Avortement et conséquences ? Besoin d'aide. Je repousse constamment mon conjoint [Résolu]

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Bonjour,
Je souhaitais vous raconter mon histoire.
Cela fait 7 ans que je suis en couple avec l'homme que j'aime.
Je n'ai jamais cessé de l'aimer. Il est doux, patient, attentionné, à l'écoute.
Notre première année tout s'est bien passé. Puis à la fin de cette première année, je suis tombée enceinte.
Pour des raisons qui me concernent j'ai avorté.
J'étais mineure au moment des faits.
Je me suis débrouillée pour prendre les rendez-vous nécessaires au planning familial et autres.
Mon chéri a été très présent mais bizarrement je n'ai jamais vraiment écouté sa douleur à ce moment là.
J'avais décidé d'aller jusqu'au bout, je savais que c'était ce que je voulais.
Je me suis dit que j'allais quand même en parler (à la dernière minute et je ne sais pourquoi) à mon père. Mon père est un homme très cultivé et qui a beaucoup de qualités, mais qui avait le défaut d'être extrêmement violent physiquement et moralement.
Mon père s'est énervé. Il n'a pas été violent physiquement mais m'a dit que je n'avais qu'à '' ne pas ouvrir les jambes''.
C'est un ami et mon copain qui m'ont accompagnée à l'hôpital.
Bref avant tout ça j'avais une libido de dingue. Je ne pensais à rien quand je le faisais.
Puis après l'avortement on m'a prescrit une pillule, Ludeal G. Je ne sais pas si c'était psychologique ou si c'était la pilule. Je pense que c'était les deux en réalité. J'ai pris 14 kilos en 6 mois. Je suis donc passée de 50 kilos pour 1m63 à 64 kilos. Certains me disent que ce n'est pas énorme mais je crois que ça a fortement joué sur ma confiance en moi. Je me sentais plus à l'aise dans mon corps plus mince. La pilule faisait chuter ma libido, et je n'associais plus le sexe à du plaisir mais à un risque, celui de tomber enceinte, celui de prendre du poids, celui d'être malheureuse. Je crois qu'inconsciemment c'est ce que je pensais...
Et du coup j'ai passé deux années à repousser constamment mon copain, à la moindre caresse, au moindre mot sensuel. (Je crois aussi avoir oublié de vous dire que mes parents ne m'ont jamais éduqué à la sexualité. Nous n'en avons jamais parlé. Et lorsque j'ai demandé à ma mère si je pouvais prendre la pilule à 16 ans, elle m'a dit que j'étais trop jeune. Je n'y connaissais rien et j'étais persuadée qu'il me fallait son autorisation. Elle ne m'en a rien dit. Et j'ai appris des années plus tard qu'elle avait avorté à 16 ans. Alors je crois que je lui en veux de ne pas m'avoir protégée de ça, mais c'est un autre sujet.)
Donc je repoussais mon copain. Très amoureux, cela l'a toujours rendu vraiment malheureux... Et je le comprends...
J'ai décidé ensuite d'arrêter la pilule. Je suis passée au stérilet en cuivre, et là j'avais retrouvé ma libido, je me sentais mieux dans mon corps, j'ai même perdu deux petits kilos. Donc j'ai réalisé que pendant presque quatre ans, la pilule avait du jouer sur mon état physique et mental...
Mais malgré le retour de la libido j'ai continué à le repousser... Et il le vivait évidemment très très mal. Il m'a de nombreuses fois dit qu'il n'en pouvait plus, qu'il en avait marre de se sentir repoussé. Il en est venu à penser que je ne l'aimais plus, qu'il ne plaisait plus. Mais ce n'est pas du tout le cas.
J'ai comme pris l'habitude de le repousser... Peut-être pour me protéger? Mais de quoi ? D'une éventuelle grossesse ? Je ne sais pas.
J'ai vu de nombreux spécialistes, ai suivi des personnes sur YouTube comme Jessica Pirbey. Cela m'a aidée à comprendre que je ne connaissais pas mon corps, que je ne savais pas ce que j'aimais faire. J'ai toujours inconsciemment associé la sexualité à quelque chose de risqué.
Une des Sexologues que j'ai vu m'a dit que j'en voulais peut-être inconsciemment à mon chéri de ne pas m'avoir protégée, de ne pas avoir empêché cette grossesse. Mais je ne pense pas. Il faut être deux pour cela et il a toujours été d'un soutien sans faille. Elle pense que c'est plus largement mon rapport à l'homme qui est à revoir... Elle dit que mon père n'a pas été un grand répère et qu'il m'a traumatisée. Elle pense que je ne fais pas confiance à l'homme en général.
Cela fait des années que j'essaie de trouver une solution, d'évoluer. Je ne perds jamais espoir.
Quand j'ai bu, en général, je me lâche complètement. Mais je bois très rarement et je ne crois pas que cette solution soit viable. J'apprécie ma sexualité et je ne pense à rien dans ces moments là.
Mais là, j'avoue que je commence à perdre espoir, je culpabilise, je suis mal...
En plus, quand il me touche je ressens du plaisir mais je continue à le repousser.
Je ne sais plus quoi faire...
C'est un peu un acte désespéré pour moi que d'écrire sur ce forum...
Je ne sais même pas si quelqu'un aura la patience de tout lire... Je ne sais même pas si cela a du sens, si quelqu'un pourra m'aider...
J'aimerais retrouver une sexualité épanouie... Mon copain fait tout pour cela. Il est à l'écoute, patient. Il me prépare des surprises pour me détendre... Bain, massage, etc. Qu'est-ce qui cloche chez moi ? J'ai l'impression que la sexualité est si simple pour certains. J'aimerais juste pouvoir débrancher mon cerveau pendant l'acte, lorsque je reçois des marques d'affection... Peut-être est-ce lié au manque d'affection paternelle et à la violence (coups, critiques)?
J'espère en tout cas que mon témoignage aidera certains femmes ou meme certains hommes à se sentir moins seul-e-s dans ce combat...

