Où je suis en train d'aller ?
Bonsoir à tous,
Quelle curieuse idée de se retrouver à écrire ce que l'on ressent, ce que l'ont vit et ce que l'on s'apprête à vivre. Mais quelque part, écrire c'est parler et parler, ça fait du bien.
Mon histoire nous ramène tout droit au début des années 2000. Adolescent désespérément célibataire qui se cherche (et qui cherche aussi et surtout une petite copine), je n'ai jamais été très extraverti face aux filles. C'était même tout le contraire : plutôt timide, ce qui n'aidait évidemment pas à nouer des relations et donc à résoudre mon "problème".
Plus à l'aise à l'écrit qu'à l'oral (et surtout derrière un ordinateur ou un téléphone), je me retrouve donc à m'inscrire sur un site de rencontres pour les "gens de ma catégorie". J'y passe de longs jours sans réel succès, jusqu'à un beau soir ou une jolie fille typée "exotique" décide de m'écrire.
Nous échangeons donc quelques mots, le feeling y est. De fil en aiguille, nous échangeons nos mails de messagerie instantanée et nous poursuivons par ce biais. Nous enchaînons en se voyant en webcam tout en discutant, puis nous franchissons le pas et échangeons nos numéros de téléphone. Nos échanges ne se tarissent pas et tout cela finit naturellement par évoluer en relation virtuelle, parce qu'elle me plaisait réellement.
Malgré le fait de ne s'être jamais vus, nous étions très attachés l'un à l'autre. Dire que nous nous aimions paraît un peu fort, mais ça l'est tout autant que les sentiments qui s'étaient développés et que nous pouvions éprouver l'un face à l'autre alors même que nous nous étions encore jamais vus.
Forcément, de là nait ensuite le désir de se voir. Surtout de mon côté en fait, mais curieusement moins du sien : et j'allais malheureusement rapidement en connaître la raison.
Issue d'une famille très conservatrice et plutôt stricte dans son éducation cette fille n'était, selon la volonté de ses parents, pas destinée à se mélanger à n'importe qui, mais seulement quelqu'un issu des mêmes origines ethniques, de la même culture ainsi que de la même communauté qu'elle. Il était également question de promesse de mariage, sans qu'elle puisse évidemment donner son avis. Donc, si rencontre réelle avec cette fille il devait y avoir, elle devait se faire dans la discrétion la plus absolue. Et à cause de ça, les occasions de réellement partager du temps ensemble seraient rares.
Cela ne nous a pas empêché de nous voir quelques fois : la toute première, elle a pris le risque de venir dans ma ville pour ce faire et nous avons passé ce 31 Août 2006 ensemble. Pour être totalement honnête, j'ai vraiment vécu cette journée comme la plus belle de ma vie et je ne voulais pas qu'elle s'arrête. Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, cette journée s'est évidemment terminée par un retour chez elle, pour une reprise de nos échanges à distance. Cette date restera gravée à jamais dans mon cœur et dans mon esprit.
J'ai ensuite pu rendre la pareille en me rendant dans sa ville, où nous nous sommes baladés à plusieurs endroits en faisant attention aux personnes que nous avons croisées. Je m'en souviens comme si c'était hier : du haut de ses petits talons blancs, elle était ravissante.
Et ainsi de suite...
À la question : "on se revoit quand ?", il n'y avait évidemment pas de réponse. À mon plus grand désarroi : jeune et un peu bête, influencé par l'avis de mes proches de l'époque et voyant aussi plein de couples "normaux" et heureux, j'avais malheureusement de plus en plus de mal à accepter cette situation car au fond, je ne comprenais pas très bien pourquoi cela m'arrivait à moi. Pourquoi n'avait-je pas le droit de tout simplement être heureux, comme tout le monde ? Et si l'histoire de cette fille n'était qu'un tissu de mensonges au final, qu'elle se moquait tout simplement de moi histoire de tuer le temps, ou pour toute autre raison que seule sa psychologie pourrait expliquer ?
Je n'arrivais pas à me faire une raison, à me résoudre à ça. Et c'est à partir de là que de "l'amour", je suis passé à la haine. Parce que j'en souffrait trop. Il fallait que ça sorte, il fallait que ça saigne, il fallait que ça pète pour que tout ça s'arrête.
Plutôt que de clairement lui dire les choses, j'ai préféré commencer par lui envoyer des "signaux d'alerte" : attention, ça va péter ! Elle ne les recevait pas, ou elle ne les comprenait pas, ce qui me rendait encore plus malade. Alors un beau soir, j'ai décidé mettre fin à ce cercle vicieux de la pire des manières : c'est à dire, en l'envoyant méchamment bouler. Ce fût le jour le plus douloureux de ma vie, mais aussi de la sienne. Je passe volontairement les détails.
Notre relation s'est stoppée net à compter de ce moment et nous avons totalement coupé les ponts. De là, je suis resté seul très longtemps et j'ai été incapable d'aimer à nouveau comme j'ai pu aimer aussi intensément pour elle. Pire encore, dès que je sentais le moindre comportement identique ou similaire chez mes compagnes suivantes, je redevenait dingue et j'envoyais à nouveau tout péter.
J'ai "erré" comme ça de relation en relation. Jamais heureux au final, la blessure étant trop profonde. Jusqu'au 20 Décembre 2014 ou je rencontre la compagne avec qui je suis toujours actuellement. Retour au présent donc, en posant le décor : pacsé, en ménage et papa d'une adorable petite fille de 1 an et demie.
Très gentille bien que se négligeant un peu, ma compagne actuelle est très droite dans ses sentiments, toujours sincère, toujours honnête. Notre histoire et la situation de notre foyer sont stables, avec des hauts et des bas comme dans n'importe quel ménage.
Mais depuis quelques temps déjà, nous sommes malheureusement rongés par la routine : boulot, enfant, dodo. Sa manière de gérer notre ménage (surtout sur l'aspect propreté et investissement à faire "tourner la baraque") et la mienne nous mettent face à nos différences et ça frictionne, parce malgré mes tentatives nous n'avons jamais vraiment su communiquer sur le sujet et trouver un réel terrain d'entente. Vous l'aurez compris : nous sommes sur le creux de la vague. Et forcément, côté sexe c'est beaucoup plus "l'auberge du cul tourné" plutôt que "la chevauchée fantastique" que je souhaite souvent donner. Ça n'a jamais été folichon car sa libido n'a jamais été aussi débordante que la mienne, mais depuis la naissance de notre enfant et à cause de ce quotidien, c'est pire. Ma frustration est donc totale sur ce plan et là encore, nous n'avons jamais su en discuter correctement.
