Virus du Nil occidental – symptômes et transmission à l’homme

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Le virus du Nil occidental est un arbovirus. Il est transmis par les moustiques les plus communs (Culex). Il circule principalement chez les oiseaux mais peut être transmis à l’homme. L’infection est dangereuse chez les personnes les plus fragiles.



Définition

Le virus du Nil occidental est également appelé virus West Nile (VWN). Il s’agit un arbovirus comme les virus Zika et Usutu, transmis par les moustiques. Il fait partie de la famille des flavivirus, comme ceux de la dengue, l’encéphalite japonaise ou l’hépatite C.

Transmission à l’homme

Le VWN est transmis par des moustiques du type commun « Culex ». La contamination touche en premier lieu les oiseaux, qui à leur tour peuvent contaminer d’autres oiseaux. L’homme et le cheval sont des hôtes accidentels. En cas d’infection chez l’homme, le risque de transmission chez une autre personne est faible. « L’homme et le cheval représentent des "culs-de-sac épidémiologiques" », selon l’étude réalisée par Santé Publique France (mise à jour en août 2018). La transfusion sanguine ou la transplantation d’organe peuvent néanmoins présenter un risque.
Depuis le début de l’année 2018, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) ont relevé un pic d’infections au virus du Nil occidental. Entre janvier et août 2018, 401 cas de transmission chez l’homme ont été signalés. Ils ont entraîné 22 décès.

Symptômes

La durée d’incubation du virus est de 3 à 15 jours. La contagion est asymptomatique dans 80% des cas. Chez une personne contaminée sur 5, l’infection se traduit par une fièvre importante, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, une toux et une difficulté à respirer. On relève également des nausées et des douleurs abdominales.
La maladie prend une forme plus sévère chez un patient sur 150. Le virus entraîne alors des complications importantes : myélite, méningite ou encéphalite ; hépatite, néphrite ou myocardite. L’infection est plus dangereuse chez les populations fragiles, par exemple chez les enfants, les personnes âgées ou les personnes immunodéprimées.

Prévention

Il n’existe pas de vaccin contre le virus du Nil occidental et la prévention passe principalement par la sensibilisation et la réduction des facteurs de risque. Plusieurs mesures peuvent diminuer l’exposition au virus : moustiquaires, vêtements adaptés, utilisation de produits répulsifs. Le port de vêtements de protection est recommandé pour s’occuper d’animaux malades. Les sites de reproduction des moustiques doivent être traités, notamment en évacuant les eaux stagnantes. Enfin, les transfusions sanguines ou les transplantations d’organes doivent être restreintes et surveillées dans les zones affectées, ou en cas de flambée épidémique.

Pour aller plus loin



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Publié par sante-medecine. Dernière mise à jour le 23 novembre 2018 à 09:05 par sante-medecine.

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