4 réponses

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15 juillet 2020
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Il serait vraiment important que tu parles de tout ceci avec un psychologue
C'est chose faite... J'ai vu de nombreux psychologues. Mais à chaque fois, j'arrête les consultations et je n'apprends rien de plus...
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15 juillet 2020
15 204 > Marie
Cela signifierait surement que tu ne veux ps vraiment t’en sortir
Pas d’autre choix et tu le sais tres bien
>
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15 juillet 2020

J'en ai marre de tourner en rond...
Ce n'était sans doute pas la réponse que j'aurais souhaité... J'aurais souhaité une solution... Parler, je l'ai fait, et j'ai l'impression que jusqu'à aujourd'hui, rien n'a évolué... Merci pour votre retour..
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15 juillet 2020
15 204 > Marie
Un peu de sérieux !
Comment veux tu qu’on te donne une « solution « de cette manière alors que tu as vu des thérapeutes . Tu crois quoi ? Qu’il existe une solution miracle ... tu sais bien que non en plus

Ce n’est pas la réponse que tu attendais car elle te perturbe
Mais réfléchis y bien car ce que je viens de dire est fondamental pour la suite
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15 juillet 2020
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" Mais à chaque fois, j'arrête les consultations et je n'apprends rien de plus... "
Et je me permet d'ajouter que si tu es demandeuse de soin, partie prenante dans celui ci, dans l'alliance thérapeutique et en confiance, et aussi, si tu as vraiment envie d'avancer et d'aller mieux, cela sera efficace mais il faut savoir que les soins type psychothérapie peuvent mettre beaucoup de temps avant d'améliorer les symptômes, il va donc falloir reprendre RDV, et être patiente ...;)
Oui, c'est vrai... Je sais qu'une partie du problème réside dans le fait que je ne suis pas régulièrement dans ces suivis.
J'aimerais pouvoir m'aider seule... Je ne tombe jamais sur un psy qui me met suffisamment en confiance....
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15 juillet 2020
15 204 > Marie
Parce qu’au fond de toi tu as peur d’aborder une certaine vérité et tu fais tout pour ne pas y arriver
Tant que tu ne le voudras pas vraiment rien ne marchera
>
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15 juillet 2020

C'est sans doute vrai... Je vais prendre rendez-vous chez un psychiatre.
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15 juillet 2020
15 204 > Marie
Oui mais si tu y vas dans la même disposition , inconsciente sûrement, ca ne marchera pas et ce sera Encore un échec
Pose toi la question fondamentale : veux tu vraiment t’en sortir ? Et Quels bénéfices secondaires tu trouves à ta situation. ?
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15 juillet 2020
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C'est tout à ton honneur de vouloir y arriver seule mais c'est quasi impossible...
Tu peux prendre RDV chez un psychiatre en libéral consultation de 46,70 € remboursée mais il peut il y avoir dépassement d'honoraire en cas de psychothérapie, à voir, c'est au cas par cas et selon les revenus
Tu peux aussi prendre RDV dans un CMP ( Centre Médico Psychologique ) proche de ton domicile, service public, gratuité des soins, aucune avance d'argent. Il y a là des équipes pluri disciplinaires, psychiatres, psychologues, infirmiers(es) psychiatriques, assistante sociales, diététiciens(nes),ergothérapeutes, psychomotriciens et éducateurs spécialisés, mais les délais peuvent être longs .
https://www.annuaire-inverse-france.com/e635-centre-medico-psychologique
NB: Les psychologues en libéral ne sont pas remboursés
Merci beaucoup pour vos conseils et votre écoute. Je prends note.
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15 juillet 2020
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Mais de rien et repasse donner de tes nouvelles ou si autre question
D'accord. Avec plaisir... Je croise les doigts.