Mon premier amour de jeunesse m'ayant marqué à jamais, j'y pense. Tout le temps. Au fil des années et avec la prise de recul, j'exprime des regrets. Ayant aussi eu l'occasion de côtoyer de près ou de loin d'autres cultures, je réalise également, à mon grand étonnement, que ce que cette fille a eu l'occasion de me dire existait réellement : j'ai fini par le réaliser complètement.
Et une nuit, sans vraiment comprendre pourquoi, je fais un rêve. Si je ne souviens d'aucun détail de ce dernier, la seule chose qui m'a marquée dans ce rêve est que cette fille était présente, et que je la voyais pleurer. Sans pouvoir rien faire, ce qui est la définition même du rêve mécanique. Ça m'a réveillé en sursaut et surtout... En pleurs aussi. Dans le lit conjugal, face à une compagne pantoise qui n'a pas du tout compris ce qu'il s'est passé. Comble du mec qui se veut rassurant, j'ai d'ailleurs été incapable de lui l'expliquer. "La gênance" comme on dit !
Au (vrai) réveil, j'ai vécu la plus drôle des sensations : celle de me retrouver à l'époque de la fin de mon histoire avec cette fille, mais dans le présent. Très bizarre. Inexplicable.
Cela m'a toutefois convaincu qu'il fallait que je fasse "la paix avec moi-même" pour avancer sereinement ensuite, je me suis mis dans l'idée de recontacter cette fille. Pour enfin lui dire tout ce que j'avais sur le cœur, pour lui donner clairement ma vision des choses avec le recul que j'ai eu la chance de prendre grâce aux années écoulées. In fine, pour faire ce que j'aurais du faire il y a 15 ans, sans espérer quoi que ce soit d'autre ni détruire sa vie comme la mienne.
Et croyez moi, ça n'a vraiment pas été facile. Cette fille a bien fait en sorte que je ne puisse jamais la retrouver en changeant de numéro de téléphone, en me bloquant de tous les réseaux sociaux de la terre, bref, en disparaissant totalement de mes radars sur le numérique.
Par chance, je dispose de plusieurs comptes sur un réseau social en particulier, pour le travail. Et je finis donc par remettre la main dessus à partir de l'un de ces comptes. De là je fouine un peu, je découvre qu'elle ne porte plus son nom de jeune fille et qu'elle semble donc mariée. Ça m'a touché, mais c'est la vie. Quoi de plus normal ?
Je jette donc une bouteille à la mer en lui envoyant, dans un long message, tout ce que je voulais lui dire. Il reste malheureusement lettre morte plusieurs jours et mois d'affilée. Déçu mais me sentant quand même libéré d'un petit poids, je passe donc à autre chose en faisant abstraction tant bien que mal.
Et sa réponse, j'ai fini par la recevoir ce 7 Mars 2023. Cela m'a procuré un drôle d'effet, d'autant plus en voyant qu'elle souhaitait en discuter avec moi de vive voix en me filant directement son numéro de téléphone et en m'invitant à l'appeler, bien qu'au travail et allant entrer en réunion.
Apres une longue hésitation, je me décide à le faire. Nous échangeons donc sur ce pan commun de nos vies : elle me confirme ce qu'elle avait déjà pu me dire à l'époque, en appuyant sur le fait que la volonté et l'éducation de ses parents ne l'a faite partir de chez eux qu'à 27 ans, qu'elle a donc raté une bonne partie de sa jeunesse et qu'au niveau sentimental, son inexpérience justifiait sa naïveté. Ce qui a pu contribuer à pas mal de mauvaises expériences sur ce plan après moi, qui était son premier "copain". Elle me rappelle également qu'elle ne m'a jamais menti sur sa situation, qu'elle n'est jamais allé voir ailleurs quand nous étions "ensemble" et que si ma décision de l'envoyer bouler comme une malpropre lui avait fait énormément de mal, elle n'exprimait aucune rancoeur et animosité envers moi. Aujourd'hui, elle vit également avec quelqu'un, elle n'a pas d'enfant car elle a souhaité faire passer sa carrière avant tout. Nous avons tous deux 31 ans.
Pour tout vous dire, cette conversation m'a fait énormément de bien. Nous avons eu l'occasion d'en debriefer un peu à l'écrit par la suite, elle a pu m'exprimer la même chose de son côté.
Dans notre histoire, un sentiment d'inachevé semble toutefois palpable : certains de ses mots, certaines de ses invitations, mais aussi certaines de ses actions envers moi semblent le confirmer. Ce soir par exemple, nous avons continué d'échanger à l'écrit (et en cachette) pour parler de tout et de rien. Si j'ai encore ressenti la même chose dans certaines de ses paroles (qui ressemblaient ouvertement à de la drague), converser ensemble m'a encore fait du bien. Comme un drogué qui reçoit sa dose quotidienne, pour être totalement honnête... Je n'attendait que ça.
Si le fond de l'histoire paraît beau, cette situation semble assez malsaine. Nous jouons à un jeu dangereux et dont les conséquences pourraient se montrer désastreuses vis-à-vis de nos situations actuelles respectives le jour où ça se sait. Mais quel est le meilleur choix quand le cœur tiraille la raison ? Je n'ai pas la réponse...
Merci de m'avoir lu.
30 réponses
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La suite, c'est un nouvel appel de la part de cette fille ces derniers jours et celui-là, il était vraiment pas comme d'habitude...
Dès les premiers mots j'ai su que ça allait pas, sa voix était pas là même... Jusqu'à qu'elle éclate en pleurs. À cause de son copain, une grosse embrouille qui l'a convaincue à dire que c'était la fin. Bref, on en a discutés 1 heure 30, elle sait ce que je pense de tout ça.
Parallèlement, on s'est ajoutés sur un réseau social très connu. À chaque fois que je publie un truc c'est la première à réagir, à commenter.
Sinon moi, bah j'ai rencontré une autre fille entre temps et on passe du bon temps ensemble dès qu'on le peut : un classique quand une mère et un père célibataires décident de faire un peu de chemin ensemble, il faut composer avec les enfants !
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@stf_frmu
Moi j'ai un grand principe de vie : une à la fois. Pas de mensonges, pas de tromperie, pas de jeux sur plusieurs tableaux. Et je m'y tiens.
Alors si cette fille est amenée à réellement se positionner envers moi un jour ou l'autre (ce qui n'est toujours pas le cas aujourd'hui), je lui dirais que c'est malheureusement trop tard : elle m'a demandé de ne pas l'attendre, c'est ce que j'ai fait.
