Les infections urinaires bactériennes communautaires de l'adulte

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L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a publié un document sur le diagnostic et l'antibiothérapie des infections urinaires bactériennes communautaires de l'adulte, en juin 2008. Il fait le point sur les différentes infections urinaires communautaires et les traitements à adopter. Les antibiotiques ne doivent être utilisés seulement dans les cas où leur efficacité est avérée. Cela permet d'éviter des effets indésirables et une augmentation de la résistance des bactéries en cause dans ces infections.


Les infections urinaires simples

Ces infections sont dites simples car elles ne comportent pas de facteur de risque de complications.

Cystite aiguë simple

  • Diagnostic
    • 3 signes :
      • brûlures et douleurs à la miction,
      • augmentation de la fréquence des mictions,
      • mictions impérieuses.


Le test par bandelette urinaire (BU) permet de confirmer ou infirmer le diagnostic.
  • Traitement
    • 1re intention : fosfomycine trométamol (prise unique)
    • 2e intention (suspicion d'infection au Staphylococcus saprophyticus), en fonction des antécédents antibiotiques du patient :
      • nitrofurantoïne (5 jours),
      • ou fluoroquinolone (dose unique ou 3 jours).

Cystite aiguë récidivante

Une cystite est dite récidivante si le patient a connu 4 épisodes de cystite simple en moins d'un an.
  • Diagnostic
    • Les signes sont les mêmes que pour la cystite simple.
    • Examens complémentaires :
      • BU
      • ECBU (examen cyto-bactériologique des urines).
  • Traitement
    • Idem que pour la cystite simple.
    • Un traitement prophylactique peut être envisagé selon les cas.

Pyélonéphrite aiguë (PNA) simple

  • Diagnostic
    • Les signes sont discrets :
      • fièvre,
      • frissons,
      • douleurs de la fosse lombaire à irradiation descendante vers les organes génitaux,
      • signes digestifs (vomissements, diarrhée...).
    • Pour confirmer le diagnostic, l'Afssaps recommande de pratiquer « en urgence » :
      • BU
      • ECBU
      • échographie rénale et vésicale.
  • Traitement
    • Différents traitements possibles (10-14 jours ; sauf pour les fluoroquinolones, 7 jours) :

Les infections urinaires compliquées

Cystite aiguë compliquée

Signes identiques à la cystite aiguë simple. Dans le tableau suivant de l'Afssaps, le diagnostic et les différents traitements :

Pyélonéphrite aiguë compliquée

  • Diagnostic
    • Idem que pour la PNA simple.
    • Examens complémentaires :
      • BU,
      • ECBU avec antibiogramme,
      • échographie des voies urinaires ou uro-TDM (ou uro scanner) en cas de contre-indication.
  • Traitement
    • Idem que pour la PNA simple.
    • Hospitalisation si forme grave (sepsis grave, choc septique,... ).

Prostatite aiguë

  • Diagnostic
    • Des signes :
      • fonctionnels urinaires (brûlures mictionnelles, impériosité, rétention d'urine...),
      • douleurs pelviennes indépendantes de la miction,
      • généraux (fièvre, frissons,... ).
    • En complément :
      • BU,
      • ECBU,
      • échographie des voies urinaires par voie sus-pubienne.

L'Afssaps précice : « Un examen clinique complet avec toucher rectal systématique est à effectuer. »
  • Traitement
    • Idem que pour la PNA simple, sur une durée de 14 jours à au moins 3 semaines, selon le contexte.

Les infections urinaires de la femme enceinte

Consultez le tableau suivant, édité par l'Afssaps :


Crédit photo : © Eraxion | Dreamstime
Pierrick Horde

Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE, directeur éditorial de Santé-Médecine et du Particulier Santé.

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