ça à fin janvier afin de laisser passer les fêtes, de s'organiser et d'en parler à la famille.

Puis début décembre mon mari a enfin eu le déclic, il a compris que je ne l'aimais plus et il est devenu super distant. Il n'y avait déjà plus aucuns contacts physiques entre nous, même si nous dormions dans le même lit et il a même refusé de me faire une simple bise pour la nouvelle année. Et même si je n'ai plus de sentiments amoureux pour lui c'est quelque chose qu'il m'ai très dur à supporter.

Mon cousin est parti faire la saison d'hiver en suisse début décembre et là avec le dernier séjour que nous avions passé ensemble j'ai cru qu'il m'avait donné de l'espoir qu'un jour on pourrait être ensemble, je lui ai donc envoyé des mails, des sms... des messages d'amour, surtout qu'on s'était donné des petits surnoms (pour moi) amoureux.
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3 mars 2015
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Et puis suite à Noël il s'est mis à ne presque plus m'envoyer de messages, les communications entre la France et la Suisse sont chers mais quand même. Et fin janvier je me suis un peu mise en colère et il m'a avoué que c'était difficile car il avait revu son ex et qu'ils s'étaient remis ensemble mais qu'il ne l'aimait pas, mais qu'il ne m'aimait pas non plus. Je pense lui avoir fait peur avec toutes mes preuves d'amour.

Donc là pour moi grosse descente aux enfers, surtout que j'avais trouvé un moyen, lui qui voulait me voir, d'aller le voir en suisse. Je n'ai pas mangé pendant 6 jours, je n'étais plus rien et on a eu des échanges par sms très violents. Et c'est arrivé pile au moment où mon mari et moi devions nous séparer.

Alors me sentant en danger, j'ai pris la décision de me faire hospitaliser. Je vous passe les détails de ce qu'il s'est passé avec mon psy quand je lui ai dit que je voulais me faire hospitaliser, il a quand même insinué que je n'étais pas malade alors qu'il me voit tous les lundis et que je suis sous 2 antidépresseurs... Celui-ci qui me suivait pourtant depuis 2 ans ne me reverra plus.

J'ai trouvé une clinique par mes propres moyens, très chère mais ils m'ont fait un prix et je suis là depuis le 7 février grâce à l'aide de mon médecin traitant.

Seulement voilà depuis que je suis là j'ai l'impression que les choses empirent, les idées suicidaires sont parfois très présentes, je me suis scarifié le bras 2 fois, mais j'ai quand même des moments où je suis très bien voir euphorique mais c'est rare. Je me force à appeler ma fille tous les soirs et à la voir tous les dimanches car elle e a besoin mais c'est très difficile. Quand j'étais à la maison je ne pouvais pas me faire de mal, pour elle, car je ne voulais pas qu'elle me retrouve et soit traumatisée. Mais là elle n'ait plus là pour jouer les gardes fous et s'il m'arrive quelque chose elle sera certes très triste mais elle s'en remettra.
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Avec mon mari nous avons pris la décision de divorcer quand je serais sortie d'ici et que j'aurais un logement et un travail, en attendant j'irais vivre chez sa grand-mère. Il est toujours assez gentil avec moi mais il est quelques fois un peu nocif, ça ce comprend, il se protège. Enfin il m'a quand même dit que j'avais gâché ma vie et ça ça a du mal à passer, il a peut-être raison, dans un an il va avoir un salaire de folie, mais est-ce qu'on fonde une vie de couple sur l'argent ? En tout cas on ne se verra pas avant ma sortie d'ici.

Mon amant lui a repris contact avec moi et j'en suis très contente, je fais bien la part des choses maintenant et j'ai hâte de le voir et lui aussi, même si c'est que pour passer du bon temps, c'est trop bon de passer du temps avec lui.

Niveau moral par contre là ça ne va pas mais pas du tout et c'est surtout là où je voulais en venir, je ne sais pas si tout le monde aura eu le courage de lire jusqu'au bout, mais il me semblait important de bien expliquer la situation.

Au jour d'aujourd'hui je ne pense qu'à m'automutiler, je résiste comme je peux, souvent avec les médicaments que l'équipe médicale me donne en plus pour me calmer, j'ai mal partout, je chercher le moindre petit truc pour me faire du mal, j'ai même fait des crises de boulimie et me suis fait vomir. Ça devient une obsession, je voudrais demander une petite permission de sortie pour mardi pour aller faire 2/3 courses mais à mon avis elle ne me sera pas accordée, le psy va se douter de ce que je vais acheter, surtout qu'il sait que je fais des attaques de panique quand je sors donc si je sors c'est que j'ai vraiment un but. J'ai pensé avaler un truc aussi mais je ne sais pas quoi, je n'ai que de la lessive.
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Ces envies d'autodestructions sont tellement bêtes et égoïstes en même temps. J'ai à la fois envie qu'on s'occupe de moi, d'avoir l'impression d'être un peu importante et en même temps j'ai envie de voir personne, je n'ai plus envie de me mêler aux autres groupes de patients et de toute façon même si j'en avais envie, j'ai l'impression qu'il ne me laissent pas ma place et ne s'intéresse pas à moi, c'est assez paradoxal et je n'arrive pas à me l'expliquer, ni l'expliquer au psy, c'est comme si tout s'entrechoquait dans ma tête. Je me dis que s'ils doivent faire appel aux pompiers ce sera déjà un petit moment pour moi, mais comment en arriver là et est-ce vraiment une solution, en tout cas pas à long terme.

Désolée d'avoir écrit un si gros roman, je ne sais plus vers qui me tourner, les infirmières et les psys c'est bien mais ça ne fait pas tout et ils n'ont pas toujours le temps, et il sont aussi là pour les autres patients, en plus j'ai l'impression d'être tout le temps rendu au poste de soin et les infirmiers ont beau me dire que c'est leur travail, ça me met mal à l'aise. Les autres patients ils ne sont pas là pour ça, ils ont aussi leurs propres problèmes. Et en ce qui concerne la famille (enfin ça comprend pas grand monde) et les amis (qui se comptent sur les doigts de la main) je ne veux pas les inquiéter.

Merci d'avances d'essayer de m'aider un peu à y voir plus clair, je ne sais pas si vous aurez le courage de tout lire et moi d'attendre des réponses avant de passe à l'acte mais je vais essayer d'être patiente le plus possible.

J'ai certainement encore beaucoup de choses dont j'ai oublié de parler, j'en vois déjà, alors... N'hésitez pas à me poser des questions si vous en avez envie, même si elles semble indiscrètes ou un peu « violente », avec tout ce qui m'arrive je suis ouverte d'esprit.
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8 juin 2015

Les anti-dépresseur ne sont jamais bon..ils prescrivent ca uniquement pour l'argent! le mieux à faire est justement de se changer les idées , essayer de vous préparer un voyage cela vous ferais du bien et aller rechercher de l'aide en voyant une psychologue,ou faire une thérapie de couple... Continuer vos passion, passer du temps de qualité avec vos enfants cela vous aideras peut-être;)
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Jenny121, ne voit surtout pas d'attaque de ma part, mais à tu déjà vécu une dépression ?
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1 décembre 2021
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Bonjour,

Jenny n'a que 15 ans elle est trop jeune pour répondre à des problèmes de ce genre.
Je vais lui demander de ne plus répondre sur le forum.

Merci d'en prendre note.
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Je comprends Joraline, c'est dans ces moment là qu'on comprends le rôle important des modérateurs (et c'est pas pour vous jeter des fleurs après nôtre discussion).