Cette femme mère célibataire, je l'ai encore revue hier. On a passé un super moment ensemble et malgré un nombre d'enfants important (elle en a quand même 4 à elle toute seule), elle sait se rendre disponible pour moi. Malgré la charge de travail que ça lui représente...
...Ce qui n'a jamais été le cas de l'autre alors qu'elle n'en a pas : une fois de plus, ça prouve donc que c'est bien une question de volonté.
C'est le jour et la nuit, comme y'a pas photo entre cette femme et elle je pense que me concernant, le choix est vite fait. -
Modérateur
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Bonsoir à tous,
Le temps a filé depuis mon dernier message, je me devais donc de revenir vers vous pour faire un petit état des lieux de ma situation.
Vis-à-vis de mon premier amour, j'ai purement et simplement décidé de la laisser dans le schéma qu'elle a elle-même instauré vis-à-vis de moi dans l'espoir qu'elle s'en lasse d'elle-même. Après une grosse prise de recul et d'introspection, je pense tout simplement avoir identifié une forme de dépendance affective que cette reprise de contact n'a fait que réactiver, puisque c'était là-dessus que je n'avais pas réussi à faire le deuil. Depuis que j'ai mis le doigt sur ça, la sensation de manque lorsqu'on est pas en contact a totalement disparu.
Je pense aussi savoir à qui j'ai réellement affaire maintenant : une fille paumée dans sa vie, enfermée dans son conformisme, qui ne cherche qu'à conserver sa part d'elle-même qu'elle dit avoir perdue quand nous nous sommes quittés. En d'autres termes : une relation platonique, voire une béquille émotionnelle. Voilà ce qu'elle cherche vis-à-vis de moi et je lui ai bien fait savoir que ça ne m'intéressait pas du tout.
Je l'ai aussi mise au courant de ma rupture avec mon ex compagne. En réponse, elle m'a demandé de pas l'attendre parce qu'elle était dans une période où elle était heureuse avec son mec et que, je cite, elle "ne pouvait pas me garantir quoi que ce soit". Un comble, sachant que je n'ai absolument pas fait ça pour elle...
Puis elle m'a demandé à garder le contact, même si j'entrais dans une nouvelle relation. Hahaha...
Bref, j'ai décidé d'avancer sans elle et de la laisser derrière moi. Comme j'ai voulu faire dês le départ en fait. Depuis elle revient toujours de temps en temps, on parle bigoudis 5 minutes et c'est moi-même qui stoppe la conversation sans crier gare comme elle sait si bien le faire. Que ça lui fasse un peu les pieds !
Avec mon ex compagne, statu quo. Elle cherche toujours un logement sans succès pour l'instant, la cohabitation devient pesante. J'ai qu'une hâte, qu'elle s'en aille. Ce qui sera chose faire, logement ou pas, à l'échéance des 6 mois que je lui ai laissés pour ce faire. C'est aussi la période où je ne peux légalement pas la mettre dehors, puisqu'elle reste solidaire du bail même si elle s'en est désengagée : c'est qu'au terme de cette période qu'un avenant à ce contrat sera fait pour ne faire figurer que mon nom, ce qui fera d'elle au sens légal "un occupant sans droit ni titre". Elle pourra donc retourner chez ses parents sans attaquer derrière et on restera sur le terrain amiable pour ce qui concerne la garde de notre enfant, jusqu'à qu'un JAF en entérine les termes une bonne fois pour toutes.
Belle soirée à vous !
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Modérateur
Bsr
Je viens de voir votre dernier message et je vais revenir sur un passage que vous citez.
Vous dites qu'elle est deja sur un site de rencontre.
Je ne veux pas prendre sa defence et vais plutot essayer d'etre neutre.
differentes raisons pas specialement mises dans l'ordre.
suite a votre décision commune, elle veut vite tourner la page, j'y crois pas de trop sauf si dans son coeur et ses pensées, Il y a longtemps qu'elle n'est plus avec vous et n'a jamais voulu faire de recherche tant que vous n'étiez pas séparés.
Ou alors cette séparation lui fait horriblement mal et elle ne veut pas que vous vous en rendiez compte, donc elle fait croire à son indifférence en s'inscrivant sur ce genre de site.
Ou elle veut vous rendre jaloux, et peut être vous faire revenir dans ses bras
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Modérateur@az-terisk
Donc ne pensez pas spécialement que votre ex est déjà passée à autre chose...
Elle le vit sûrement plus mal que vous meme si devant vous elle veut paraître forte.
Et ne pas oublier que la décision au départ vient de vous, et que si je puis dire '' vous avez repris contact avec une amourette de jeunesse ;-).
Votre ex s'est inscrit sur un site de rencontres, gratuit pour les femmes, et peut être n'ira jamais faire un tour.
Juste fait pour vous faire rager.... ou vous rendre jaloux
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Bonsoir à tous,
Aujourd'hui pour faire plaisir à notre fille, mon ex compagne et moi l'avons emmenée dans un grand parc pour enfants afin d'y passer l'après-midi. Fort heureusement, il y avait sa sœur et son fils (qui est aussi mon filleul) ainsi que sa marraine. Les enfants se sont bien éclatés, mais il y avait bien des moments où elle et moi nous retrouvions en tête à tête et c'était franchement... Pesant. J'ai donc gardé l'objectif de la sortie en tête, qui n'est ni plus ni moins que le bonheur de ma fille : c'est ma priorité.
Puis je suis rentré seul dans ce qui va devenir mon propre appartement, Madame passant la semaine chez ses parents avec la petite pour commencer à un peu lui montrer ce que va être son nouveau mode de vie dans les mois à venir.
De là, je reçois un message d'un de mes proches qui montre une capture d'écran d'une application de rencontre très connue et qui affiche... Son profil.
Alors que c'est moi qui ai mis un terme à 9 ans de relations, qui ai "brisé" mon ménage ainsi que cette famille "normale" qui était la mienne, la voir aussi rapidement traîner là-dessus me rend particulièrement triste. J'essaie quand même de relativiser : chacun a besoin de se reconstruire et chacun le fait de sa propre manière. Est-ce-que je donne le bon exemple en étant en contact plus ou moins régulier avec ma première copine ? Pas vraiment...
