Sans issue, en existe t il une?

Résolu
bloody - 29 janv. 2011 à 12:28
Zuthos
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- 19 févr. 2011 à 09:50
Bonjour,


c'est la première fois que je m'inscris sur ce genre de forum.
Je suis une jeune femme de 25ans à laquelle on a volé sa vie étant enfant( viol par un cousin, je l'ai dénoncé quand j'ai eu 19ans, la situation a empiré...)

Ma situation actuelle est compliquée, car je l'ai compliqué d'avantage en tentant de m'en sortir, d'avancer , de me construire une vie équilibré...mon cas c'est aggravé à tel point que j'ai l'impression d'avoir fait le tour de toutes les options possibles, et qu'aujourd'hui je ressens que je n'ai plus d'issue, je ne suis pas en paix et j'étouffe dans ce corps, je n'en peux enfin bref vous l'avez compris, je pense fortement à en finir. Rupture familiale,échec professionnel, échec sentimental, dette financières, récente avortement, prise de poids et enlaidissement, rupture sociale...tout cela sans drogue ni alcool, à moi toute seule j'ai réussi à foutre ma vie en l'air.

J'ai été voir des psy,mais dans le publique j'ai été confronté à des remplacements de médecin malades etc qui m'ont découragé dans ma démarche.
J"ai tenté proposé la médiation familiale à mes parents, qui ont joué le jeu trois fois puis ont cessé quand je n'ai plus osé en parler...c'est souvent ce shéma là qui se produit, on fait semblant de m'aider jusqu'à ce que je me taise, ils ont refait leur vie et ne veulent pas revivre leur passé douloureux...pour mes parents je fais un transfert du vécu de ma mère qui pour eux est plus grave, et je ne devrais pas me plaindre...

le silence et leur dénie si pesant a fait que j'ai coupé les ponts avec eux pour atterrir dans une secte chrétienne de laquelle j'ai pu me sortir grâce à mon discernement et ma curiosité que je perd de jour en jour.

je me suis orienté dans le social, j'ai cru avoir enfin trouvé ma voie professionnellement mais comme tous les ans , comme toujours lorsque des portes s'ouvrent enfin à moi le viol refait surface, j'ai fait des crises de panique en publique, on a tenté de m'aider, j'ai enfin décidé de porter plainte, là mes parents reviennent dans ma vie après deux ans d'absence pour me demander de retirer ma plainte car ce serait trop lourd à porter pour moi.

Donc me sentant très seule humainement et croyant naïvement que ma famille serait mon seul soutien ( j'ai des amis, mais ils ont leur vie aussi), j'ai retiré ma plainte, je les ai écouté...avec regret.
Le procureur ayant continué l'enquête suites aux éléments qu'il a trouvé sur l'agresseur, il m'a demandé une audition, pour vérifié certains détails me concernant. A ce moment là j'étais enceinte de deux mois, d'un type qui était arrivé dans ma vie comme un cadeau, un mec que j'aimais fort, qui me disait qu'il avait lui aussi vécu le viol comme moi, et qu'il s'en était sorti, qu'il serait là pour moi et qu'il me protégerait.
Sa famille était si aimante et géniale avec moi, je travaillais avec sa mère dans le sociale, un poste idéal, une vie idéal, jusqu'au jour où j'ai découvert qu'il était alcoolique, qu'il se droguait, qu'il était endetté... de grosses dettes... moi aussi je l'étais de quelques petites amende et impayé, des dettes qui de regle en trois mois de salaires... mais lui c'était quand même la montagne!

Lorsque j'ai découvert tout cela par hasard, j'ai voulu fuir mais je l'aimais donc j'ai tout fait pour arranger les choses, j'en ai parlé à sa famille, contacté des centres d'addictologies, j'ai parlé avec lui, sont travail indépendamment de moi ( car c'est grâce à son travail que j'ai tout découvert) , démarchait pour qu'il ait des soins médicaux également...puis la honte de se faire démasqué l'a amené a devenir violent, menaçant envers moi et l'enfant que je portais, je me suis enfuis, pas d'autre choix que de retourner chez mes parents... et mon état psychologique inquiétant, m'a fait prendre conscience que je n'étais pas à la hauteur pour être mère, j'ai avorté à trois mois de grossesse après avoir fait des échographies et avoir vu les pulsations cardiaques de l'être que je portais en moi.

Aujourd'hui, je me retrouve sans emploi et chez mes parents dans une ambiance bien terne, froide, je suis en convalescence, je passe mon temps à regarder des série tv débiles sur le net pour éviter de sombrer dans mes idées fatalistes autodestructrices, et je suis fatiguée de vivre.

Mais je ne peux pas me reposer je ne me sens en sécurité nulle part, je suis chez eux car c'était soit ça soit un refuge pour sdf ... je n'ai confiance en pas grand monde et mes amis aussi ont leur problème.
J'ai l'impression d'être un boulet, un fardeau pour tous. Et je sais que j'ai besoin de soin, mais je n'ai plus la force,ni la confiance pour ce genre de structure.

