Sevrage effexor venlafaxine réussi en cours

Loubliou - Modifié le 3 mai 2020 à 21:20
Bonjour,
J'étais depuis 2 ans sous venlafaxine 37,5 qui m'a bien aidée (ce dosage suffisait car je suis très sensible aux molécules) même si j'ai eu qq effets secondaires: prises de poids, ballonnements, diarrhées alternées de constipations... Ce que j'appréciais outre que le moral n'était plus aussi sombre, c'est que je continuais à ressentir des émotions. C'est la vie, ça.
Depuis 6 mois, j'avais réduit de mon propre chef la dose à 3 fois par semaine. LJS. La Joie Supérieure comme pense-bête. Pas de problème à la suite.
Quelques mois ensuite, oubli. Cinq jours sans rien prendre. Rien de spécial sauf le soir, au moment de m'endormir.
A l'instant de l'endormissement profond, une angoisse affreuse m'étreignait et je me réveillais d'un bon. Comme j'étais fatiguée, je replongeais dans le sommeil et aussitôt l'angoisse et le brusque réveil. Et ainsi de suite pendant peut-être un heure ou une demi-heure. La fatigue était de plus en plus accablante, les réveils insupportables. Et j'ai commencé à délirer. Les rêves étaient à demi éveillés et la confusion totale entre rêve et réalité. J'ai eu très peur. Je devenais folle.
D'un bon, je me suis levée et j'ai vite compris d'où venait le problème. J'ai avalé une gélule et me suis occupée un moment. Et j'ai passé une bonne nuit.
Bien plus tard, donc tout récemment, nouvel oubli. 5 jours. RAS. Je me dis OK, je continue. Ça tombe bien. J'avais prévu d'arrêter totalement au printemps.
2 jours après, même scénario mais bien amoindri. Angoisse plus supportable, réveil moins brusque. Pas de confusion délirante. Mais je voulais dormir.
J'avais pensé à l'approche du printemps à trouver une solution pour réduire encore davantage la dose et pour cela fractionner les gélules. Aussi, j'ai ouvert une gélule, j'ai vu qu'elle était remplie de petits granulés protégés par une coque minuscule. J'ai compris alors que ce n'est pas la gélule qui est à effet prolongé malgré ce qui est écrit sur la boîte mais les petits granulés. J'en ai pris la moitié à peu près, les avalés et versé le reste dans une toute petite boîte en plexi qui ferme (emballage vide de ma vanille en poudre). Et dodo.
J'ai évalué à une semaine la durée de la dernière prise afin d'être vigilante la semaine suivante. Et arrivé le jour, mercredi dernier, j'ai complètement oublié. On est dimanche. Toujours rien. Du moins, pas cet épisode lors de l'endormissement.
En revanche, je constate quelques migraines supportables ou paracetamol. Insomnies jusqu'à 3 ou 4 heures de la nuit. Coups de barre fréquents et somnolences même si je fais une longue nuit. Pas envie de me coltiner des corvées qu'on peut reporter plus ou moins. Bouffées de chaleur depuis le passage à 3 gélules/semaine. Je crois que c'est tout. Niveau moral, ça va. Le plus gros est passé (TS)
Je pense que ça va sûrement durer un moment et que je dois m'armer de patience. La gêne n'est pas énorme. Pourvu que ça dure.
Tout ça pour dire qu'on peut décrocher de la venla en étalant sur plusieurs mois une diminution progressive. Qu'on peut fractionner les gélules pour récupérer les granules et ainsi réduire le dosage peu à peu. Qu'il faut s'attendre à des désagréments pendant quelques temps. Et surtout si ça va vraiment pas reprendre le dernier dosage et au besoin voir le médecin si c'est sérieux.
Moi j'ai décidé de ne plus jamais reprendre des trucs pareils. Je trouverai d'autres solutions s'il m'arrive d'autres sales coups.
Faites attention à vous. Bon courage pour la suite.
Ah j'oubliais.... Attendre que votre problème moral soit vraiment passé ou mieux réglé. Sans quoi, ça risque d'être la cata.