D'ailleurs sur ce plan, c'est pas vraiment mieux aujourd'hui. Depuis notre conversation téléphonique de Dimanche, il n'y a plus eu de contact. Elle m'a dit de la laisser revenir vers moi, elle m'a expliqué les raisons de ce silence, elle est dans une situation qui peut le justifier d'autant plus, c'est moi qui ai débarqué à nouveau dans sa vie dans l'espoir de faire la paix avec moi-même...
Mais non. C'est plus fort que moi. Quand on est pas en contact, je me mets systématiquement à ruminer parce que ça me manque. Avec la visibilité qu'elle me donne sur ce qu'elle fait de sa semaine (sorties incluses), je me demande pourquoi elle sait accorder du temps à ça et pas un peu plus à moi. Je me demande pourquoi on passe des jours à ne pas se contacter alors que ça prend littéralement 2 minutes d'envoyer un petit message et que ces minutes, elle sait les accorder pour partager des trucs sur les réseaux...
En fait je crois que ce dont je souffre le plus, c'est de la solitude : parce que malgré tout ça, je me sens bien seul. Et pour moi, c'est vraiment ce qu'il y a de plus difficile, même si je relativise toujours sur le fait que pour ce qui l'a concerne, je ne peux pas lui réclamer l'exclusivité après ce que je lui ai fait il y a 15 ans en arrière.
Pour conclure, ce que je vis ici je le définis comme des montagnes russes sentimentales. En plus, sur les deux plans : mon ex compagne actuelle et mon ex première copine. Quel bocson...
Merci encore de m'avoir lu, passez une belle soirée.
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Modérateur
Bjr
Oui, vous avez peut être raison.
Elle voudrait, mais n'ose pas....
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Bonsoir à tous,
Petit point de situation du jour avec "mon amour de jeunesse".
Si j'éprouvais un certain mal à saisir ses intentions ces derniers jours, aujourd'hui je pense bien être fixé : elle semble avoir bien aussi envie qu'on se retrouve. Avec tout ce que ça comporte...
Toutefois, je pense (peut-être à tort ?) qu'elle semble rester confrontée à la difficulté que représente sa certaine volonté à vouloir emmener son conjoint dans le mur. Et si je ne suis pas dans l'erreur, je pense aussi que c'est encore ce qui la bloque à réellement transformer l'essai en quelque chose de concret. Ce qui est normal...
Malgré ça, elle se montre assez rassurante sur son "silence" : les jours sans contact de sa part s'expliquent par le manque de temps ou de disponibilité de son côté. Elle m'a simplement invité à la laisser revenir vers moi quand c'était comme ça, en me disant qu'elle reviendra toujours vers moi.
Elle me donne aussi bien plus de visibilité sur ce qu'elle fait en-dehors du travail, alors que je ne lui ai pas demandé. Cette clarté spontanée, je la vois comme très rassurante aussi parce que ça a bien l'effet escompté : ça me rassure vraiment.
Après une "torride" conversation téléphonique, je lui ai quand même glissé une vraie invitation à parler de tout ça autour d'un verre en lui disant que "ça n'engage à rien". Ce avec quoi elle n'est pas très d'accord, au motif que "si on le fait, on sait tous les deux que ça nous engagera bien à quelque chose".
Laissons le temps au temps et voyons ce que ça donne !
Merci encore de votre écoute.
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Hello,
Demain étant effectivement un autre jour, la conversation avec mon ancienne amie s'est un peu poursuivie par SMS. Avec quelques compliments, l'envoi de quelques photos... Tout ça sur nos temps de travail respectifs et alors que de son côté, elle est très prise par son travail.
En jouant le jeu de la "soumination", je sais maintenant qu'on se manque mutuellement. On entre dans une sorte de jeu de séduction, que les aléas du travail et que nos situations respectives viennent couper à tout moment mais bon...
Elle est si belle. Ces petits moments sont si bons... Quand on se parle je me sens jeune, je me sens beau, je me sens vivant. Et quand ça s'arrête, ça me manque.
Je vois ça comme une sorte de barbecue ou les braises, encore chaudes, représentent toutes nos années passées loin de l'autre. Et là, on est en train de souffler dessus envers et contre tout.
Il faut néanmoins que je garde à l'esprit qu'elle et moi n'en sommes pas du tout au même stade sur le plan conjugal et je dois aussi apprendre à un peu réfréner mes envies sans me laisser submerger par les émotions histoire de me préserver un peu. Parce que là je suis déjà dans le self control, si je m'écoutais je donnerais bien plus. Mais c'est trop tôt, trop dangereux !
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Bonsoir à tous,
Aujourd'hui est donc le premier jour matérialisant la séparation de ma conjointe.
Notre première démarche a été de remplir le formulaire de dissolution de pacs, ainsi que sa dédite de notre appartement.
Soit la mise au terme de 9 ans de relation et de 6 ans de vie commune.
Elle comme moi avons éprouvés beaucoup de tristesse. De mon côté, c'est tout le film de mon histoire avec elle qui s'est déroulé sous mes yeux lors de ce moment.
C'est plutôt difficile d'encaisser ça parce que ça y est : "où je suis en train d'aller" ? "Sans doute dans le mur." comme dirait l'autre.
Nous y sommes...
Maintenant qu'on se l'ai pris en pleine face, gageons de pouvoir rebondir. Au fond, c'est ce que nous permettra cette rupture : chacun pourra ensuite refaire sa vie sereinement de son côté sans évidemment oublier les intérêts de ce qui nous garde liés à jamais. À savoir, notre enfant.
Du côté de ma première copine, pas grand chose de neuf sous le soleil. Une timide tentative de contact de sa part aujourd'hui par SMS (ce qui est plutôt rare, elle est plus en mode appel, visio ou Messenger) sur nos heures de travail respectives, qui est rapidement restée sans suite. J'étais prévenu, le Lundi c'est très chargé pour elle (et par la même occasion, pour moi aussi). Je souligne quand même sa bonne intention car comme elle a déjà pu me le dire, l'écrit ce n'est pas ce qu'elle préfère mais pour moi, elle fait l'effort de le faire.
Et après ce que je lui ai fait il y a 15 ans, est-ce que je peux réellement lui reprocher de ne m'accorder de son temps que quand elle en a réellement le besoin ou l'envie ? Évidemment pas du tout, bien au contraire. À mes yeux c'est une chance incroyable qu'on garde un peu de contact, que l'un revienne un peu vers l'autre de temps en temps, qu'on "joue" à ce à quoi on joue quand on échange et qu'elle continue de vouloir le faire en sachant pertinemment que chacun a refait sa vie depuis et malgré les circonstances, et surtout que moi contrairement à elle, j'ai un enfant (ce qui n'a en plus pas du tout l'air de la déranger)...
