Besoin de sincérité

Micky021205 - 17 déc. 2022 à 16:40

Bonjour à tous et toutes. Je vais essayer tant bien que mal de vous faire un bref résumé de ma vie. J'ai besoin d'aide... Avant cela mettez une musique qui vous rend triste parce que c'est l'émotion, j'ai l'impression qui prédomine. Mes difficultés n'ont pas commencé des le confinement mais ça a amplifié le problème. Des 8 ans  j'ai des tics et des tocs. C'est que il y a deux ans justement que je suis diagnostiqué d'un syndrome Gilles de la Tourette. J'ai commencé donc un traitement à l'abilify jusqu'a une fugue puis une hospitalisation qui me implique une augmentation du traitement jusqu'à 15 mg. Bon ensuite on me met dans cette même hospitalisation un traitement antidépresseur sertralin. Un an plus tard je suis rehospitalise dans un autre hôpital ou on pe change l'antidepresseur en raisons de crises de boulimies, et tristesse intense ainsi que d'un soucis de dysregulation émotionnelle . Bon je ressors je reprend l'hôpital de jour puis tout récemment je décidé sans avis médical de diminuer la fluoxetine le nouvel anti dépresseur a 20 a la place de 40 mg.  Progressivement bien sûr ainsi que d'arrêter l'abilify en deux mois petit a petit. L'arrêt se fait bien. Sauf que je suis déjà gros mais la je prend 5 kg en un mois. En un an j'aurai pris 25 kg ce qui est conséquent. 102 kg pour 1m85 je me sens de plus en plus faible. Les hypothèses diagnostiques en ce moment c'est une myalgie. Mon père étant atteint de fibromyalgie. Un trouble de l'attention ou de l'humeur. Bon ayant diminue mes traitements je me sens mieux malgré le surplus de nourriture. Je vais voir mon médecin généraliste qui est très bienveillante et m'envoie vers un centre d'amaigrissement prochainement. Voilà simplement le truc c'est que j'ai mille diagnostiques mille pistes mais dans tout ça je me sens pas perdu, simplement j'ai l'impression que je suis la cause de mon malheur et que je fais exprès d'exacerber mes symptômes pour attirer l'attention ( troublé de l'attachement de l'enfance m'a dit un de mes psys de l'hopital de jour) aujourd'hui je refuse de retourner à cet hôpital parce que la psychiatre sans me forcer veut que je reprenne le traitement antidépresseur. Or je l'ai a 20 , ça me suffit, j'ai une humeur un peu basse mais point positif plus de variations d'humeur importantes. J'ai l'impression de retrouver le Michael d'avant la dépression. Et comment dire ayant gagné en maturité j'ai compris que ce Michael a décidé de faire face, du moins d'essayer. Je crois que ma dépression a été causée par les médicaments antidépresseur et thymoregulateur prescrits a tord a ma demande. Du coup j'en viens à mon inquiétude. J'ai l'impression que tout ce temps j'ai essayé de masquer l'inévitable en demandant des médicaments dont je n'avais pas besoin en si grande quantité ( parce que il y a le Valium et le tercian aussi) . Parce qu'en vérité vous répondrez certainement a ce message par "c'est le confinement, continue à voir tes psys pour trouver des réponses, etcc. " Mais je sais qu'au fond ma tristesse, ma douce mélancolie est justifiée par la bassesse de notre monde. Si j'ai fuis tout ce temps dans ce monde de la maladie c'est pour enfin être regardé et entendu. Je me sens comme beaucoup de personnes mais en plus grande intensité certainement broyé par cette machine qu'est la société. J'ai l'impression d'être un pion que personne ne m'aimera jamais. Qu'aucun garçon étant gay ne me regardera et ne m'aimera. Je suis moche c'est mon identité puisque je vis ce fait et la violence qui va avec au quotidien. Avant d'être gros j'étais comme disait ma mère u  mannequin mais mon visage a de tout temps été deguelasse et je pèse mes mots. Je suis assez intelligent pour me remettre en question et faire preuve de lucidité et relativiser. Je crois que tous les psys qui m'ont dit que c'était moi qui suis hyper, sensible, hyper émotif humer tout ont contribué à faire déplacer le problème. Ma question est simple ? Je parlais de brouillard dans le titre mais je sais ce qui me fait souffrir en fait. Pourquoi devrai je accepter de vivre dans un monde où même les mecs gays soi disant deconstruits me brisent le moral a coup d'indifférence et de regard méprisant, ou ma famille n'en peut plus, ou je n'en peux plus de la pression scolaire. Même si je suis soi disant hpi hpe et que plus petit je n'avais aucun soucis. L'école etait mon défouloir. J'ai voulu être honnête envers moi même et entamer une démarche de compréhension du monde qui met l'amour et les relations humaines au centre de tout. Sauf que dans ce monde je suis moche, je suis gros, je suis hpi, je suis gay. Ce qui me dérange c'est qu'on ne parle jamais des vrais "méchants" . Les indifférents les harceleurs les ignorants et on préfère deresponsabiliser tout le monde à coup de "c'est la société". On part toujours du principe que c' est moi la tard. Je suis pas bête je sais que c'est pas le cas mais je ressens un gap immense entre ce que je sais et ce que je vis. Voilà. Ainsi je reformule ma question. A quoi bon tout? Lu jusqu'au bout.