Je viens sur ce site pour savoir si franchement, il y a un espoir d'avoir une vie équilibré quand on a vécu autant de drames si jeune, et je ne vous ai pas tout raconté, ce que j'énonce ici n'est même pas le quart de ce qui fait de moi une personne bien perdue.

Je cherche le témoignage, ou l'exemple concret de personnes qui ont réussies à se relever de tout ça, que fait ont des gens comme moi, quel destin positif possible pour les gens comme moi?

J'ai le coeur vide, plus de foi, plus d'amour, plus d'espoir, plus de motivation...plus grand chose de bon à donner en fait.

Je tiens à préciser qu'à chaque fois que l'on me disait t'inquiète pas garde espoir tu vas t'en sortir, je me suis enfoncer en tentant de m'en sortir...je dois être folle, maso, pour continuer à vouloir trouver une issue à tout ça. Mais je pense et envisage sincèrement le suicide, j'ai tenté beaucoup d'alternative à cette option là, mais je suis à cours d'idée, et d'énergie surtout.

Donc voilà si une âme sincère et vivante tombe sur ce message avec une solution n'hésitez pas...

bien à vous

3 réponses

c'est bien ce que je me disais, il n'y a pas d'issue
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Zuthos
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30 janv. 2011 à 12:25
Bonjour,
Je n'ai pas vécu tous ce que vous avez vécu.

Mais, je pense qu'éffectivement l'aide d'un psy vous serez salutaire.

Pour avancer, vous devez faire le point avec vos douleurs, notament ce viol.

Je ne suis pas Psy, mais je pense que pour en terminer, vous devrais aller jusqu'au bout et porter plainte pour ce viol afin de tourner une bonne fois la page.
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begonie
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Modifié par begonie le 30/01/2011 à 12:40
Bonjour bloody.

Il y a toujours un issue.

Demande à ton médecin, qui te connaît bien qu'il t'aide à trouver le(s) moyen(s), le lieu ou le professionnel, proche de ton domicile, qui peut t'offrir le soutien dont tu as actuellement besoin.

Permet-toi d'aller taper à la porte, ou de téléphoner aux centres ou aux services spécialisés dans le domaine de l'accompagnement des personnes en souffrance émotionnelle.

Je te mets aussi un lien vers un article qui se trouve sur le site Santé-Médecine et où tu verras déjà une série de téléphones parmis lesquels, selon ton besoin, tu pourras décider de téléphoner.
Cet article contient aussi des téléphones de référence adaptées à plusieurs pays.

https://sante-medecine.journaldesfemmes.fr/faq/1472-telephones-des-urgences-et-assistances

Bonne journée, begonie !
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merci à vous zuthos et begonie pour vos réactions!
je vais aujourd'hui un peu, beaucoup mieux même, j'ai repris du poil de la bête, je me suis trouvé un nouvel emploi, ce qui me permettra de me trouver un logement et de régler mes problèmes financiers.
A ma grande surprise j'ai eu un très grand soutien de mes amis qui ont été très présents pour moi ces derniers mois ce qui m'a donné la force. Je me suis inscrite en salle de sport je commence cette semaine! j'ai perdu quelques petits kilo aussi. J'ai pris contact avec le psy du planning familial pour un suivis régulier, et j'ai retrouvé un semblant de joie et de sourire.

Il n'y a pas un seul jour où je ne pense pas à l'être que je portais en moi, mais j'y pense de plus en plus en étant paix avec ce choix que j'ai fait, j'ai retourné l'histoire dans tous les sens, il ne fallait pas que je devienne mère dans de telles conditions.

Bien que j'avance plus forte aujourd'hui, je sais que je marcherais avec ces cicatrices à vie. Je n'oublierai jamais rien de tout ça mais je peux encore vivre ce qu'il y a de bon à vivre ici bas. Ecouter de la musique, danser , chanter, peindre, voir des couleurs, toucher, goûter, rire, pleurer, tomber malade, guérir, tomber amoureux, vivre une passion , se ramasser et se relever pour aimer différemment ensuite, grandir, se transformer, se remettre en question, apprendre, rencontrer des gens différents de soi et s'enrichir, rencontrer des gens qui nous ressemble et ne plus se sentir seul, pleurer et se faire consoler, puis un jour consoler aussi les gens qu'on aime.... tomber se faire mal , s'en relever et témoigner pour les âmes qui doivent passer par ce même chemin.

Merci en tout cas et bon bé finalement oui l'issue c'était l'amour pour mon cas! Amour de soi, amour des miens, amour de la vie malgré sa part d'ombre.
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Zuthos
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19 févr. 2011 à 09:50
Heureux que ça aille mieux pour toi :-D
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