Alors attendons demain pour voir ce qu'il se profile, parce que demain est un autre jour ! :)
Belle fin de soirée à tous.
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Je vois. Cette théorie de la souminassion est intéressante, je ne la connaissais pas jusqu'à maintenant et connaissant bien le "personnage" (qui sait manipuler de façon bienveillante pour parvenir à ses fins), je m'en vais immédiatement la creuser en commençant par me documenter. Je suis sur que je vais trouver plein de choses intéressantes sur le sujet, alors merci !
En stalkant un peu son Instagram j'ai remarqué deux storys de citations... Sur une rencontre qui marque à jamais, et une autre sur la volonté de ne rien remettre à plus tard, parce que sinon il est trop tard. Coïncidence ? Je ne sais pas.
Aujourd'hui j'ai reçu un appel de sa part. Trop mignonne, elle voulait juste me parler et me rappeler qu'elle partait en week-end chez sa belle famille et que si elle ne me parlait pas à ce moment-là, c'était pour ça et qu'il ne fallait pas que je m'inquiète. Parce que ça allait être "trop flag" (tu m'étonnes !)
En rigolant, elle m'a dit que c'était comme "faire ramadan". Ce à quoi j'ai répondu "t'es si bonne que t'ira au paradis toi". Ce à quoi elle a rétorqué : "avec ce que je suis en train de faire on se retrouvera plutôt en enfer". Belle occasion de glisser une petite "disquette" histoire d'apprendre à jouer à son propre jeu, j'ai enchaîné par : "paradis ou enfer qu'elle importance, tant qu'on s'y retrouve".
On a fini là dessus, sur un ton apaisé. Suite au prochain épisode, Lundi ou Mardi prochain je pense.
Belle soirée à vous.
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Je vois.
Y'a aussi le fait qu'elle "parle en citations" sur ses réseaux. Que depuis qu'on s'est remis en contact. Ça parle de rencontres qui marquent le cœur à jamais, qu'il faut faire ce qu'il nous plaît avant qu'il soit trop tard...
Je sais pas si le spectre dans lequel je suis me mets en erreur ni même si c'est pour moi, mais je m'amuse aussi à répondre en citations sur mes propres réseaux pour voir...
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Modérateur
Je ne sais pas si mes conseils sont toujours bons, mais c'est ainsi que je ressents ce que vous expliquez.
Pour faire simple, peu être par timidité ou honte, elle ne vous dira pas ''j'ai envie que tu me retires mon pyjama'' mais plutôt ''si je porte ce pyjama et que tu me le retire, alors je me laisserai faire.
Ainsi, toute la responsabilité de l'acte vous revient...
Certaines personnes appellent cela de la soumission, d'autres de la souminassion.
Et les personnes faisant de la souminassion sont toujours ''un peu manipulatrices''
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Je commence à comprendre ce que je n'ai pas su voir jusqu'à présent tant votre explication est limpide, alors merci.
Pour lui dévoiler à mon tour mes intentions il faudrait simplement... Que je joue à son petit jeu et même mieux, que je m'y soumette. Jusqu'à présent j'ai toujours plus ou moins joué la carte de l'humour comme... Diversion justement. Il faudrait donc que j'arrête, comme il faudrait que j'arrête de lui parler de ce qu'elle n'a pas encore envie de dire.
J'espère avoir droit à un prochain essai. Ne pas se parler, ça me manque. Malgré l'ambiguïté de nos rapports et de nos situations respectives, j'aime ces petits moments que nous partageons. Ça me fait du bien, c'est comme un bol d'air.
Merci encore pour vos conseils avisés, la suite au prochain épisode... S'il y en a un !
Bonne nuit.
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Modérateur
Eh oui les femmes.
Je pense qu'elle joue avec vous à se dévoiler.
Pas jouer dans le sens vous prendre pour un guignol mais plus jouer pour vous faire comprendre ce qu'elle ressent quand elle est avec vous et qu'elle n'ose pas vous dire ou expliquer de vive voix.
Elle vous montre son pyjama et vous lui dites que c'est un tue l'amour...
Elle vous réponds que vous lui retirerez peut-être, n'osant peut être pas vous dire qu'elle aimerait que vous lui retiriez.
C'est un peu comme un homme soumis à une femme.
Il ne va pas oser demander à une femme telle ou telle chose, peut être par honte, mais si la femme devine et lui fait subir, il va aimer et dire ''c'est pas moi qui voulait, mais j'ai subi car j'étais attaché'' et donc il a aimé...
Je sais pas si vous comprenez mon explication
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Bonsoir à tous,
Oui, ça va devenir un vrai roman à force !
Depuis l'annonce de la séparation à ma conjointe, notre première démarche consiste à rompre notre pacs. C'est le premier papier que nous serons amenés à signer "ensemble".
S'enchaînera ensuite la convention de garde alternée de notre enfant, que nous souhaitons tous les deux coucher par écrit et faire homologuer par un Juge des Affaires Familiales, histoire de faire les choses dans les règles et de couvrir tout le monde.
Pour ce qui est de notre appartement commun, nous avons convenus que je le garde et que je l'assume financièrement seul. Ce dont je suis capable, puisque mon salaire est bien plus élevé que celui de mon ex conjointe. Sur la démarche en elle-même, cela consiste à ce qu'elle pose sa dédite pour que je sois le locataire restant. Le bail se poursuit dans les conditions d'entrée sans remise en cause des ressources et des garanties, ce qu'a pu me confirmer mon bailleur (c'est une grande régie, qui fait l'intermédiaire avec un bailleur d'état affilié Action Logement. L'appartement appartient à l'Etat Français est c'est ce même État qui se porte garant pour nous, et prochainement pour moi seul). De son côté, elle devra donc partir à la recherche d'un nouveau logement : j'accepte une cohabitation durant 6 mois pour ce faire sans lui faire payer quoi que ce soit, habitant dans un secteur plutôt tendu de ce côté-là.
C'est son départ effectif qui scellera la véritable fin de notre union.
Malgré ce plan bien ficelé, les jours suivant l'annonce de la rupture ont été difficiles pour elle comme pour moi. Il était convenu qu'elle reste une semaine chez ses parents avec notre fille pour se ressourcer, elle est revenue chez nous au bout de 2 jours. D'autant plus que tenant compte de son absence, j'en ai profité pour caler tous les rendez-vous de ce que je suis amené à gérer à côté de tout ça sur mes deux jours de repos en plein milieu de semaine. Malgré sa volte-face je n'ai rien changé à ce plan, ce qui a fait que je n'étais forcément pas très présent. Madame l'a mal pris, en réaction elle n'a fait que dormir tout au long de la journée sans rien faire dans la maison, tout en me reprochant de pas m'occuper de ma fille. Je suis très remonté face à une telle attitude, moi qui passe mon temps à tout gérer seul pour éviter que notre appartement se transforme en porcherie !
Gageons que les relations puissent s'apaiser durant ces 6 mois officiels, sinon une fois sa dédite posée je me verrais contraint de la mettre à la porte pour arrêter de vivre au milieu d'une telle pression.
Vous commencez à connaître la structure de mes récits maintenant, c'est donc l'heure du parallèle avec mon amour de jeunesse.
Depuis notre dernière visio on est restés en contact, on en a fait d'autres... Toujours sur le même ton de son côté. Et là, est-ce qu'on peut encore vraiment parler d'ambiguïté : un début de conversation en mode "est-ce que je t'ai manqué ?", le plus insignifiant des sujets dérape systématiquement sur de la disquette. Exemple : elle était dans sa salle de bains pour se démaquiller. Avant ça elle enlève sa veste pour ne laisser apparaître que son haut. Et elle me lâche : "c'est trop tôt pour que tu me voye comme ça". À côté d'elle, ce que j'appelle "un pijama tue l'amour". Alors on plaisante là-dessus, je lui dis que sur n'importe quelle fille ce truc porté ne me fait aucun effet, ce à quoi j'obtiens en réponse : "oui mais toi, tu va vite me l'enlever". Elle a mal aux épaules, je lui dis pour plaisanter qu'elle est toute cassée, ce à quoi elle répond "c'est pas grave, tu va t'occuper de moi". Elle se met entière devant son miroir et se montre, tout en me montrant, en me disant "j'aime pas trop mes cuisses, t'en pense quoi ? ". Et pour terminer la visio en beauté, elle me demande de lui faire "un bisou", "comme avant"... Je sais vraiment pas quoi en penser. Mais j'aime ça...
Dans cette conversation, il y a eu un moment où chacun de nous s'est arrêté de parler pour juste se regarder. Après coup, elle m'a dit ce qu'elle avait lu dans mon regard. Dans le mille... J'ai donc dit à mon tour ce que j'avais lu dans le siens. Hop, diversion de sa part !
On en a un peu reparlé le lendemain à l'écrit. En fait dès qu'elle sent qu'elle est amenée à devoir parler de ce qu'elle ressent, elle fait diversion. Au motif qu'elle n'aime justement pas parler de ses sentiments et de ce qu'elle ressent. La conversation s'est arrêtée là, nous ne nous sommes pas recontactés depuis.
Je sens bien qu'il y a un vrai sujet de fond qu'elle ne veut pas mettre sur la table et qu'en parler la fait un peu fuir. Peut-être par rapport à sa culture, sa situation actuelle, peut-être parce qu'elle n'en est pas au même stade que moi avec son conjoint, peut-être parce que, ça fait beaucoup, peut-être parce que c'est tout simplement trop tôt. Je respecte ça et je me préserve en mode silence radio... Jusqu'à quelle finisse par revenir. J'ai compris que entre elle et moi, c'est très épistolaire et qu'il ne faut rien brusquer. Alors je laisse faire, toujours dans la même lignée : sans espérer quoi que ce soit, sans forcer la main, sans m'immiscer dans sa vie et détruire ce qu'elle a construit sans qu'elle le décide elle-même.
Si on peut juste parler de tout et de rien de temps en temps et que ça lui fait à la fois plaisir et du bien, alors pour moi c'est tout ce qui compte. Je suis dans une situation qui me rend de toutes façons incapable d'assurer sereinement une nouvelle relation, d'apporter la sécurité à ma partenaire. Je suis désormais un "papa célibataire" en plus, ce qu'il faut accepter... Et si on additionne à ça sa propre situation, c'est juste une montagne de bordel.
Alala, les femmes...
Belle soirée à vous.
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Bonjour à tous,
Après la douloureuse annonce de la séparation à mon ex conjointe nous avons convenus, ensemble, de l'annoncer à ses parents.
Nous nous sommes donc rendus chez eux aujourd'hui pour ce faire. Je ne souhaitais pas que cela se passez chez eux car c'est là que notre histoire a commencé. C'est tout aussi chargé en souvenirs et émotions je n'avais pas du tout l'envie de laisser ce souvenir là à cet endroit... Mais bon, l'aspect pratique est parfois plus fort que les volontés : nous n'avions pas le choix.
Il y avait donc le père, la mère et la sœur de mon ex-conjointe, qui a aussi un enfant et qui est mon filleul.
Madame ayant juste eu le courage de leur dire "on a quelque chose à vous annoncer" avant de me laisser embrayer derrière, j'ai donc pris le relais en adoptant exactement la même technique : "écoutez ce qu'on a à vous dire et après, vous pourrez nous poser toutes les questions que vous voudrez. On les écoutera et on y répondra".
J'ai donc annoncé, dans les grandes lignes, que malgré les apparences il y avait bien longtemps que mon ex conjointe et moi-même n'étions plus en phase dans notre histoire, que chacun de nous n'arrivait plus à se reconnaître, à s'épanouir et à être heureux dans cette relation et qu'après mûre réflexion et prise de recul, la seule solution qui s'offrait à nous était la fin de notre histoire pour préserver les intérêts de tous. Je leur ai aussi indiqué qu'à partir de là, les choses seraient gérées "en adultes" donc en intelligence, surtout dans l'intérêt de notre enfant commun. Que mon ex conjointe et moi-même sommes en bons termes et que ma volonté est aussi de rester en bons termes avec cette "ex belle famille" que je serais de toutes façons amené à revoir à l'occasion d'anniversaires, Noël de notre enfant ou autre. Et que cela ne changerait évidemment rien aux "engagements" pris vis-à-vis de mon filleul et de mon "ex belle sœur".
Ça a fait l'effet d'une bombe. Surtout du côté de sa mère, qui ne comprend pas comment on a pu en arriver là malgré nos explications, qui est convaincue qu'on aurait pu et qu'on peut toujours recoller les morceaux... Comme une sorte de réaction de déni pour cacher une certaine panique face à "la perte de contrôle" : c'est quelqu'un qui aime tout contrôler et elle a malheureusement beaucoup d'emprise sur mon ex conjointe (ce qui est une des raisons de notre séparation).
Pour ce qui est de son père, il a encaissé sans rien dire et à surtout cherché à se rassurer par rapport aux aspects pratiques. Nous y avons répondu avec les premières pistes que nous envisageons pour cette gestion, sans s'étendre davantage en l'absence de visibilité pour le moment.
J'ai fini par souligner ma disponibilité tant auprès de son père que de sa mère, en leur disant que si ils avaient besoin de reparler de ça seul à seul avec moi, qu'ils étaient les bienvenus : chez "nous", au téléphone, peu importe.
Puis, j'ai fini par partir en laissant sa mère dans cet état : il était déjà convenu que mon ex conjointe et ma fille passent quelques jours chez eux pour "se ressourcer".
De mon côté, je suis sûr de cette décision qui est la mienne et je ne compte pas revenir dessus. Ce dont j'ai un peu peur, c'est de l'emprise qu'à la mère de mon ex conjointe sur elle : je suis sûr qu'elle va chercher à la convaincre de passer en mode reconquête pour sauver les meubles... Si les pensées ne sont pas les faits, je sais que c'est quelque chose que je prendrais assez mal et qu'il me faudra refixer clairement le cadre, quitte à passer pour "le méchant" de l'histoire. À voir si ça se déroule réellement...
Et à côté de tout ça, j'ai "mon amour de jeunesse" qui m'a recontacté. Plus qu'un appel cette fois-ci, on a carrément fait une visio. Elle m'a virtuellement fait visiter son appart, on a échangé quelques banalités, encore bifurqués sur nos conjoints respectifs, elle m'a fait savoir qu'elle a parlé de "ce qu'on est en train de faire" à une de ses collègues et elle est toujours en train de m'ouvrir non pas des portes, mais des boulevards : "tiens, j'étais à tel coin Lundi dernier, c'est pas loin de ton boulot, on aurait pu se capter...". P***in, c'est Dallas ou Les Feux de l'Amour quoi. Et ça craint du boudin. Mais c'est plus fort que nous...
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@stf_frmu
Comme je ressens l'ambiguïté toujours aussi forte je dirais... Qu'elle "ouvre des boulevards" sûrement comme un moyen de discuter et de penser à autre chose. Est-ce que l'avenir le confirmera ou l'infirmera ? Là est la vraie question. De mon côté : aucune espérance, aucune attente précise vis-à-vis d'elle. Advienne que pourra, tout en restant réaliste et prudent !
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Modérateur@az-terisk
OK et bonne attitude afin de vous préserver
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Modérateur
La première chose à vous dire, c'est bravo pour lui avoir dit calmement, en vous écoutant mutuellement.
C'est un respect mutuel qui va dans le bon sens.
Elle accepte cette décision car elle en est consciente ou la désapprouve totalement.
Je ne suis pas là pour dire qu à raison ou tort, maintenant que les mots ont été posés, n'est il pas envisageables pour vous deux de discuter plus longuement de voir ce qui n'allait pas et voir si tout cela n'est pas rattrapable ?
Peut-être que tout n'est pas perdu en fait...
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Merci.
Elle est bien consciente de cette décision. De là à dire qu'elle l'accepte... C'est le temps qui fera en sorte que. Disons qu'elle a su l'encaisser et elle ne s'y est pas opposée dans l'intérêt de notre enfant commun.
Maintenant, il n'est pas vraiment question pour nous de rattraper l'irattrapable. J'éprouve encore beaucoup d'affection pour elle. Je suis fier de notre parcours, de ce qu'on a construit, mais aujourd'hui je suis éteint. Quand l'amour, le manque et le désir ne sont plus au rendez-vous, il est inutile de se mentir à soi-même et de chercher à insister.
Dans l'histoire, nous avons chacun nos torts : les siens se trouvent dans le fait qu'elle n'a pas su voir, réagir conséquemment et durablement quand les premiers dysfonctionnements de notre couple se sont manifestés.
Les miens se situent dans la communication : quand ça va pas, que j'ai essayé de le faire comprendre mais que ça n'a pas marché, je me referme comme une huître. J'encaisse... Et ça pète. C'est clairement pas la bonne manière puisque ça fait mal à tous, moi le premier. Je dois désormais travailler là-dessus.
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Modérateur
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Bonjour à tous,
À ce stade, pourrais-je même dire : "cher journal !".
Voilà... Aujourd'hui, j'ai donc annoncé ma volonté de rompre à ma conjointe. Pour cela j'ai choisi un endroit neutre, afin de lui dire tout ce que j'avais à lui dire.
Je lui ai demandé de m'écouter jusqu'au bout avant de pour en débriefer ensuite. Elle a su le faire. Ça a été très dur pour elle, comme pour moi. Mais si la conversation s'est déroulée dans la tristesse, la douleur et les pleurs, il n'y a eu aucune dispute, pas de scandale, ni d'insulte. On a su discuter de ça en toute intelligence, entre adultes. C'est déjà ça...
Là où elle n'a pas forcément tort, c'est que plutôt de lui montrer que ça n'allait pas bien avant que ça explose, nous aurions du parler de ce qui n'allait pas dès le départ. Nous n'avons pas su le faire. Tout comme moi, je n'ai pas su le faire, comme j'ai été incapable de le faire avec cette fille d'y à 15 ans. C'est dans mon fort intérieur, c'est plus fort que moi... Mais le résultat, c'est que le schéma n'a fait que se répéter.
C'est aujourd'hui le premier enseignement que j'en tire, avant de certainement en tirer d'autres par rapport à la suite des événements.
Merci encore de votre écoute.
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Bonsoir à tous,
Ce soir, j'ai encore un peu besoin de parler alors je reviens vers vous pour faire un petit point de situation sur ce que je traverse actuellement.
Pour ce qui concerne "mon amour de jeunesse" j'ai fini, après des jours sans contact, par lui envoyer un "petit" message pour la remercier d'avoir répondu à "ma bouteille à la mer" et d'avoir accordé du temps pour discuter de tout ça.
J'ai poursuivi en faisant une petite synthèse de mon analyse par rapport à sa situation actuelle : je l'ai invitée à prendre du recul, à se poser les bonnes questions, à se ménager et à faire passer son bonheur en priorité.
Puis, j'ai terminé en mode "prise de congé" en lui indiquant que si je pouvais faire quoi que ce soit pour l'aider quand elle en aurait le plus besoin ou même si elle avait seulement besoin de parler, qu'elle pouvait compter sur moi.
Après ce dernier message, j'étais prêt à la laisser tranquille et à reprendre le fil de ma vie. Sauf qu'en retour... Elle m'a juste répondu qu'il n'y avait pas de prise de distance, qu'elle s'excusant si j'avais pu penser à ça, et qu'elle avait juste besoin de souffler parce que c'était "le craquage complet" côté taf. Ce qui ne l'empêche pas, cela dit, de bien montrer ce qu'elle fait à l'instant T sur les réseaux. Pour ça, elle a le temps. Allez comprendre... Je crois que j'ai quand même ma petite idée.
Toutefois, ça ne l'a pas empêchée de ne jamais pour suivre la conversation. Alors j'ai entamé un silence radio à durée indéterminée pour me préserver de tout ça : elle aussi semble être dans la tourmente dans sa vie, alors à elle de voir si elle décide de rester dans sa mouise et juste perdre son temps ou si elle veut s'en sortir. On ne peut pas porter la misère de tout le monde non plus !
Au fond si j'aimais vraiment la fille que j'ai connu il y a 15 ans, après cette interlude et compte tenu de là où on en est aujourd'hui, la fille "de maintenant" je ne la connais plus et j'aime beaucoup moins ce qu'elle est devenue. Alors rester sur cette impression me motive à pour suivre mon silence radio auprès d'elle et franchement, je ne le vis plus trop mal. Si elle se décide à revenir on verra, mais je compte franchement plus dessus.
Pour finir, vient l'étape de l'annonce de la séparation avec ma compagne. Un autre moment douloureux qui doit normalement se dérouler... Demain. C'est donc demain que la vie bascule à nouveau, j'ai plus vraiment d'appréhension mais qui sait comment ça va réellement se dérouler. C'est décidé, les dés sont jetés !
Merci encore de m'avoir lu !
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Modérateur
Bjr
Vous ne retrouvez pas votre amie d'avant quand vous étiez amoureux, mais c'est peut très réciproque...
Quand vous dites, si elle aime être dans la mouise, elle n'aime peut être pas mais les aléas de la vie font peut être que pour elle c'est encore plus compliquée que vous d en sortir...
Et pour l'annonce à votre femme, amenez doucement la chose, si elle ne si attend pas l'annonce risque d'être brutale.
Pensez qu'à un moment vous étiez bien ensemble et avez surement vécu des choses extraordinaires.
Bonne journée
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@stf_frmu
C'est fort possible. Et c'est même sûr : on a tous les deux changés, on a grandi, on a fait des choix. Bien qu'après toutes ces années, la description qu'elle a pu me faire de moi-même au détour d'une de nos conversation était on ne peut plus vraie. Elle lit en moi comme dans un livre ouvert encore aujourd'hui. C'est la seule à pouvoir le faire.
Attention, je ne dis pas qu'elle aime être dans la mouise. Personne ne l'aime. Et c'est possible que pour elle ça soit très difficile d'en sortir. Mais au fond je ne le sais pas : sur ce point, elle fait volontairement le flou pour se protéger.
Quant aux sentiments, tantôt elle dit qu'elle ne pense pas que ce qu'on a fait ravive quoi que ce soit, tantôt dans ses paroles et dans ses actions, on sent une certaine envie : "tu peux m'appeler, j'ai besoin de t'entendre avant d'aller dormir". Ou encore les petits surnoms, les invitations : "si tu passe dans le coin pense à moi", "sois patient" ... Trop ambigü.
Pour l'annonce à ma conjointe oui, je pense bien faire ça en douceur. Parce que oui à un moment donné, nous étions heureux ensemble, complices, ravis de pouvoir construire ce qu'on a construit.
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Bonsoir,
À nouveau aujourd'hui, pas de nouveau contact avec cette fille. Je pense qu'il n'y en aura pas d'autres car selon moi, elle a pris ses distances au moment où je lui ouvertement dit que je l'aimais encore puisque je n'ai jamais fait le deuil de notre relation.
Ces derniers jours ont encore été difficiles moralement pour moi, je suis à peu près passé par tous les stades : les pleurs, l'apathie, la faim coupée, l'énorme fatigue physique... C'est tout le pus qui est sorti, il m'a fallu encaisser et accepter tout ça. Pas évident !
Au fond, je ne sais pas quel effet cette petite interlude a pu lui faire. Et pour être honnête, ça m'est un peu égal : si ma démarche peut lui permettre d'accentuer sa prise de recul sur sa propre situation, de se poser les bonnes questions et de savoir si elle est vraiment heureuse dans sa vie pour réagir en conséquence, alors c'est tout ce qui compte.
De mon côté ce qui est sûr, c'est qu'au final ça m'a fait du bien. Qu'elle sache enfin toute la vérité, que j'obtienne son ressenti en retour, qu'on ait pris du temps pour en discuter comme des adultes, pour moi c'est juste énorme. Pour totalement terminer le processus, je dois de mon côté me résoudre à l'idée que ces retrouvailles sont impossibles pour le moment (et même définitivement) et que le sentiment d'inachevé résultant de notre première relation le restera. Et même si elles l'avaient été, je me dis aussi que rien n'aurait garanti leur succes : après autant d'années qui voudrait s'engager en toute conscience avec un père célibataire en devenir, avec tout ce que cela implique ? Probablement personne : quand on se lance dans une relation avec quelqu'un, on cherche d'abord la sécurité et pour l'instant, c'est par définition quelque chose que je ne peux pas offrir. La déception aurait été énorme, pour elle comme pour moi. J'en serais donc revenu au même point.
Cette manière de boucler la boucle (qui n'est pas en phase avec mon idéal, mais plutôt correspondante à ce qu'est la vraie vie) va toutefois me permettre d'avancer sur l'autre sujet aussi nécessaire que douloureux, qui est celui de l'annonce de la séparation à ma conjointe.
Je pense faire ça dans les prochaines semaines, en procédant doucement et par étapes : dans un endroit neutre sans notre fille, en lui laissant la possibilité de se retirer chez les siens pour digérer la nouvelle avec, ou sans notre enfant, puis revenir discuter ensuite de tout ce qui concerne l'aspect pratique dans l'intérêt de notre enfant.
Cest une épreuve mais dans mon histoire (qui ressemble à une "double peine"), je me sens déjà libéré d'un certain poids.
Merci de m'avoir écouté. Ça aussi, ça m'a fait du bien. Et si tout ce que j'ai pu raconter jusqu'à présent peut servir à autrui, c'est bien l'objectif de son partage.
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Modérateur
Ah la vie est drôlement faite.
Bon courge
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